BHL et l’islamisme germanopratin

BHL, le dandy philosophant de la place des Vosges, qui n’aime pas les musulmanes quand elles sont domestiques américaines saillies par son voisin DSK, les apprécie voilées sur la Croisette. Mieux que des déclarations : une photo !

L’archétype de la bâchée de nos villes de France n’a pas grand chose de commun avec la riante copine mahométane du sioniste supporter de Tsahal à Gaza. On imagine aussi que le banquier de cette dame la reçoit avec des égards auxquels n’a pas droit celle de nos cités : une bonne fille d’Allah, c’est une fille riche ! Et pas de souci avec les salafistes quand ils débarquent en Rolls de Ryad !

C’est à l’occasion de la sortie cannoise du film BHLien, “Le serment de Tobrouk” (s’en va t-en guerre, mironton mironton mirontaine ?), à la gloire de la conquête de la Libye par l’Otan et Sarkozy, que cette sympathique image a été prise. Et elle nous informe enfin : voilà pourquoi il fallait aller « libérer » ce pays ! voilà ces Arabes pour qui nos armées sont allées combattre là-bas !

Le film de notre intellectuel est bien parti pour rejoindre le succès de son précédent, « Le jour et la nuit », où jouait sa sémillante casseuse de tympans et ex-girlfriend, Arielle : dans une salle de 584 places, c’est 20 spectateurs qui se sont réunis pour l’avant-première parisienne… Arte et Canal-bobo, co-producteurs de l’œuvre, en seront de leurs poches. Mais rassurons-nous pour l’incompris réalisateur, si ses bouquins plafonnent à 6000 exemplaires malgré le battage médiatique auxquels ils ont droit, ses activités commerciales – à Grasset, aux Films du Lendemain et à la société immobilière Finatrois – lui octroient des revenus décents. Ouf !

 Attardons-nous (avec plaisir !) sur la dame au foulard islamique, rigoureusement coiffée selon le dogme pour qu’il ne laisse pas dépasser un cheveu – on est bien loin des fatmas algériennes, que je croisais dans ma ville-nouvelle en me rendant au collège, dont les voiles étaient négligemment tombés sur leurs cheveux : ces dernières devaient manquer de foi ! Comme on préfère la tenue de l’amie de notre Bernard national (international, devrais-je même dire) aux amples djellabas blanches de mes jeunes années ! Un rose seyant et de si jolies dentelles, un tissu généreux qui nous révèle une accorte gorge et d’autres formes agréables. Oh comme l’islam est sexy quand il côtoie M. Henri-Lévy !

Je sens que des esprits chagrins tacleront la houri de ne respecter que la lettre du coran et d’en mépriser l’esprit. « Mi-pute, mi-soumise », railleront les plus mauvaises langues ! à tort : je suis certain que les moyens de la jeune femme l’éloignent de la nécessité de vendre son corps pour vivre. Elle est au contraire un sacré argumentaire prosélyte : comme je ressens comme une espèce de désir de conversion m’envahir les entrailles, moi le mécréant, quand je reluque si avenante créature !

(Tout ceci n’est pas à prendre au premier degré !)

Posted in Uncategorized | Leave a comment

Législatives par ci, législatives par là…

Les élections législatives se devraient d’être les élections les plus politiques de France. En contrepoint des présidentielles, qui se doivent d’élire un homme qui rassemble tous les Français, les législatives sont complémentairement chargées de représenter la diversité du pays. Elles ne le font pas, ou plutôt, elles ne le font plus.

Héritière, par de multiples détours, des Conventions révolutionnaires, l’assemblée réunissait des députés qui étaient mandatés pour représenter leurs terroirs à la capitale ; on avait même découpé la France en départements dont le principe était que la préfecture ne devait pas être à plus d’une journée de cheval (le média le plus rapide de l’époque) de la préfecture – aujourd’hui, Nice est à moins de six heures de Paris en TGV, quasi instantanément par le téléphone ou grâce aux médias audiovisuels. L’idée qui avait légitimé ce choix, c’était que les électeurs seraient mieux à même de choisir les meilleurs de leurs représentants parmi ceux qui leur étaient proches.

Mais très vite sont nés à l’assemblée citoyenne des clans politiques plutôt que régionaux : la « droite » et la « gauche » ont supplanté les ancrages géographiques. La droite « conservatrice » s’oppose depuis longtemps à une gauche « progressiste » dans l’amphithéâtre du Palais Bourbon, et l’élection des députés n’a plus aucune actualité locale : les disciplines de parti décident des engagements des députés sur une unique logique nationale, voire internationale, à de rares exceptions près.

 D’ailleurs, les députés ne représentent même plus les couleurs politiques hexagonales tant les découpages des circonscriptions sont a-signifiants. Les agglomérats de départements colorés pour telle ou telle coterie donnent encore l’illusion d’une homogénéité démentie si l’on oublie les découpages administratifs en grandes entités : il n’y a pas, par exemple pour le second tour du 6 mai, une France bleue qui irait de l’Alsace à la Vendée, tandis que tout  le reste serait rose hormis la Provence. La réalité est toute autre : toutes les villes et les zones densément peuplées sont fortement à gauche (à l’exception de la vallée du Rhin et de la Côte d’Azur), les campagnes sont plus à droite**. Le résultat du référendum de 2005 avait, à ce titre, été significatif : les ruraux l’avaient emporté sur les citadins ; Hollande en 2012, c’en est une revanche.

Ces législatives, qui (sauf pour les grandes villes) accolent chaque circonscription à une ville, ne donneront en aucun cas une assemblée représentative de quoi que ce soit. Quand on y ajoute l’intérêt exclusivement partisan que manifesteront les heureux élus à Paris, on s’enfonce encore davantage dans le déni démocratique. D’autant plus que, loin d’être des élections pour des programmes politiques nationaux, les suffrages se portent en fin de compte vers les notables dont le mandat local est apprécié, de quelque bord soit-il.

Cela permet certes des soirées électorales où l’on s’amuse qu’une vedette nationale soit battue – un Peillon par ici, un Juppé par là – par un second couteau du parti d’en face ; mais cela n’enrichit pas le débat quand des candidats qui, nationalement, ont été choisis par des millions de voix, sont évincés : Marine Le Pen et Mélenchon seront probablement battus par un inconnu du PS (mais ils ont leurs mandats à Bruxelles où ils sont d’affables collègues), Bayrou, le « 3ème homme » de 2007, leader d’une formation conséquente, pourrait de même ne pas voir son mandat national renouvelé. C’est grotesque.

Si « l’histoire est écrite par les vainqueurs », il en est de même pour le découpage des circonscriptions. C’est donc eux qui dessinent à leur avantage la France pour leur profit. Ces vainqueurs sont la droite et la gauche depuis des décennies, c’est-à-dire toujours les mêmes : le PS et ses ancêtres SFIO et Radicaux, l’UMP et ses ancêtres RPR et UDF ; les autres – Verts, Parti de Gauche, MoDem – n’ont qu’à s’inféoder aux poids lourds qui ont réunis autour de Sarkollande 43,5% des suffrages au premier tour du 22 avril dernier (20 millions de voix sur sur 46 d’inscrits*). Sinon, cuisine électorale oblige, quelques soient les millions de Français qui se retrouvent dans les idées d’une formation, elle n’aura pas de groupe parlementaire, voire même pas d’élu.

Hollande aura-t-il sa majorité pour appliquer le programme (qu’il n’a pas) au soir du 2ème tour de juin ? Les sondages nationaux ne peuvent même pas en donner un indice : l’électeur ne votera pas plus pour Hollande qu’il ne votera contre Sarkozy, on donnera au contraire son suffrage à l’élu local à qui on accordera le plus de confiance. Mais tout cela n’a guère d’importance : rappelons que le nouveau président n’a jamais eu l’intention d’embaucher 60 000 profs ni de ramener la retraite à 60 ans ! encore moins de faire une tranche d’impôt à 75%.

* http://elections.interieur.gouv.fr/PR2012/FE.html

** http://www.franceculture.fr/personne-etienne-goetz

Posted in Uncategorized | Leave a comment

Trierweiler présidente !

À l’heure où l’euro est à l’agonie, tandis que le chômage explose, que la récession est chaque jour plus insidieuse, que la menace d’une troisième guerre mondiale se fait lancinante, le « changement » est enfin arrivé, et les média qui l’appelaient de leurs vœux le célèbrent sans vergogne. De Match à L’Express en passant par VSD, ils en font leur couverture séduisante de l’évènement cette semaine : Valérie Trierweiler est à l’Élysée !

Encore plus anecdotique que le gouvernement concocté pour les législatives qui donne dans une éphémère parité arithmétique des genres (autant de femmes que d’hommes… et zéro ouvrier, employé, agriculteur, chômeur ou rmiste), la trombine de la « 1ère dame », la compagne du président, envahit les kiosques et mobilise la corporation des journaleux. À quoi bon s’attarder sur le contenu de ces feuilles-de-chou qui sont censées nous informer ? Je doute que les Français, même PS, accordent beaucoup d’intérêt à savoir qui est celle qui fait    « battre le cœur » de son François. On doute de même que les ébats du couple, dont on ne nous dira rien (ce qui aurait pu avoir un certain intérêt), dépassent une sympathique fornication : un petit Hollande qui naitrait au Château ? difficile d’y croire. Décidément, malgré son physique plutôt vulgaire, avec Ségolène puis Valérie, François Hollande se tape des filles plutôt pas mal ! voilà la réflexion que s’est fait le peuple de France. Il y aurait donc bien, même pour les mâles les moins avenants, égalité des chances de séduction au « Tournez manège ! » de l’Hamour. Comme voilà, en période de crise, un message politique bien rassurant !

Il ne faut pas non plus dédaigner l’importance politique de la nouvelle first lady. Car Mme Trierweiler avait déjà changé le cours de l’histoire de la Vème. C’est à cause d’elle que Royal et Hollande s’étaient séparé il y a cinq ans ; et c’est grâce à elle, au grand bonheur de Sarkozy, que la gauche s’était engagée dans la ségolènitude en 2007. Mme Royal avait alors posé son ultimatum : c’est elle qui partirait à la conquête de l’Élysée, sinon Hollande ne verrait plus leurs enfants. Ces affaires style « Amour, gloire et beauté » peuvent émouvoir autant que les frasques et la rupture de Cécilia Sarkozy ; elles peuvent aussi nous inquiéter quant à la bassesse libidinale où se vautrent ceux qui nous gouvernent…

Mais il y a bien une réussite à mettre en lumière qui met en joie la corporation. Le présentateur de JT Noël Mamère avait été candidat à la présidentielle pour les Verts ; mais Valérie, elle aussi journaliste, est entrée comme résidente dans le lupanar de la Pompadour ! Voilà une consécration pour la médiacratie qui vaut bien qu’elle la célèbre en fanfare.

Posted in Uncategorized | Leave a comment

Vive l’inflation ! et vive la Grèce !

Il y a vraiment des fantasmes hallucinants qui courent autour de l’inflation ! Il faudrait, dans la « cité idéale », qu’il n’y ait pas d’inflation… Je crois au contraire qu’une économie saine est une économie qui a un taux d’inflation entre 5 et 10% l’an.

 

Quels sont les inconvénients de l’inflation ? en particulier de “l’hyper-inflation” ? On cite toujours l’augmentation des prix qui grève le pouvoir d’achat ; mais ça n’est le cas que s’il n’y a pas en parallèle d’augmentation des salaires ! Or, en période inflationniste, il y a de plus en plus de liquidités, donc les salaires peuvent augmenter en proportion et le pouvoir d’achat ne s’effondre pas. Par contre, l’abondance de liquidités entraine que la valeur de la monnaie se déprécie par rapport aux autres monnaies. Dans le pays même, ça n’a aucune incidence sur le marché, si ce n’est sur les produits importés qui se renchérissent. Le pétrole, par exemple pour les Grecs, augmenterait et l’on devrait moins emprunter sa voiture – mais les plans d’austérité déflationnistes ont le même effet négatif ! Il y a aussi un effet positif de cette inflation : les produits importés devenant plus chers, le marché local devient lui plus compétitif et l’emploi local se trouve relancé. De même, le taux de change étant favorable aux étrangers, ceux-ci sont plus enclin au tourisme car celui-ci leur coutera moins cher, c’est autant de bénéfice pour le commerce local et de rentrées de devises étrangères dans le pays.

 

Le réel effet négatif est d’ailleurs là : il en coutera beaucoup plus aux Grecs de se rendre à l’étranger… pour ceux qui, dans ces temps de crise, ont encore la possibilité de le faire. Ceux-là ne sont pas le petit peuple grec saigné par la Troïka ! Cela amène à cette conséquence de l’inflation : l’épargne, l’argent qui n’est pas dépensé et remis rapidement dans le circuit marchand, l’épargne voit sa valeur s’effriter. Ceux qui ont de la fortune voient sa valeur relative fondre. Or c’est bien là un des grands avantages de l’inflation : elle incite à acheter, c’est-à-dire à faire fonctionner l’économie réelle, plutôt qu’à spéculer sur les marchés financiers. Or cela déplait à certains, ces « certains » ne sont pas des qui sont dans le besoin…

 

 

Posted in Uncategorized | Tagged , , , | Leave a comment

Jactali nous fait sa crise !

J’ai lu « La crise, et après ? » de Jacques Attali. Il y a meilleures lectures… Ce bouquin, qui se veut de vulgarisation, est paru en 2008, juste après les débuts médiatiques de « La crise » financiaro-économique. Pas grand chose à dire de la première partie qui développe des analyses entendues quant aux causes de la catastrophe. On n’y reviendra pas.

 

Plus révélatrices sont, chez le bilderberger Attali, les recettes pour éviter le retour de telle déroute banquière. D’abord les responsables qu’il désigne en fin de compte, rejoignant un certain consensus populiste, les traders. C’est-à-dire que, jetant l’opprobre sur ces acteurs secondaires, il amnistie le système néolibéral mondialiste qui se retrouve dédouané de toute responsabilité… et même victime de ces si méchants personnages ! Les agences de notation sont aussi mises à l’index par notre bonhomme, agent du pouvoir depuis 1981 sans discontinuer – si ce n’est la parenthèse des deux mandats Chirac.

Les traders ne sont certes pas des saints. D’abord ce sont des gens qui peuvent amasser des fortunes personnelles sans aucun travail productif, j’agrée. Mais qu’est-ce qu’un trader ? C’est avant tout un employé de puissances financières qui a en charge, dans un système dont il a été exclus de l’élaboration, de faire fructifier, par tous les moyens légaux possibles, les placements qu’on lui a confié. Il est payé, souvent commissionné en fonction de ses résultats, pour faire fructifier au maximum un portefeuille dont il n’est pas propriétaire en un temps minimum. Condamner le trader d’avoir bien fait son travail jusqu’à faire exploser le système financier, c’est comme si, à Nuremberg – loi de Murphy oblige ! -, on avait jugé et condamné les soldats de la Wehrmacht pour avoir exécuté les ordres plutôt que ceux qui les avaient donné…

 

Et ces terribles agences de notation ? Pourquoi existent ces étranges instituts ? Ce que nous élude Jactali, c’est quelles sont devenues nécessaires quand la finance s’est engagée dans une course après elle-même où les spéculateurs, débordés par les masses de produits financiers sur les marchés, ont abandonné à ces média entre l’économie et eux le soin d’évaluer la valeur de ces produits. Les agences de notation ne sont guère plus qu’un argus du mobilier. Un argus qui se charge de d’éditer les cours raisonnables d’un bien en fonction de ce qui semble concret… et de l’appétit des marchés pour ce bien. L’argus de l’automobile peut bien donner un bon prix à une voiture pourrie si les acquéreurs lui trouvent des qualités qu’elle n’a pas ! Attendre de ces agences autre chose qu’une moyenne représentative de la quotte constatée, c’est utopique ; d’ailleurs elles sont plutôt suiveuses des tendances que causes de celles-ci. En défense de ces agences, on peut même aller jusqu’à affirmer que, et même si cela peut paraître paradoxal, si les marchés n’avaient suivi que les bonnes notes qu’elles donnaient aux subprimes, il n’y aurait jamais eu de crise des subprimes, et les marchés ne se seraient pas non plus effondrés !

 

Il faut que n’existe plus de telles institutions, car elles noient les réalités économiques dans un virtuel trop subjectif (qui plus est, ce sont les vendeurs qui paient pour qu’on les note : quel moyen plus sûr que le juge sera généreux !). Mais… Mais Jactali propose au contraire de créer nouvelle une agence, européenne (bien sûr !) celle-là, pour concurrencer celles d’outre-Atlantique ! Il feint d’ignorer qu’il n’y a pas que les trois célèbres américaines (il y a notamment une agence de notation chinoise, ou bien celle que préside Nicole Notat). On peut toujours créer des tas d’agences ! la seule chose qui vaille, c’est la confiance que les investisseurs accordent à ces agences, le reste est blabla. Mais ces mêmes stupidités sont ressassées partout par des genres de Lapix ou FOG aussi ignares que prétentieux en économie…

 

Et puis, il y a la solution finale du micro-financier (non qu’il ne soit si petit, mais qu’il s’occupe lucrativement à faire que les plus pauvres se retrouvent eux aussi avec un compte en banque – vide – et, par principe égalitaire, eux aussi endettés, esclaves de leurs débiteurs), cette solution attalienne est mondialiste… on s’en serait douté ! Hormis quelques corrections périphériques après restauration des économies malades, et malgré les insincères imprécations du début de son récit, la seule chose à changer au système, c’est de le globaliser encore plus. Il s’agit – outre la création d’« un prêteur européen de dernier ressort qui ne soit ni la BCE, ni les gouvernements nationaux, ni la BEI, mais une entité nouvelle ayant pour mission de garantir les institutions financières européennes en difficulté, si elles sont viables, et disposant de la possibilité de participer à leur capital et de leur fournir de la dette subordonnée », c’est-à-dire le MES qui exclut de facto les budgets des États de toute ingérence démocratique -, de mettre la finance sous la tutelle bienveillante d’une administration internationale issue du si aimable FMI qui, tel Attila, fait que rien ne repousse là où il est passé. La morale attalienne est claire : si la mondialisation ne fonctionne pas bien, c’est que l’on n’est pas allé assez loin dans la mondialisation ! Or c’est ce Jactali que l’on reçoit et écoute partout, c’est lui qui inspirait Sarkozy… et inspire maintenant le président du « changement » !

 

Posted in Uncategorized | Tagged , , , , , , , , , | Leave a comment

performance de Jean-Luc Mélenchon à Hénin-Beaumont

Jean-Luc Mélenchon est de la race de ces cabots qui, soulés par ses premiers applaudissements en tant que second rôle, se croit déjà jeune premier… Même les plus critiques l’ont félicités, admirateurs et parfois jaloux, de sa performance dont on a tous reconnu combien elle était brillante. On lui a décerné le prix du jeune espoir, saluant son talent que n’a que peu ovationné le public (hormis sa claque personnelle). Mais il s’est senti pousser des ailes : il veut courir les scènes les plus glorieuses…

C’est ainsi que, grisé par sa double défaite (il voulait faire mieux que le champion de son ancienne troupe, puis mieux que le premier rôle féminin), il se lance en guest-star (bien que non invité), dans le théâtre lointain où celle-ci a acquis, au cours des ans, une notoriété indiscutable. Assurée dès lors que la prestation qu’elle y donnerait aurait un succès retentissant pour tous ceux de son académie, elle a accueilli avec chaleur comme une marque d’estime – voire d’amour – la visite du grand comédien. La petite ville d’Hénin-Beaumont, réunissant à elle seule les troisième et quatrième rôles de la précédente superproduction nationale, voilà une affiche qui a de quoi impressionner !

Mais la vedette de la compagnie du Front de Gauche risque bien de ne pas donner la réplique avec assez de brio dans ce fief du ténor local, Monsieur Facon (et son dauphin Monsieur Kemel), dont les succès au cours des années ne se comptent plus. Or, bien sûr, ceux-ci ne veulent pas s’effacer chez eux pour ce parachuté qui a quitté avec fracas le conservatoire socialiste qu’il n’ont eux jamais renié. Qui plus est, abandonner ce rôle pour le confier à M. Mélenchon, cela pourrait risquer que les fleurs ne viennent saluer la rivale Marine aux représentations de juin ! alors même que la répartie que Jean-Luc donnera à Marine les rassure quant à conserver leur statut de grande vedette locale. Et puis il y a les amis de Mélenchon – ceux des baladins du PCF de l’Héninois par exemple -, or ils n’ont pas été tendres avec M. Facon ! toujours à le railler et le combattre… mais sans que cela ne leur accordât les faveurs du public : à peine un spectateur sur vingt se trouve satisfait de leur interprétation…

Or on voit même le grand critique Laurent Joffrin, peu convaincu pourtant par les répliques révolutionnaires de Jean-Luc, venir à la rescousse de celui-ci pour que l’on change l’ordre d’entrée en scène, ce pour l’amour de l’art. Quoi qu’il en soit, la comédie qui se tiendra bientôt dans cette petite ville du nord de la France promet d’être le prochain grand événement théâtral de l’année, et pour toute la France !

Posted in Uncategorized | Tagged , , , , , | Leave a comment

Trahir le peuple ou sa foi ?

Syriza, le parti portant le socialisme grec face au parti qui s’en revendique (le Pasok), arrivé deuxième aux législatives, a renoncé à former un gouvernement. Il était face à un dilemme, il a tranché.

Il devait choisir entre trahir ses idéaux, ses convictions, et trahir le peuple. Le peuple grec s’est massivement (68%) prononcé contre l’austérité imposée par l’euro, comme Siriza. Mais le peuple s’est aussi laissé séduire par d’autres discours que le sien, celui notamment de l’Aube dorée cataloguée de néonazie. Or les poncifs de ce Front de Gauche hellénique sont internationalistes : il a préféré trahir le peuple grec plutôt que d’aider à la représentation de la volonté de la souveraineté populaire. La démocratie aura été un vain concept pour ce parti.

Il remet pour l’heure au Pasok désavoué les clés pour la constitution d’un gouvernement illégitime qui ne verra pas le jour tant est impossible la coalition entre les austérophiles et les austérophobes. De nouvelles élections devront se faire en juin.

Syriza ne pourra pas se sortir grandi de cet échec : ce parti à prouver à son peuple, pour des motifs paranoïdes, son incompétence politique à former un gouvernement d’union nationale face à la crise qui ravage le pays. Le peuple grec ne pourra pas ne pas s’en souvenir en retournant aux urnes, il saura pour qui ne pas voter : Syriza.

Syriza devrait sortir ridiculisé du prochain scrutin, comme devrait l’être, aux législatives hexagonales, notre Front de Gauche trop asservi – PC oblige ! qui n’existerait plus si le PS ne le maintenait en survie artificielle – à Hollande. L’alternative politique, en Grèce comme en France, d’une opposition internationaliste  eurosceptique devrait, le mois prochain, prouver par les urnes son aporie.

 

 

Posted in Uncategorized | Leave a comment