Où est le rapport ?

Hallucinant ! Michelle Boiron, sexologue ou quelque chose qui y ressemble, commente le fait que la « génération Y », les générations des jeunes de notre monde, ont moins de rapports sexuels que leurs aînés. Cela du moins chez les ricains, ce qui, selon elle et nous lui donnons raison sur ce point, devrait se faire de même sur notre vieux continent.

Les raisons qu’elle met en avant laissent sans voix. Les films pornographiques sur internet, les rencontres virtuelles plutôt que dans la vie réelle, enfin le féminisme émasculateur. Certes, ces trois causes ont certainement un poids. Mais enfin, quand la doctoresse Boiron accuse la trop fervente imagination des jeunes d’aujourd’hui qui se suffisent de demeurer dans le virtuel, ne méprise-t-elle pas l’imagination des anciens jeunes d’antan ? Enfin quoi, la jeunesse a toujours aimé l’imagination et le virtuel, le fait que l’on soit passé aux écrans numériques ne change guère grand-chose à notre affaire !

Et puis quand même, qu’est-ce qui, parallèlement à cette diminution des actes d’amour, diminue dans nos sociétés contemporaines ? ou plutôt, qu’est-ce qui augmente, en particulier dans les très grandes villes ? Eh bien Dr ? Ce qui, statistiquement, croît au point d’atteindre la moitié des habitants tant à New York que dans notre lugubre capitale, c’est la proportion de personnes célibataires. Alors voilà, figurez-vous que c’est très étrange, Dr Boiron, mais moins les gens sont en couple, moins ils commettent l’acte de chair. Y a pas de rapport ? Ben non, y a pas de rapports sexuels quand les personnes sont seules dans leur petit lit à elles toutes seules ! et il n’y a pas besoin de traîner une bardée de diplômes en ceci et cela pour le comprendre.

Mais miss Boiron va peut-être vouloir faire passer pour une conséquence ce célibat qui est la cause de l’abstinence sexuelle contemporaine ? Elle aurait encore une fois tort : la cause de ce célibat est en effet dans la doxa postmoderne. Il se dit qu’il ne faut pas se marier tôt, qu’il faut avoir fait sa vie avant de s’engager, même les parents abrutissent leur progéniture en lui matraquant de s’inquiéter en premier lieu de ses études et de leur situation professionnelle. Dès lors que les rapports amoureux sont mis en second plan, ils entraîneront fatalement le célibat et sa conséquence logique, l’abstinence.

Par contre, miss Boiron est bien dans l’air du temps : c’est la faute à internet, nous déblatère-t-elle. De même que si les petits garçons tripotaient les petites filles au collège Montaigne, c’était déjà toujours et encore la faute à internet. Et c’était pareil au Bataclan en novembre où, à entendre certains politichiens ou journaleux, on avait l’impression que les victimes avaient été assassinées à coups de tweet et non, comme ce fut le cas, à coups de kalachnikov, de bombes et de couteaux.

Tout est cul par-dessus tête dans notre monde, et ce n’est pas avec de tels grands génies que le Dr Boiron qu’on s’en sortira !

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Est-ce que l’agresseur musulman de Garde-Colombe est un terroriste islamiste ?

Est-ce que l’agresseur musulman de Garde-Colombe dans les Hautes-Alpes est un terroriste islamiste ? Une grande bagarre se fait, du moins dans les réseaux sociaux et dans les médias, entre ceux qui psychologisent l’acte et ceux qui le spiritualisent. Or, est-il possible de nier le caractère musulman de l’acte à l’issue duquel le coupable récite du Allah akbar devenu la formule consacrée des tueurs djihadistes ? Or, est-il possible de ne pas admettre que ce coupable-là semble bien effectivement dérangé ? Remarquons de suite que les réseaux sociaux sont moins injustement univoques que les journalistes quasi tous prêts à dénier la part d’essence musulmane dans ce qui s’est passé au village de vacances. Pour autant, qualifier ce crime d’attentat islamiste, du moins au su de ce que l’on connaît aujourd’hui, c’est ce à quoi nous nous refuserons.

Alors, si l’on ne peut répondre à cette question du caractère islamiste ou non du crime du Tunisien Mohammed, c’est peut-être que la question n’est pas la bonne. D’abord parce que, dans cette interrogation quant à savoir si l’agresseur musulman de Garde-Colombe est un terroriste islamiste, il faudrait, pour pouvoir répondre, que l’on définisse d’abord ce que c’est qu’un « terroriste islamiste ». Avec humour, certains moquent que ce cachet islamique ne serait admis qu’après 5 ou 6 Allah akbar ; ne serait « terroriste islamiste » que celui ayant atteint ce nombre minimal de proclamations que Dieu est le plus grand (Mohammed ne l’a répété que trois fois). D’autres, très informés, prétendent qu’il faut une revendication de l’État islamique, seul habilité à délivrer des brevets d’islamité terroriste urbi et orbi. Ou bien faut-il un nombre minimal de victimes ? et combien ?…

Tout cela nous semble des guerres picrocholines.

« Terroriste islamiste » ? si le « islamiste » renvoie à l’islam et particulièrement à une certaine lecture de ses écrits saints, le « terroriste » renvoie lui directement à la terreur conséquente des crimes commis. Si les meurtriers terroristes veulent tuer, leurs commanditaires de l’État islamique veulent surtout induire la terreur chez les vivants suite au massacre de ceux qui sont morts ou blessés. D’où l’audace de ces résistants qui, depuis le 14 novembre 2015, vont, la peur au ventre mais l’eau à la bouche, s’asseoir avec un courage exemplaire à la terrasse des cafés, en particulier dans les canicules. Telle vaillance aux avant-postes, sous la menace des éventuelles bombes humaines, des kalachnikovs et de la cirrhose du foie, voilà qui force le respect.

Cela dit, ne nous moquons pas de ces éthyliques patriotes, reconnaissons que ceux-là ont au moins en partie saisi que ce que cherchaient ceux qui les ont choisis comme ennemis, c’est avant toute chose à les terroriser eux, nous. Même vaillance se raconte encore de nos jours à Phuket où, lors d’un tsunami d’un lendemain de Noël, on vit ainsi un falangsé qui, ayant reconnu la vague qui lui arrivait dessus, plutôt que de se carapater vite fait de là, s’était retourné face à elle et l’avait défiée, bras croisés sur le torse gonflé, en lui criant un impressionnant « Même pas peu… » Les Thaïs avaient été très impressionnés par cet épisode, la vague beaucoup moins.

Tandis que certains, tel le vaillant falangsé de Phuket, ne veulent pas laisser leur peur aux djihadistes, d’autres se vantent qu’ils n’auront pas leur haine : tous ces gens sont donc bien avares à ne rien vouloir donner comme ça ? Ne serait-ce pas qu’ils sont tous de gauche ? on a toujours constaté, sous toutes les latitudes, que les gauchistes sont radins (ils disent d’ailleurs sans cesse que ce n’est pas cher parce que « c’est l’État qui paye », le principal étant à leurs yeux que ce ne soit pas eux qui aient à sortir les sous. Voilà qui prouve bien, d’ailleurs, que notre cher président – très cher président, même, des dizaines et des dizaines de milliers d’euros quand même –, François Hollande, est de gauche à qui aurait osé en douter).

Revenons à nos moutons abrahamiques un jour d’Aïd dans les Hautes-Alpes. Un musulman a agressé et poignardé une femme blanche et ses trois filles. Il semble que, de complexion psychique très fragile, l’agresseur ait obéi à « un coup de sang » dont il n’aurait même plus de souvenir. Pour autant, cela s’est déroulé dans un contexte national – moins de cinq jours après l’attentat islamiste de Nice, attentat qu’ont suivi d’autres incidents moins tragiques –, européen – le lendemain de l’agression islamiste d’Allemands à la hache dans un train – et international – une dizaine de jours après le kamikaze islamiste de Hassaké en Syrie, un mois après celui dans une boîte de nuit à Orlando – pour le moins marqué par ce caractère terroriste islamiste. Il a été rapporté que l’agresseur aurait été choqué par les tenues vestimentaires de ses victimes tandis que son épouse à lui serait voilée, ce qui plaide sans aucun doute pour le caractère d’inspiration musulmane du drame. Une autre rumeur, assez incompréhensible dans la manière dont elle est donnée par les médias, circule qui attribue à l’assassin potentiel (la plus jeune des filles qu’il a blessées est en danger de mort) qu’il aurait été outré par un comportement grossier de l’époux de la femme poignardée. Est-ce vrai ou non ? cela ne change pas grand-chose à notre affaire. Être choqué par le vêtement ou le comportement de quelqu’un, cela n’a rien de spécifiquement musulman. Beaucoup sont choqués de voir des filles voilées, bienheureusement, fort peu de ces dernières sont agressées. Est-ce qu’il serait spécifique à l’islam de passer de la désapprobation à l’agression ?

Si nous répondions* en l’occurrence oui, il ne faudrait pas oublier ici le contexte. Le contexte du crime est un musulman à l’état psychique qui semble en très mauvaise passe, plongé dans un temps où certains nervis se réclamant de sa religion accomplissent des actes de folie meurtrière. (Car oui, tous les massacreurs de l’État islamique sont des déséquilibrés.) Mohammed, l’agresseur des Hautes-Alpes, a témoigné de cette obsession en lançant ses Allah akbar au commissariat. Alors il est bien possible qu’une lubie ait passé l’ombre d’un instant dans le cerveau dérangé de Mohammed pour le faire s’imaginer appelé par Allah au djihad. Il est bien possible que ça l’ait poussé à prendre son Opinel sur la table pour égorger ces femmes d’à côté dont la tenue ou autre chose l’exaspérait. Oui, il est bien possible que la « radicalisation » d’une personne en plein désordres psychiques se fasse dans l’instant et ne dure même pas plus d’une minute ou deux. C’est même là l’une des plus grandes forces de ce terrorisme de l’EIL de faire que le climat de terreur qu’il engendre puisse en terroriser certains au point de les faire terroristes eux-mêmes pour échapper à leur propre terreur. Dès lors, attribuer ou non une volonté terroriste islamiste au geste n’a plus guère d’importance. Quoi qu’il en soit, il est assez probable qu’il y a eu cinq victimes du terrorisme islamiste à Garde-Colombe : quatre femmes et leur agresseur, le seul gagnant – hormis les résistants, chopes en main, sur leurs terrasses de café –, c’est l’État islamique.

(J’assume que tout cela est assez défaitiste. Mais les vents peuvent tourner. Pour l’heure, les djihadistes sont ceux qui marquent des points et les Français – peut-être même le Tunisien Mohammed avec eux – sont ceux qui en perdent.)

 

  • J’écris « répondions », pas « répondons », or ce n’est pas par précaution « oratoire », c’est parce que ce n’est pas ma réponse à cette heure.

 

ADDENDUM

Puisque les événements terroristes européens se précipitent en ce mois de juillet, un Iranien a tué six personnes à Munich. Iranien, cela signifie a priori chiite, donc sans aucun lien possible avec l’État islamique sunnite. Le Allah akbar arabe qu’il aurait prononcé est une formule (qui signifie textuellement que « Dieu est le plus grand ») commune à tous les musulmans, soient-ils sunnites, chiites, arabes, indonésiens, albanais ou perses. L’assassin de Munich semblait psychologiquement atteint lui aussi, nourrissant une fascination morbide pour les massacres de masse. Du coup, l’intelligentsia des « milieux informés », célébrés par Coluche en son temps, insiste sur le rapport avec Andreas Breivik, le Norvégien ayant exécuté, juste cinq ans plus tôt, des dizaines de jeunes gens que le tueur considérait comme coupables de ne pas défendre sa vision à lui de l’Europe – une Europe blanche et chrétienne, voire même plutôt paganiste. Si le tueur de Munich a bien tué des étrangers (kosovars, turcs et grecs), il n’était pourtant allemand lui-même que « de papier » au sens  du Andreas Breivik qui l’aurait inspiré. Quant à ses victimes, certes étrangères, hormis les Turcs (or, beaucoup de Turcs, comme Erdogan, sont originaires du continent européen), elles sont pourtant européennes. On pourra dire qu’Iranien, Perse, le tueur était donc lui-même Indo-Européen… mais il semble que quasi toutes ses victimes décédées l’étaient autant que lui. (Pour ce qui est des autres victimes qu’il a blessées, leurs nationalités et origines ne sont guère médiatisées…) Enfin, il est difficile de comparer ces deux actes : Breivik ne s’est pas du tout suicidé après son massacre, il est en prison et jugé pénalement responsable, c’est-à-dire que l’on ne considère pas qu’il a tué dans un moment de folie ni ne le juge psychologiquement faible, rien à voir de ce côté avec le tireur de Munich. Quant à des revendications pan-européennes de race blanche paganiste, veant d’un Iranien, elles ne sont guère crédibles.

En focalisant dans l’affaire munichoise sur le massacre commis par le Norvégien, il ne fait guère de doute que l’on cherche à culpabiliser l’extrême-droite. Or le tueur de Munich ne semblait pas tant que ça un fan de Breivik, il avait aimé son massacre, mais il avait aussi aimé le massacre qui avait eu lieu à Stuttgart en 2009 où 15 Allemands avaient été tués et où aucune motivation, ni d’extrême-droite ni islamique, n’avait été retenue pour expliquer les faits. Hormis la date anniversaire du massacre de l’île norvégienne d’Utoya, le climat terroriste essaimé par les terroristes islamistes a certainement aidé ici (aussi ?) au passage à l’acte barbare.

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La fête des mères qui s’aiment

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Bien sûr, mettre à la poubelle les pères et mères, ça sonne mariage gay et toute sa sauce elgébétée, études de genre et autres âneries ricaines de post-quakers convertis au queerisme (religions quasi semblables et aussi crétines l’une que l’autre). D’un autre côté, on ne manquera pas de remarquer que la Fête des mères est une institution du gouvernement du Mal Pétain, ce qui fait un peu zeurléplussombres sur les bords ; quant à la fête des pères, ce n’est qu’un pâle reflet de la 1ère fête des mères.

Il y a pire.

Les fêtes des mères et des pères célèbrent les parents de l’enfant. Elles sont dans la tradition mosaïque des Tables de la Loi. La grande révolution, quand on passe à la « fête des gens que l’on aime », n’est pas tant ce que l’on a enlevé – et les papas et les mamans – que ce que l’on a rajouté et qui n’y était pas du tout avant.

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Comme le faisait fort justement remarquer la psychanalyste pour enfants Françoise Dolto, « il n’a jamais été dit dans la Bible d’aimer ses parents. Il est dit de les honorer. » Quand les fêtes des mères et des pères honoraient les parents, il est maintenant question d’amour, ce qui était absent de l’ancienne loi. À la Chesterton, des idées chrétiennes devenues folles envahissent notre monde occidental ; l’amour, sentiment et rien de plus, est porté au pinacle ; la République se mue petit à petit en une grande Église dont les responsables politiques sont les évêques, les enseignants les curés. Et toute la congrégation s’émeut au nom de « l’amour »… C’est soit merveilleux soit grotesque, voire lamentable.

On a ici toute la logique du mariage gay : ils s’aiment, marions-les ! où a-t-on vu pourtant que le mariage ait jamais été fondé sur l’amour ? ni le prêtre ni le maire ne parlent d’amour quand les serments sont échangés entre les époux. Fidélité, assistance, oui… amour ? non. Même chose pour les mères porteuses et les inséminations artificielles : ils vont aimer leurs enfants, alors permettons-leur tout et n’importe quoi ! Globalement, c’est ne nous posons plus aucune question, l’amour est l’alibi qui légitime tout !

Parallèlement, le premier ministre (du culte) monte à la tribune de l’Assemblée en fustigeant « la haine » ; l’ennemi du gouvernement n’est pas le chômage qui appauvrit le pays ni le terrorisme qui tue les Français, l’ennemi de Manuel Valls est un sentiment pas gentil du tout : la haine. Et ils sont tous à se copier les uns les autres en dénonçant la haine par ci ou par là ! Le débat public prend des allures de cour de récréation : jusqu’au n°1 à grosses moustaches du syndicat des bras musclés et poilus, la Cégète, qui, dans un mouvement social viril ne trouve rien de mieux à faire que de reprocher au gouvernement de générer… « un climat de haine » !

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Entre ces amourolâtrie et hainophobie, il est clair qu’il n’y a plus de place pour une pensée politique. Alors, dans ces conditions, peut-il y avoir le moindre avenir pour une telle société où amour et haine ont accaparé tout le champ idéologique ? probablement pas.

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Pénalisation des clients de prostitués, la loi la plus bête du monde

Je ne pensais pas que l’on pouvait être aussi con ! Je suis bien gêné de devoir écrire ce mot : il est bien grossier et j’en suis fort marri ; mais il serait trop vulgaire d’en employer quelque autre que ce soit ; en effet, ici, le mot juste, c’est « con » et il est à attribuer à tous ceux qui ont lu cette loi et la défendent et non pas à la seule ministre post-adolescente dont l’intelligence est inversement proportionnelle à la beauté, le grand sourire niais de l’Hollandie triomphante, la cruche Najat qui tant Vallaud qu’elle nous les brise, Belkassine.

La loi qui vise à pénaliser les clients de prostitués est débile, c’est entendu, même l’écologiste Nicolas Gardères le signe. Pour tous, à moins d’être mal-comprenant, Suédois, ou actionnaire d’une ligue de vertu ou de quelque association confessionnelle du genre Le Nid, la chose est entendue. Mais la rédaction de la chose à légiférer est à tomber par terre.

Alors, marrons-nous un coup !

Roulement de tambour, futur article 611-1 du Code Pénal :
(putain ! le mot est de circonstance, ça a de la classe…)

«Le fait de solliciter, d’accepter ou d’obtenir des relations de nature sexuelle d’une personne qui se livre à la prostitution, y compris de façon occasionnelle, en échange d’une rémunération, d’une promesse de rémunération, de la fourniture d’un avantage en nature ou de la promesse d’un tel avantage est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe.»

C’est pas marrant ? allez, ne soyez pas bégueule ! je vous raconte.

belkacem-prostitution-copie-1-251x350Il était une fois une princesse qu’on appelait Najat. Or, cet après-midi-là, elle allait exactement depuis ici jusque là sur les trottoirs des si belles rues de notre aimable ville. Soudain, elle est interpellée par le gentil Boris :
« Chérie, comme tu es bien belle, ma chérie ! »
Taquine, l’œil sur une vitrine, Najat répondit à son cher amour :
« Oh oh ! tu as vu ce collier de perles : comme elles sont à croquer ! »

La brigade, que notre couple péripatéticien n’avait pas repérée, sans un bruit, fit un pas en arrière.

« Oh oui, elles sont bien belles ! me feras-tu un bisou si tu me permets de te les offrir ? » lui sourit notre coquin de Boris.
– Bien sûr mon amour. » Lui sautant au cou de joie comme une fille, Najat eut tout juste le temps de prononcer ces quatre mots que déjà l’adjudant Richard menottait l’infâme corrupteur tandis que les autres pandores retenaient la pierreuse.

« Monsieur, fit le gendarme en chef entre les poils de sa moustache réglementaire bien qu’un peu outrepassée. Article 611 etc., pour obtenir un baiser, relation de nature sexuelle indéniable qui sous-entend d’autres commerces dont l’acquisition est répréhensible, vous venez de proposer d’acheter à madame un collier de perles, votre compte est bon. Je résume les faits : Monsieur a proposé rémunération – rémunération importante : 599 euros pour ce collier –, ce pour gagner des faveurs sexuelles de cette jeune femme sans défense. Niez-vous les faits ?
– Non mais je… commença le client, interrompu aussitôt par la courtisane :
– Mais non, mais laissez-le ! C’est mon ami, je l’aime.
– Mademoiselle, inutile de vous interposer : monsieur a reconnu les faits. Quant à vos sentiments pour vos clients, ils n’intéressent pas la justice. Qui plus est, syndrome de Stockholm oblige, on sait ce que c’est que les victimes qui défendent leurs bourreaux. J’ai justement lu un article là-dessus hier et…
– Mais vous n’y êtes pas du tout, reprit-elle avec une pointe de désespoir dans la voix, cet homme est mon ami.
– Comment ça ? cet homme est votre souteneur. S’adressant au julot : Alors, Boris, tu es le maquereau de cette poule, comme ça ? Proxénétisme ! ça va te coûter…
– Mais nous sommes mariés, tenta Boris en pleurs.
– Encore un qui a épousé la racoleuse par qui il se fait entretenir !
– Mais non, explosa Najat. Mais enfin, je suis ministre, dit la femme, sortant son pin’s avec marqué ministre dessus. Enfin, vous pensez bien que je n’ai pas besoin de vendre mon corps pour en avoir plein les poches : pour moi, c’est l’État qui paye ! »

Quoique, durant ses quinze années de service, il en ait entendu de toutes les couleurs, cette dernière réflexion choqua les oreilles de notre adjudant. Il ne s’y arrêta pourtant pas et, professionnel, réfléchit… Aurait-il pu ne pas reconnaître que cette hétaïre fût ministre ? Eh bien oui ! ne serait-ce que parce qu’il ne regardait guère souvent la télévision. Ou plutôt, il avait un problème devant l’engin cathodique : au bout de cinq minutes, il s’endormait devant. Les docteurs qu’il avait consultés étaient très partagés quant à cet étrange dysfonctionnement de son comportement. Les uns ne comprenaient même pas comment cela pouvait être possible tant ne pas regarder la téloche leur semblait inhumain ; les autres pensaient tout au contraire qu’il s’agissait d’une défense immunitaire exceptionnelle dont notre perdreau avait hérité là.

Toujours est-il que notre adjudant se dit que, effectivement, étant jeune femme, d’origine manifestement pas du tout gauloise, belle par-dessus le marché, et pas l’air finaude pour deux sous, celle qui était là devant lui avec son micheton avait toutes les qualités requises pour faire ministre ou quelque chose du genre.

« Je suis ministre de la République, je vous ordonne de relâcher mon homme ! Les mœurs des femmes d’État ne sont pas compatibles avec une telle activité dégradante que la prostitution, convenez-en ! Le métier politique, vous pensez bien, exige au contraire des serviteureuhs et serviteurs du pays qu’ils donnent un tout autre exemple des valeurs républicaines ! Notre souci constant de l’égalité dans une démocratie du vivre-ensemble animée…»

Assommé par ce verbiage qu’il n’écoutait plus et manquant de s’endormir comme devant n’importe quel téléviseur allumé, ne serait-ce que pour qu’elle se taise, l’uniforme eut un instant l’idée de succomber aux arguments et au charme de la ménesse… Mais lui revint en tête l’affaire Dominique Strauss-Kahuzac-Baupin. Il pensa même à certain autre qui jouait avec les arpions de ses collaboratrices et à d’anciennes déclarations d’un élu quant à ses jeux particuliers avec des gamines allemandes en très bas-âge…

« … laïcité… solidarité… droit de la femme et de l’homme…
– Silence ! » interrompit-il. Décidément, les bonnes femmes, quels moulins à paroles !

La conviction de l’adjudant Richard était faite : il s’agissait là d’un cas typique de racolage exercé sur un ministre ayant d’étranges inclinations pour la pratique prostitutionnelle. Il ne se sentait pas en droit de juger tout ça, il était tolérant ; mais, tout au fond de lui-même, ça ne lui plaisait guère toutes ces histoires… Et puis, même s’il aimerait vouloir excuser ces débordements, il n’y a rien à faire : c’était interdit. Or, lui et ses hommes avaient pris Boris en flagrant délit avec mademoiselle Najat, rien ne pouvait effacer ça. Quant au coup de la fille qui dit qu’elle n’est pas une cocotte mais qu’elle attend le bus, on le lui avait cent fois, si ce n’est mille.

Ce bon monsieur Boris, il n’y a pas à y couper : il est en infraction et, après avoir sermonné vertement ce pervers, l’adjudant lui prit 1500 euros et le renvoya chez sa mère avec ordre de ne plus avoir affaire à lui ni à ses hommes :
« Je comprends bien que vous vouliez croquer une si mignonne que celle-là ; c’est un beau morceau de gonzesse, on est d’accord. Mais ça ne se fait pas de faire des cadeaux aux dames pour les faire coucher avec soi. On est d’accord ? Alors, je ne veux plus que vous approchiez de Madame Najat ! compris ? » gronda-t-il.

Quant à Najat, toute Mademoiselle le Ministre soit-elle, il lui indiqua de prendre immédiatement contact avec une association caritative qui l’aiderait à sortir de l’enfer prostitutionnel dans lequel elle était entrée.

« Et quand on pense aux pauvres parents de cette gamine ! » s’apitoya-t-il tandis que la brigade opinait tristement en regardant la femme publique s’éloigner toute penaude.

Non mais !

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Lettre aux Musulmans de France

Je ne cherche à séduire personne que ceux qui aiment la vérité. Je n’ai aucune sympathie coupable envers l’islam, fût-ce celui dit modéré. Certes, je ne suis pas davantage islamophobe, ni dans le sens que je craindrais l’islam, ni dans celui que j’aurais une particulière détestation contre lui et ses adeptes. Je ne suis et ne serai jamais musulman, le ciel m’en garde ! mais il y a maux plus détestables que l’islam sur la terre.

L’ex-maire d’Orléans, personne tout à fait respectable et pour qui j’avoue une certaine sympathie, publie une « lettre aux Musulmans de France ». Je réagis à son apostrophe.

« Nouveaux sur la terre de France », qualifient-ils nos compatriotes mahométans ; certes, et puis ? Nos principes républicains ne légitiment pas de différence entre les Français qui seraient nouveaux et entre ceux qui le sont « de souche », comme on dit et comme je le suis à peu près.

Point de détail certes, mais donner deux mille ans à notre pays est une erreur historique. La France ne saurait exister sans les Francs qui lui ont donné son nom et qui l’ont consacrée en 498 par le baptême de Clovis, son roi.

La nécessité de devoirs plus que de droits pour les derniers arrivants entre en contradiction, non seulement avec le Contrat social de Rousseau, mais avec la tradition antérieure à la Révolution où le droit du sol était absolu et où toute prévalence – hormis pour les nobles – d’un sang était sans fondement. Tout Français n’a légalement davantage de devoirs que de droits sur le sol de France. Légitimement, la tradition royale, puis républicaine moderne, est sur le même constat.

Le devoir d’intégration, d’assimilation même, est en France le même qu’il se doit d’être dans toute contrée où un immigrant s’installe. Toute personne qui migre, et même vient en visite, dans un pays, se doit de respecter « les valeurs, les traditions, le mode de vie » du pays où il arrive. C’est une évidence, on est bien d’accord.

« Liberté, égalité, fraternité », est une belle devise… dont les plus avisés penseurs ont montré l’antinomie inhérente entre les deux premiers termes : l’égalité ne peut se faire dans la liberté, c’est un pléonasme. Soit on laisse libres les gens d’être inégaux, soit on les force à être égaux. Liberté et égalité ne peuvent se conjuguer que dans un certain équilibre entre une certaine imperfection de l’égalité qui autorise une certaine imperfection de la liberté. Cet équilibre est à trouver.

L’ « égalité homme/femme » est une stupidité absolue. Une femme est différente d’un homme. Or, nulle différence ne peut permettre l’égalité. Différent et égal sont des antonymes. Le principe républicain n’a d’ailleurs jamais été celui d’une égalité entre tous mais d’une égalité EN DROITS, ce qui change tout. Tous doivent avoir les mêmes droits sans pour cela être prétendus les égaux que la nature elle-même n’a pas voulu qu’ils soient. Les hommes ne sont donc pas plus égaux aux femmes qu’ils ne sont égaux entre eux, seuls leurs droits doivent l’être (ce sans nier la nature sauf à être un jean-foutre).

Après nous avoir sorti un padamalgam aussi niais que consensuel, M. le député Grouard participe de cette tentation d’identifier les terroristes s’inspirant de l’islam à des combattants uniquement fanatisés par un archaïsme de la lecture de leur Livre. Je devrais faire un travers pour expliquer où – comme beaucoup d’autres – il se trompe. On a opposé dans les médias menteurs des « déséquilibrés » aux vrais terroristes islamistes tels ceux du Bataclan. (Pour ma part, je n’emploierais pas le terme de « dégénérés » pour qualifier ces criminels.) Cette opposition est inepte. Non seulement parce qu’elle n’a aucune base théologique, mais surtout parce qu’elle exempte certains assassins de n’être pas sujets de problèmes psychiques. Or non, tout terroriste est plus ou moins un « déséquilibré ». C’est une catastrophe de notre monde moderne de vouloir tout isoler – psychique, religieux, politique… –, comme si rien n’avait d’incidence sur rien – ce qui est factuellement faux –, comme si une déception quelconque n’avait aucune incidence sur nous hormis le seul secteur où cette incidence a eu lieu. Comme si un différent avec son supérieur ne pouvait pas nous amener à penser que l’on est aussi ceci ou cela, musulman par exemple, et nous conduire à lui couper la tête au nom d’une croyance qui tombe à pic (conférer un fait commis en Isère).

M. Grouard a raison de dénoncer le repli identitaire. Par contre, on ne peut oublier que, dans sa ville, Orléans, les quartiers les plus peuplés d’étrangers, souvent d’origine musulmane, ont un taux de 50 % de chômage. Beaucoup d’entre eux viennent ou sont issus d’Algérie où le taux de chômage… est plus faible. Dès lors que des gens, faute d’espoir d’intégration par son moyen le plus naturel, le travail, sont perdus, ils se raccrocheront à ce à quoi ils peuvent ; effet de mode, tandis que c’était le communisme qui en envoûtait beaucoup il y a un demi-siècle, c’est la religion qui le fait désormais. En France, le problème n’est pas l’islam, le problème est le chômage ; et, avec ça, l’immigration qui n’arrête pas, à cause de l’Europe que soutient M. Grouard, de faire entrer des personnes sur notre territoire. Personnes qui n’auront comme seul avenir que des boulots au noir ou des aides sociales avant de se retourner vers les promesses de leur dieu.

Dès lors, comment reprocher à ces gens venus ici en croyant y trouver l’eldorado, confrontés à la réalité, de se rabattre sur leurs coutumes et d’opérer un « repli identitaire » qui virera au « communautarisme » ? Il ne fallait pas laisser entrer ces personnes ici où elles n’ont pas de place à prendre ; elles n’y auraient pas trouvé de frustrations à cause d’une situation économique déplorable depuis trente ans ; sans frustration, elles ne passeraient pas à la violence ; il fallait dire non à Maastricht et au traité de Lisbonne pour lequel M. le député a voté oui.

Bien sûr que les terroristes se revendiquent de l’islam, de là à les confondre, qu’elles que soient mes préventions quant à cette secte, avec des théologiens, c’est un saut qu’un abîme m’empêche de franchir.

Abrégeons. Le voile ne serait pas de nos traditions, ça n’est pas vrai. On voudrait prétendre que la tradition française est la jupe courte et le pantalon pour les femmes aux cheveux au vent ; tout le monde c’est que c’est faux. Ce que l’on sait, c’est que, hormis depuis une cinquantaine d’années, la femme en Europe n’a jamais été aussi libre qu’au Moyen Age où elle ne portait que robes longues et cheveux couverts. On peut penser que la femme postmoderne américanisée est plus libre que son aïeule de jadis, ou qu’elle est plus aliénée que jamais, mais en aucun cas on ne peut prétendre qu’il s’agit là d’une tradition française, ce serait an-historique, une contre-vérité.

Passons sur tout cela, on ne parle pas des problèmes, on se cache derrière des semblants pour ne pas voir les réalités.

 

Depuis ce post de M. Grouard, l’opposition gauchiste municipale Pseudo Socialiste (PS) a été saisie d’une crise de hainophobie en découvrant ce qu’avait noté celui qu’elle a essayé en vain (très en vain d’ailleurs) de détrôner. Sa rhétorique psychologisante est absolument indigente et complètement banale. C’en est fatiguant d’entendre ces soupes de moraline !

Capture du 2016-04-11 15:34:16

Il y aurait même des assos musulmanes qui voudraient ester contre M. Grouard… Voilà qui le rend tout-à-coup, quelque bêtise il eût pu dire, extrêmement sympathique !

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Déchéance de la loi El Khomri ?

C’est le désespoir. Pour toute personne qui se passionne un peu, avec un tant soit peu de sérieux, de commenter le politique, c’est le désespoir de devoir commenter ce qui se passe en France aujourd’hui. Le souci, c’est qu’il n’y a personne a commenter, le capitaine du pédalo, sire François Hollande, brille trop par son impéritie.

On m’a raconté – je n’ai pas regardé cette émission de variétés – que le président des Français avait fait une allocution « couillue » après le 13 novembre, le 16 semble-t-il. Et puis voilà…

Notre cher Hollande a tonitrué qu’il fallait déchoir de la nationalité française les terroristes. Les vivants, ce qui limite singulièrement le corpus vu que ces quidams ont une certaine tendance à se faire crever avant de se rendre, voire même à se transformer en banale bombe humaine (c’est moi, elle m’appartient…).

Bon, ôter, à des gens qui n’y tiennent pas, la nationalité française, je ne suis pas contre, ni pour, bien au contraire. Parlons sérieux trois secondes, cette histoire est d’une stupidité sans fond ! Les terroristes mus par l’idéologie de l’État islamique ne ressentent aucun affect pour cette nationalité française qu’ils ont. Le président malgré nous s’imagine-t-il que la crainte de perte des allocs et du droit de voter pour lui et ses sbires retiendront les uns et les autres de faire boum boum ici et là au nom d’une foi – celle en l’État islamique et en son calife – qui n’a que faire de cette séculière appartenance à la nationalité française ? Ben non ! c’est évidence. C’est à peu près aussi puissant que d’excommunier un non-chrétien (par exemple, mettons que Sa Sainteté le pape me raye des membres de son Église, ça va faire quoi ? pour moi rien du tout qui ne suis attaché à l’Église que par la tradition, ce qui certes n’est pas rien mais n’est pas tant en ce monde). Résumons ! les premiers à rire de la « déchéance de la nationalité », ce sont tous les potentiels terroristes qui n’ont que faire d’une nationalité qu’ils ambitionnent de dénier par leurs actes. Mais c’était un symbole fort d’un président en mal de monstration de sa virilité – son scooter rue du Cirque n’aurait-il pas sublimé assez sa libido ? On nage dans le ridicule de cour de récré mon-papa-il-est-gendarme. Pas sérieux.

Et puis voilà que bang ! La déchéance de nationalité du monsieur moi-président, pfuit, elle s’est fait désintégrer par la réalité politique, voire politicienne. On pardonnera aux politiciens, pour une fois, d’avoir bananer une mesure sans la moindre utilité contre l’ennemi qu’elle s’était désigné – les terroristes islamistes – mais qui, par contre, aurait pu risquer de se retourner contre d’autres adversaires de notre bien cher prince qui auraient déplu à sa grâce.

De tout cet embrouillaminis, que ressort-il ? que notre grotesque ressort encore plus grotesque avec sa déchéance sous le bras, c’est-à-dire que sa mesure inutile qu’il avait balancée avec des airs martiaux, il pourra se la mettre où il voudra. Sublime gadin qui fait hurler de rire de Brest à Raqqa.

Mais le président des attentats islamiques l’est avant tout du chômage et nous a fait pondre une loi (El Khomri) censée aider l’emploi en facilitant les licenciements – un coup de billard à quatre bandes (à trois, ça ne marche pas). Une légitime mobilisation s’est levée contre cette atteinte aux droits des travailleurs, or elle ne pourra avoir gain de cause sans écraser totalement l’ego bien mis à mal de notre bon maître, François Hollande. Quoi qu’il arrive, le prince du Château de la Pompadour est contraint de faire passer sa loi anti-sociale – fût-ce par un nouveau 49-3 – sous peine de passer pour le pitre qu’il est.

C’est une conséquence politique de l’enterrement de la déchéance de nationalité que la « loi travail » ne pourra pas être rangée dans les placards. L’insondable mal-habileté politique de Hollande s’est ici illustrée avec maestria. Par ces deux mesures, il s’est coupé de sa gauche qui désapprouvait ces deux textes, ce tandis que la droite la plus ripoublicaine, économiquement libérale et antisociale, l’a d’une part malignement coincé en faisant capoter le projet de déchéance de nationalité (dont cette droite ne peut ignorer qu’elle n’aurait aucun intérêt réel), d’autre part en contraignant le gouvernement à faire passer à tout prix, probablement par un 49-3 (donc sans modification) face aux « frondeurs » du PS qui voudront garder un espoir de réélection, une loi El Khomri désapprouvée par tous ceux qui se sentent un tant soit peu socialistes tandis qu’elle réjouit une droite libérale qui n’aura peut-être bien même pas à la voter.

Décidément, François Hollande restera dans les annales comme un champion de l’art politique à l’envers ! Le plus grand ennemi de François Hollande, c’est lui-même.

 

 

 

 

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Rapport « Cohésion républicaine » du PS

Au 30 janvier 2015, le PS avait pondu un genre de rapport assez tordu qui était passé sans que l’on s’y attarde. Il vaut malheureusement le coup d’œil !

On y fustigeait les « terribles attentats » (ceux de janvier 2015) : or attention à l’emploi d’adjectifs ! en particulier à « terrible », à la fois pathétique et, par là-même, quelque peu ridicule ; dans tous les cas, manquant du sérieux que l’on attend d’une étude sereine des faits. En l’occurrence, ce « terrible » n’ajoute rien ici qu’une dramatisation irrationnelle.

« La République est minée de l’intérieur par tous ceux qui placent la question de l’identité devant celle de l’égalité. » Peut-être… mais quel rapport avec les attentats ? Où sont les revendications d’identité et d’égalité dans les attentats de janvier ? nulle part ! Qu’il y aient d’éventuels problèmes d’identité et d’égalité n’est même pas incident, ou de très loin, avec ce qui s’est passé à Charlie et à l’Hyper casher. Les faits : des Français ont assassiné d’autres Français au nom de leur conception d’une religion, l’islam, ce en soutien à une puissance étrangère dans laquelle ils se reconnaissent plus ou moins, l’État islamique.

Au 3e § : « veulent forcer à se tenir à l’écart, en marge du récit républicain ». Il y a faute de syntaxe : la phrase, longue, se perd et sa fin n’a aucun sens. En effet, on ne sait pas qui sont ceux qui voudraient « tenir à l’écart » ni qui seraient ceux que l’on voudrait « tenir à l’écart » ! Par ailleurs, faut-il  comprendre « le gouvernement » dans l’emploi de « la République » quand on parle de « ceux qui considèrent que la République perturbe ou corrompt la vérité de telle ou telle religion » ? ça n’est absolument pas clair, c’est même particulièrement fumeux. En début de phrase-paragraphe, si l’on saisit à peu près de quoi il s’agit avec « les tenants du  « grand remplacement » » , pour ce qui est de « la « grande séparation » », expression que nous n’avons jamais entendue, on reste dans l’expectative… N’a-t-on inventé cette « grande séparation » que pour faire pendant au « grand remplacement ? Tout cela est très léger !

Le 4e § ressemble à un fourre-tout de tout ce qui n’irait pas en France. On regrette que sa seconde phrase soit une phrase non verbale ; on admettra que, ponctuation moderniste oblige, il faille voir un « : » dans le point final de la première phrase, la seconde se contentant de décliner les objets fustigés par la première. On remarque le chômage « trop élevé » : le chômage ne serait donc pas un problème en lui-même ? Le problème ne serait que le fait qu’il soit « trop élevé » ? doit-on croire que ce n’est là que maladresse ou que le PS se satisfait au contraire de la pérennité d’un chômage ?

Deux paragraphes plus loin, il faudra que l’on nous explique comment la liberté peut être « garantie par la primauté de la loi » ? C’est évidemment un non-sens ! En aucun cas la loi ne peut garantir la liberté mieux que l’absence de loi ; c’est contre-vérité de prétendre le contraire. La loi donne des limites à la liberté ; elle la garantit, si ce n’est dans ses prétentions, que rarement. C’est même là le fondement de l’anarchisme. On est en plein sophisme ! Par ailleurs, il est faux que la République n’ait « jamais cessé de se construire … sur l’égalité des sexes ». C’est même, sauf depuis la IVe République, exactement le contraire : les Ière, IIème et IIIe Républiques ont au contraire accentué, par rapport à l’Ancien Régime, cette inégalité des sexes. Tous les féministes sérieux savent que la Révolution a marqué une régression de la place des femmes dans la société.

« Défendre la République, c’est affirmer une volonté intransigeante de protéger ce qui apparaît comme le meilleur », certes, mais il faudrait préciser à qui cela « apparaît comme le meilleur » ! Pour les assassins de janvier puis de novembre, ce « meilleur » consiste à tuer des Français mécréants (ou non). Le « meilleur » est relatif, personne n’en a une définition universelle ; dès lors, cette proposition est un truisme, une déclaration creuse sans le moindre intérêt. La suite du paragraphe est d’ailleurs une série d’incantations langue de bois sans le moindre fond : « réinvestir le champ de la réflexion », « appeler à une nouvelle conscience démocratique, au sursaut des élites », « au réveil d’une opinion publique inquiète »… roulements de tambour, « ta-ta-ta ! » c’est de l’art pompier !

Au chapitre suivant, on parle du « moment d’unanimité comme celui que nous vivons depuis le 11 janvier », relativisons cette supposée « unanimité » : elle a rassemblé presque deux millions de Français de tous âges, dont Dieudonné M’Bala Bala qui a manifesté dans la rue le 11 janvier avec la foule, de même que ma jeune camarade de fac Ariane, c’est beaucoup et l’on peut penser qu’il y a eu une solidarité au-delà de ces seuls manifestants ; manquent tout de même 64 millions de Français – dont moi – à cette prétendue « unanimité » ! Dès lors, tandis qu’Ariane est décédée depuis au Bataclan et que l’humoriste franco-camerounais a été éjecté le soir-même de cette pseudo unanimité, dans laquelle, pour des raisons légitimes, je ne me reconnais pas du tout, on imagine mal comment « transformer en pratique effective » ce qu’il faut bien reconnaître pour ce qu’il est : un ensemble informe de Français extrêmement divisés entre eux, comme l’a pointé Emmanuel Todd, et que, au fond, faute de mot d’ordre clair à ce rassemblement de tout et n’importe qui du 11 janvier, rien de commun ne réunit. Suit une nouvelle série d’incantations creuses…

Quant à cette « unanimité », il n’en reste bientôt plus grand-chose : « Les socialistes doivent mener un combat politique contre l’extrême droite et contre tous ceux qui ne veulent pas reconnaître la République comme un creuset. » L’ « unanimité » ne concerne en réalité que la PS – nombreux étaient les FN, les identitaires, les racistes, les islamophobes, les royalistes, etc. à manifester le 11 janvier. L’ « unanimité », ce sont les 17 % de Français qui soutiennent encore Hollande, personne d’autre, la messe (laïcarde) est dite !

« Les socialistes doivent mener un combat idéologique, dont la laïcité est la pierre angulaire », affirme-t-on. Nous avons en horreur les « combats idéologiques » ! Libre au PS de s’affronter sur le même terrain – idéologique – que notre ennemi, l’État islamique ; nous pensons au contraire que c’est là la pire chose à faire et que le combat n’est pas dans les nuages ni dans les « idées » mais dans le réel et dans nos rues. Quant à mettre la « laïcité » en pierre angulaire, nous doutons de la solidité d’un édifice qui se bâtirait sur si tendre caillou proprement indéfinissable. Faut-il encore rappeler qu’on parle là d’une conception de la laïcité très française, issue directement de l’Église gallicane, étrangère à quasi toutes les républiques de la planète qui s’en passent très bien ? D’ailleurs, la phrase suivante vient en démontrer une interprétation partisane – maçonnique dans les faits – en prétendant que la « laïcité en France … organise la séparation des religions, relevant du domaine privé, et de l’État, relevant du domaine public » ; cette séparation entre « privé » et « public », que l’on retrouve jusqu’au FN, est étrangère à la loi de 1905 de séparation de l’Église et de l’État. C’est effectivement « idéologique » – mais pas spécifiquement « républicain » – de prétendre le contraire.

« Le premier (du « combat ») est celui de l’école », sentence-t-on. C’est-à-dire que l’école, plutôt que d’enseigner des savoirs, doit servir des intérêts « idéologiques ». Formater les élèves à la bien-pensance, sélectionner les mômes en fonction de ce qu’ils pensent et non de ce qu’ils valent, faire faire du bourrage de crânes de notions contestées plutôt que de connaissances universelles, scientifiques, voilà le but assigné à l’école par le camp des saints. Ce qui est d’essence proprement fasciste et, comme l’a montré l’historien israélien Simon Epstein dans son histoire des Juifs au XXe siècle, est contre-productif : la République de Weimar avait instauré la lutte contre l’antisémitisme à l’école, devenus grands, ce sont ces élèves qui ont mis Hitler au pouvoir ; les nazis avaient instauré l’antisémitisme à l’école, devenus grands, ce sont ces élèves qui ont fait l’Allemagne d’après-guerre. Reprenons sans cesse les mêmes recettes qui n’ont jamais fonctionné !

« Transmission des valeurs », nous raconte-t-on. Quelles valeurs ? « renouer avec l’éducation populaire », mais qu’est-ce qu’on entend par « éducation populaire » ? tout cela est du vent ! On nous promet des « des débats sur la thématique de la laïcité », des débats ! Des débats dont sont exclus, dès le début « Éric Zemmour » et Renaud Camus et son grand remplacement ainsi que les sympathisants du FN, si l’on suit bien. Soyons séreux ! Notre premier critique littéraire, Valls, a exclu Houellebecq, Onfray, Alain de Benoist, Soral, etc. du débat ; quant à la grande penseuse du ministère de l’Éducation nationale, du haut de ses 80 de QI, elle ne veut pas de la concurrence de « pseudos intellectuels » tels que des académiciens comme Finkielkraut ou Hélène Carrère-d’Encausse. Soyons clairs : pas de débat ! mais des raouts mondains entre bobos du PS.

« Le contournement de la carte scolaire … met à mal la mixité scolaire », prétend-on : ce n’est rien moins qu’une contre-vérité. C’est au contraire la carte scolaire qui empêche la mixité, c’est l’obligation d’inscrire ses enfants dans le quartier de résidence qui interdit qu’ils rencontrent les enfants des autres quartiers et d’autres classes sociales. C’est le contournement de la carte scolaire qui permet à des enfants de quartiers difficiles de fréquenter des établissements de meilleurs quartiers et de vivre la « mixité scolaire ». Nombreux sont ces enfants, souvent issus de l’immigration, à fuir l’école et le collège-poubelle auxquels ils sont condamnés par la carte scolaire pour se rendre dans des établissements – grâce à de fausses adresses ou en payant dans l’enseignement privé catholique – moins mauvais, seuls établissements où ils auront une chance d’une « promotion républicaine ».

On pleure ensuite sur « les fermetures d’un bureau de poste, d’une agence du Trésor public, des services de la Sécurité sociale ou de la Caisse d’allocations familiales », fermetures regrettables, mais conséquentes directement des politiques d’austérité et de baisses des dépenses de l’État reconduites d’années en années depuis au moins Sarkozy, politiques conditionnées à la vassalisation de la France à l’Europe de Bruxelles. Il ne peut y avoir de politique de sauvegarde des services publics dans cette Europe avec les principes néolibéraux qu’elle a érigé en dogmes. Prétendre le contraire serait se mettre des visières ou être de mauvaise foi.

Demander aux fournisseurs d’accès de « couvrir de très haut débit les parties délaissées du territoire national » est, non seulement très à côté des problèmes, mais de même interdit par Bruxelles. Le « regroupement des services  … CPAM, CAF, Pôle Emploi en un lieu unique » va par ailleurs à l’encontre de cette présence disséminée sur le territoire qu’on prétendre vouloir juste au-dessus. La centralisation des services va de toute évidence à l’encontre de la multiplicité de leurs implantations. D’autre part, ces services sont gérés par les partenaires sociaux et non par l’État. Quant à ce que « la concertation des citoyens et la participation de tous doivent être encouragés », ce ne sont que des vœux pieux !

Nos amis du PS disent leur « reconnaissance à ces millions d’hommes et de femmes engagés dans la vie associative », oui oui, sauf que… c’est faux. Ce ne sont que les associations qui plaisent au PS qui sont encouragés, toutes celles qui auraient des idées qui ne lui reviennent pas sont au contraire stigmatisées. Le « vivre-ensemble » du PS, c’est le vivre-ensemble entre eux seuls qui pensent pareil ! On comprend d’ailleurs pourquoi c’est aux « préfets » que l’on voudrait faire appel – plutôt qu’aux Conseils départementaux ou régionaux par exemple – pour recenser ces associations : les préfets sont directement des agents du pouvoir nommés par lui tandis que les autres sont de plus en plus rarement PS. Faire appel aux préfets signifie les charger de sélectionner les seules associations qui plaisent au PS pour obtenir les subsides de l’État. De « ces millions d’hommes et de femmes engagés dans la vie associative », il ne restera que quelques milliers des associations plus ou moins gauchisantes de ceux qui votent PS, au moins au deuxième tour. Clientélisme : ça ne coûte rien, c’est l’État qui paye ! On veut même se servir du « service civique » à grande échelle pour subventionner, pour un honteux salaire de misère (573€ par mois), ces associations politiques qui permettent, cerise sur le gâteau, de faire baisser les statistiques du chômage chez les jeunes.

On vante « notre action depuis bientôt trois ans pour la croissance et l’emploi », c’est probablement, au vu des chiffres, les gouverne-ments Ayrault et Valls étant parvenus à faire encore pire que leurs prédécesseurs et que tous nos voisins européens, d’humour qu’il s’agit ?

Oui, « la hausse des actes antisémites … est insupportable. De même, d’ailleurs, que la multiplication des actes antimusulmans » ; cela posé, ce sont les actes anticatholiques, en France et dans le monde, pas seulement au Moyen Orient, qui est le vrai fait du moment et qui est absolument obéré par ce rapport « idéologique » et in-objectif au possible. Plutôt que de s’indigner de « la haine de nos compatriotes musulmans » par certains groupes, plutôt que des sentiments de ceux-ci ou ceux-là, nos amis du PS feraient mieux de s’occuper d’actes qui visent des gens victimes, souvent victimes de musulmans, soient-ils femmes, apostats, juifs, catholiques ou « homosexuels » ! le PS devrait davantage s’inquiéter des Français victimes de faits que de ceux qui ne le sont que d’affects !

Bien sûr, nos chantres de la liberté d’expression veulent commencer par sévir contre elle sur le net « sous peine [pour lui] de devenir un vecteur de haines » – toujours cette obsession sentimentaliste qui craint davantage la haine que les balles de kalachnikov ! (Le monde est pourri d’idées chrétiennes devenues folles!) Sans oublier les « théories du complot » ! vraiment, c’est bien là le problème de la France et des Français que les « théories du complot » ! expression stupide qui désigne tout ou n’importe quoi et dont rappelons que l’origine est l’assassinat de JFK, le pouvoir américain ayant ainsi stigmatisé toute autre perception de l’affaire de Dallas que l’officielle (à laquelle à peu près personne ne croit).

Affirmer qu’ « il a fallu plus d’un siècle à l’église catholique pour accepter la laïcité » est faux : la laïcité est un principe chrétien, les laïcs sont ceux qui ne font pas partie du personnel ecclésiastique. Le conflit entre l’Église et la IIIe ne peut légitimement être ramené à cette caricature grossière.

Je suis surpris de lire qu’il a fallu « attendre l’affaire Dreyfus pour que les juifs identifient l’État à la République » ! c’est là exactement un des arguments des anti-dreyfusards qui avançaient que l’on ne pouvait avoir confiance dans les juifs parce qu’ils auraient une deuxième allégeance, juive, cosmopolite, non française, et donc non républicaine. Cet argument fleure l’antisémitisme – certes « de gauche » – à plein nez ! Lire ça en 2016 signé par des « progressistes » du PS a quelque chose d’écœurant.

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Ce vil pamphlet made in PS fut signé par Laurent Dutheil, Alain Bergounioux, Florence Augier, Ericka Bareigts, Jean-Louis Bianco, Colombe Brossel, Sylviane Bulteau, Luc Carvounas, Marie Colou, Kamel Chibli, Karine Gloanec-Maurin, Elsa di Méo, Samia Ghali, Estelle Grelier, François Kalfon, Marc Mancel, Emmanuel Maurel, Sandrine Mazetier, Claude Roiron, Isabelle This-Saint-Jean, Yannick Trigance. Quelques-uns d’entre eux auraient heureusement désavouer cette prose digne dézeurléplussombres.

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L’imam Idris Sihamedi condamne l’État islamique

Capture du 2016-01-25 14:53:19  Je n’ai pas vu l’émission Supplément en direct. Je ne l’ai même pas regardée en différé. Je n’ai pas de télévision et ne trouve aucun intérêt à          l’ « information » donnée par les médias dominants, Banal+ en particulier. C’est uniquement par le bruit médiatique que j’ai découvert la polémique autour du grand méchant Idris Sihamedi.

Précisons tout de suite que j’ai une réputation surfaite d’ « islamophobe » du fait que je ne prends aucun gant pour dénoncer que des actes ont été commis par des padamalgams et autres musulmans. Je ne suis pourtant pas islamophobe : je ne crains pas l’islam ; je ne l’aime pas pour autant ni n’aime aucune des religions juives – judaïsme, christianisme, islam – quoique je ne les mette aucunement toutes dans le même panier. Mais n’entrons pas ici dans un débat théologique !

Qu’un dirigeant d’association musulmane refuse de dénoncer l’État islamique, voilà dont on aurait pu penser que cela me plairait ! Or, quand je me suis intéressé à la séquence incriminée, je n’y ai pas trouvé ce que l’on m’avait dit.

Le site de yahoo, se référençant au Hufftigton Post (où la phrase n’est pas – plus ? – ce midi), à la question posée : « Vous condamnez l’État islamique ? » donne cette transcription : « Je vais pas vous dire, non je ne condamne pas si ils tirent sur des femmes enceintes… Mais oui, je suis gêné de la question. » Le Hufftington de Anne Sinclair en conclut, en toute logique, que notre barbu a « refusé de condamner les actions de l’état islamique ». Ouh le vilain !

Capture du 2016-01-25 12:43:18

Mais voilà… Je ne me suis pas contenté de lire l’article, j’ai aussi écouté l’enregistrement. Il ne fallait pas. Voici les propos de M. Sihamedi :

« Ben si y tuent des gens des gens dans des cages etc. je vais pas vous dire oui si y tirent sur des femmes enceintes je vais pas vous dire euh je vais pas vous dire non je condamne pas donc, je pense que oui mais si je suis gêné de la question parce que » etc.

Passons que, comme on peut s’en rendre compte, il s’agit de français oral. Quant à la ponctuation, je n’en ai mis aucune à juste titre. Remarquons que la retranscription présentée sur le site yahoo est très approximative ! Pour commencer, elle ne prend pas le début de la phrase, ensuite elle inverse les membres qu’elle sélectionne, enfin elle introduit une ponctuation et même ajoute un « oui » :

« si y tirent sur des femmes enceintes … je vais pas vous dire non je ne condamne pas … mais … [oui]  je suis gêné de la question. »

Première remarque, il n’est pas possible, objectivement, de placer « je suis gêné de la question » dans la même phrase ni de mettre un point final derrière. Il n’est pas plus légitime de transformer le « mais si… », où un développement attendu a été arrêté par l’interviewé, par un « mais oui ».

Reprenons objectivement la phrase originale et donnons-lui la ponctuation, en fonction du sens et de l’enregistrement, qui l’éclairera :

« Ben, si y tuent des gens – des gens dans des cages, etc., je vais pas vous dire « oui » –, si y tirent sur des femmes enceintes, je vais pas vous dire, euh, je vais pas vous dire : « non, je condamne pas » ; donc, je pense que oui ; mais si… Je suis gêné de la question, parce que » etc.

Remettons le plus honnêtement ça en bon français :

« S’ils tuent des gens – des gens dans des cages, etc., je ne vais pas vous dire « oui » –, s’ils tirent sur des femmes enceintes, je ne vais pas vous dire : « non, je condamne pas » ; donc, je pense que oui ; mais si… Je suis gêné de la question, parce que » etc.

Donc, en ôtant les incises, à la question de savoir s’il condamne l’État islamique, on obtient que Idris Sihamedi répond :

« S’ils tuent des gens, s’ils tirent sur des femmes enceintes, je ne vais pas vous dire : « non, je condamne pas » ; donc, je pense que oui. » Le « oui » final répondant clairement à la question de la condamnation de l’État islamique, ceci étant une répétition de la réfutation de la non-condamnation de l’État islamique : « Je ne vais pas vous dire : « non, je condamne pas. » » Par ailleurs, le fait qu’il se déclare gêné par la question, appartenant à une autre phrase, nous n’avons pas ici à en tenir compte pour savoir si, oui ou non, il condamne l’État islamique.

D’où je conclus que notre barbu, non seulement condamne bien l’État islamique, mais réfute aussi sa non-condamnation de cet État islamique ; du moins le déclare-t-il sans l’ombre d’un doute.

Peut-on lui reprocher d’y mettre la condition que cet État commette bien les atrocités – tuer des gens, tirer sur des femmes enceintes – qu’on lui connaît ? Or ne sont-ce pas là les mêmes raison qui nous font condamner l’État islamique ? Met-il en doute que l’État islamique commette ces actes qui lui sont reprochés ? Peut-être ailleurs, mais rien de ce qu’il dit ici ne permet honnêtement de l’affirmer.

Je remarque par contre que Idris Sihamedi va beaucoup plus loin que le gouvernement Valls, Hollande et son ministre, Mme Najat Belkacem, présente sur le plateau : la question posée portait sur l’ « État islamique » et c’est lui qu’a condamné M. Sihameni et non des acronymes ridicules tels que Daesh, Daech, voire même de la lessive, Dash, comme notre président quand il se prend pour la mère Denis.

Les médias colportent que cet imam ne condamne pas l’État islamique, il ne nous étonnera donc pas que ce soit faux et que, au contraire, il le condamne. Quant à Mme Vallaud-Belkacem, de même que le présentateur de la chaîne payante, il est probable que leurs déficits culturels combinés auront fait qu’ils n’auront pas compris – certes, assez controuvée – la phrase prononcée par l’imam ? Alors, ne faut-il pas se demander, de tout ce battage médiatique organisé contre ce dernier, s’il n’a pas d’abord pour but, non d’enfoncer M. Sihamedi, mais de tenter de sauver un ministre qui, à cause de son inintelligence, a eu une réaction déplacée en direct ?

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D’ailleurs elle précise sur sa page fesse-bouc qu’elle reproche à l’imam de na pas avoir condamné son baril de lessive Dash, ou Daesh :

Capture du 2016-01-25 20:00:07

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Incident à Berlin : une jeune fille meurt sur les rails du métro

On s’apitoie, la fatalité est terrible, le destin injuste ! Un « tragique incident » a tué une jeune Allemande. Comment cet « incident » s’est-il produit ? « Un homme a volontairement précipité une jeune femme sur les voies du métro berlinois. »

Incident ? Un incident, c’est quelque chose d’accessoire, de secondaire, de fortuit, d’imprévisible. Or là, où est l’ « imprévisible » ? Il est avéré que l’homme a « volontairement » poussé la jeune femme, l’incident – s’il avait fallu qu’il y en eût un –, ce serait qu’elle ne soit pas tombée sur les rails. Là, il l’a poussé afin de la faire tomber, tout s’est passé comme la volonté de l’homme avait voulu que ça se fasse, la jeune femme est tombée sur les rails et, en toute logique, en est morte, sans « incident ».

Y aurait-il incident parce que la chose serait secondaire ? Évidemment que pour la majorité des usagers du métro qui ne seront pas passés par cette station à cette heure, il ne s’agit là que d’un « incident » dans leur vie à eux. Mais, pour la victime, pour ses proches, pour son assassin même, c’est tout le contraire d’un incident. Sauf à considérer que de s’entre-tuer est chose tout à fait ordinaire, pas question d’ « incident » ici !

En fait, si, il s’agit bien d’un « incident », du moins pour le journaliste et les siens : ce meurtre – quelles qu’en soient les raisons, cet « incident » est objectivement un « meurtre » – est un « incident » pour la bonne raison qu’il a été commis par un padamalgam. Le meurtrier est iranien dans une Allemagne envahie de jeunes hommes comme lui qui y migrent invités là par la digne successeur d’Adolf Hitler à la Chancellerie berlinoise, Frau Merkel. Alors, il y a le réflexe pavlovien du journaliste de tenter de minorer les faits pour ne pas faire bobo au vivr’ensemble et autres foutaises, ce afin de ne pas encourager le racisme et lézeurléplussombres…

Mais ce que signifie surtout l’ « incident » journalistique de 20 minutes, c’est que cette mort de cette Allemande de vingt ans n’est qu’un « incident » dans la vague de migrants arrachés à leur terre pour s’installer dans le pays tudesque. C’est une mort qui ne pèse pas lourd par rapport au projet gigantesque de changer la nature profonde, génétique et culturelle, du peuple allemand en premier lieu, de tous les peuples européens par la suite. Cette mort de cette Allemande tuée par un Iranien, c’est infime.

Cette désinformation journalistique est grave. Non seulement parce que, moralement, elle est une déformation honteuse, et méprisante pour la victime et les siens, de la réalité ; mais surtout parce qu’elle est emprunte d’un racisme viscéral qui amalgame, par ce terme « incident » pour le moins inapproprié, tous les migrants (on ne sait d’ailleurs pas si l’Iranien assassin est un migrant), tous les musulmans, tous les Arabes (et même les Perses) avec ce seul meurtrier du métro de la capitale du Reich. Racisme de journaliste qui considère que ces étrangers viennent de peuples arriérés qui n’ont pas encore reçu la flamme de la civilisation portée chez eux par l’Occident sous la bannière de Jules Ferry et ses frères. De même que les hallucinantes déclarations de « féministes » telles que Caroline de Haas ou Clémentine Autin pour absoudre les violeurs de la Saint-Sylvestre, c’est d’abord un violent sentiment de supériorité du journaliste sur les autres, et en tout premier lieu sur les Iraniens en général et leur culture, qui s’exprime par cet « incident ».

Capture du 2016-01-21 13:01:11

Autre désinformation courante dans ce genre de nouvelles, le « jeune femme ». En effet, cette « jeune femme »… avait vingt ans, il s’agissait donc, physiologiquement, d’une grande adolescente et donc le terme devrait être « jeune fille », ne serait-ce que par galanterie. Mais non, il faut la vieillir pour minimiser le crime puisque le criminel est un padamalgam ; de cette fille, faire une femme, sous-entendant que, à vingt ans, elle a déjà eu sa vie de femme bien remplie.

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Fini #BourdinDirect pour Thomas Guénolé !

Thomas Guénolé s’est fait virer de RMC. La faute ? il a dit une grosse bêtise, mis en cause la BRI en ne vérifiant pas ses sources, douteuses. Alors, liberté d’expression-etc. ! Comme Zemmour avait été éjecté à cause de propos qu’il n’avait pas tenu, de l’autre côté de la barrière, du côté bobo de compétition cette fois, sauvons le soldat Guénolé !

Ouais ouais, mais…

L’émission du face-à-face Zemmour avec le père Domenach était une émission phare d’I-télé. La chaîne d’info en continu s’était coupé un bras en la supprimant. N’écoutant pas Bourdin où Guénolé avait sa chronique quotidienne, j’ai voulu me faire une idée, je suis allé voir sur Twitter, le réseau social de l’information, ce qu’écrivaient les internautes de ce chroniqueur sur toute la semaine, depuis le 14 novembre jusqu’à ce matin et sa dernière intervention.

Pas brillant !

Hormis le 17 novembre où il communiquait son info véreuse et eut droit à l’avalanche de trois tweets d’un coup avec le hashtag de l’émission, #BourdinDirect – dont deux de la chaîne RMC et un de Gilbert qui pointait déjà que Guénolé n’était « pas honnête » quant à ce qu’il prétendait et se révélera faux –, on n’est pas débordé de commentaires sur sa chronique de chaque jour. Certes, celle-ci avait été annulée le 18 novembre en raison de la fusillade à Saint-Denis. Il a même tweeté lui-même à cette occasion et a suscité tellement d’intérêt qu’il a été retweeté une fois et a eu droit à six cœurs. (Sur de telles émissions, c’est évidemment infime, à la limite du ridicule.)

On n’a même pas trouvé vingt tweets sur lui, dont plusieurs de lui-même ou de RMC. Finalement, le virer réussit enfin à le faire exister et le voici soudain dans les tendances de Twitter ! À chaque chose, malheur est bon.

Capture du 2015-11-23 18:10:55

Pourtant, on s’attriste ; en effet, M. Guénolé manquera à Patrick. Patrick se « régalait » quand « le bouffon arrive » et se lamentait, le 17 novembre, d’avoir « raté les délires verbaux » de son bouffon préféré.

Mais Patrick est des plus courtois parmi les fans de M. Guénolé. Pascal est dégoûté par les « commentaires répugnants de Guénolé »,  « politologue de la gauchiasse » selon Daniel, quand un certain Blueberry parle lui d’un « connard de Guénolé » qui « est à vomir ». Quant à Jonathan, plus pratique, il propose une « dédébilisation » de Thomas Guénolé.

Bien sûr, il y a des messages dans l’autre sens qui s’enthousiasment de ce « connard » de « bouffon « à vomir » et de ses « délires verbaux » ! Eh bien… eh bien en fait non ! personne ne prend son parti, les seuls qui le citent le font plutôt pour le moquer : il semble bien que pas grand monde n’appréciait ce Thomas…

Capture du 2015-11-23 17:55:11

Pirate nous dit « stop Guégnolé ! » dès le 17 novembre ; au grand dam de Patrick, il semble qu’il ait été entendu. Mais est-ce vraiment de censure qu’il s’agit ? Picador suggère qu’il pourrait plutôt y avoir une affaire de « baisse d’audience » dans cette éviction du mal-aimé Thomas ; en particulier, on peut l’imaginer, avec une chronique et son chroniqueur qui font un tel fiasco. RMC n’aurait-elle pas profité du dérapage du 17 pour se débarrasser de ce monsieur dont le discours ne faisait décidément pas recette ?

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