Mélenchon sur sa pirogue

« Trois pôles se disputent l’hégémonie idéologique sur notre société. Le premier : « ma tribu d’abord, périssent les autres ! » C’est la règle brune. C’est l’extrême droite de Madame Le Pen qui domine ce bloc où l’on trouve aussi Dupont-Aignan et Asselineau. Le second c’est : « chacun pour soi, le marché pour tous ». C’est la règle d’or. Ici domine à cette heure la candidature d’Emmanuel Macron. Le troisième c’est le « tous ensemble ». C’est ce que fédère en majeure partie ma candidature. » Le crétin, ou le salaud, qui raconte cela n’est pas, on aurait pu le croire, Apathie, mais son jumeau à cheveux et lunettes, Mélenchon.

Dans le petit monde manichéen post-soviétique du Pol-Pot du Front de Gauche, dit France insoumise, avec, pour logo, une espèce de spermatozoïde, il y a Pétain (le FN, DLF et l’UPR), il y a Bastiat-Hayek-Friedman (Macron), et puis il y a les bons, lui, le petit père des peuples français. Finalement, la caricature dessinée au burin ici, c’est ni plus ni moins celle de 1850 : la droite, la gauche, enfin les socialistes devenus « de gauche » aujourd’hui en même temps que la gauche s’est fait appeler, comme le PS, socialiste. Ce qui permet, habile tour de passe-passe, au leader minimo « insoumis » de réactiver le clivage droite-gauche (utile quand on a choisi ce « gauche » pour qualifier son parti quand il ne veut plus dire grand-chose à personne depuis bien longtemps). Nulle nécessité de critiquer cette caricature de pensée, peut-être n’est-ce que politichiennerie de la part de Mélenchon et qu’il est moins bouledogue que ce qu’il montre ?

Voyons plutôt de quoi il retourne sérieusement !

« Pareille aux kaléidoscopes qui tournent de temps en temps, la société place successivement de façon différente des éléments qu’on avait cru immuables et compose une autre figure. » Proust

Politiquement, la France est divisée en quatre grands courants qui s’opposent et se conjuguent à partir de quatre pôles, les deux premiers clairs – mondialistes et ceux qui s’y opposent –, les deux suivants opaques – le bon vieux clivage droite-gauche de mémère dont le sens échappe autant aux vrais gens qu’à ceux qui sont instruits.

– Le premier groupe clair est mondialiste, premier puisqu’il est à l’Élysée, et ce depuis très longtemps. C’est celui du capitalisme financiarisé et de la mondialisation vendue à l’ultralibéralisme. On y défend l’Europe, le marché libre et son autorégulation naturelle, il a trois candidats concurrents à cette présidentielle : Macron, Fillon et Hamon.

– Le second groupe politiquement clair est celui qui s’oppose à ce premier, critiquant le mondialisme, le libéralisme et donc l’Europe. Il est celui de tous les autres candidats, à plus forte raison, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, François Asselineau et Jacques Cheminade.

Concrètement, l’économie étant la superstructure de tout le reste, ces cinq candidats ont quasi le même programme (on ne s’y oppose que sur des sujets secondaires : les ovocytes, la PMA, l’islam, l’immigration, toutes choses qui dépendent directement de l’économique). Oui MLP, NDA et JLM ont le MÊME PROGRAMME !

On peut décomposer ainsi :
– les mondialistes de droite : UMP-LR, UDI, Modem,
– les mondialistes de gauche : PS, EELV, EM,
– les antimondialistes de droite : FN, DLF, UPR,
– les antimondialistes de gauche : FdG, NPA, LO.

Les frontières entre droite et gauche sont très poreuses : classer à droite l’UPR est aussi peu cohérent que de mettre le En Marche de Macron à gauche (Madelin serait de gauche ?).

Il y a entre les chapelles des nuances et des contradictions internes qui font leurs singularités : l’immigrationnisme est d’essence foncièrement mondialiste, ça ne se discute même pas. Il en est de même de tout ce qui concerne GPA, PMA, et même IVG : tous ces procédés concourent à commercialiser et financiariser la vie intime (l’IVG est bénéfique pour le PIB !).

Réciproquement, les positions de défense de la famille, voire des mœurs, de certains partis de droite, notamment de Fillon, sont incompatibles avec le libre commerce et la mondialisation qu’ils défendent par ailleurs (Madelin, encore lui, est appréciable dans le sens où il est libéral et donc pour Macron). La perspective fermée à l’immigration de candidat des republicans est de même incohérente.

On ne peut pas être critique de la mondialisation, a fortiori souverainiste, et défendre le mariage gay (qui est avant tout commercial et ludique) et l’ouverture des frontières aux immigrés.

On ne peut pas être contre l’immigration et favorable au libre marché, ce serait refuser aux hommes ce que l’on promeut pour les marchandises et les capitaux, cela n’a aucun sens.

Les partis les plus cohérents parce qu’ils opposent clairement les mondialistes à ceux qui en sont le plus entièrement critiques, ayant saisi que l’on ne peut pas faire de détail, sont l’UPR, DLF et le FN du côté « souverainiste » (avec des nuances pour chacun d’eux), en réalité antimondialiste, face à un vrai candidat cohérent du mondialisme (si cohérent qu’il ne peut l’exprimer tant pas grand monde ne veut de ce globalisme), Emmanuel Macron dont on peut saluer que ce candidat promeuve vraiment quelque chose.

Quant à M. Mélenchon, il navigue dans des eaux qui sont vaseuses. Il refuse certaines conséquences de sa critique de la mondialisation et l’arrête sur plusieurs thèmes à des conceptions mesquines purement gaugauche-panier (les zentizimmigrés, les zantifas d’un autre siècle, le elgébétisme et le féminisme à balles-deux…). Il est de ceux (quasi tous le sont plus ou moins) qui veulent ménager la chèvre et le chou. C’est évidemment ridicule puisque le marché est le plus fort : le laisser entrer ici, c’est lui ouvrir toutes les portes. Se défendre face à l’offensive mondialiste portée avec brio par Macron, cela ne peut se faire que totalement, on ne peut pas garder des petits éléments de mondialisme si l’on veut vraiment s’opposer à ses conséquences désastreuses. Mélenchon, certes avec panache, n’est qu’un commandant de pirogue.

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Le quinquennat de Sens commun

Le quinquennat de Sens commun*

  • Allocution du 18 septembre 2017

Françaises, Français,

Vous m’avez élu à la présidence de la République et je prends très au sérieux la charge que vous me donnez. Je tiens à remercier ceux, majoritaires dans le pays, qui, en déposant un bulletin François Fillon dans l’urne, m’ont confié la lourde tâche de conduire notre pays, la France. Il me faut les rassurer de suite qu’ils n’ont pas eu tort : je mettrai en route le programme pour lequel vous m’avez choisi.

[…]

Vous connaissez mon attachement aux valeurs de la famille et savez combien je suis un homme de conviction. J’ai donc décidé, dès à présent, de la mise en place d’une commission qui, sous la direction de Luc Chatel, étudiera les possibilités, si ce n’est de l’abroger, de revenir sur certains excès consécutifs à la loi dite du « mariage pour tous ». Dans ce sens, j’ai d’ores et déjà suspendu les décrets de Mme Taubira concernant la transcription en droit français de l’adoption d’enfants nés de mère porteuse ou par PMA à l’étranger en contravention avec la loi nationale.

Par ailleurs, avec mon gouvernement, nous allons restaurer une véritable politique de la famille par une revalorisation sensible des allocations familiales pour les pères et mères d’enfants. Je dois vous avouer que nous envisageons aussi de restreindre la portée du « délit d’entrave à l’IVG ». Tout en étant sensible au problème des grossesses indésirées, il nous faut nous interroger, dans un pays civilisé et développé comme le nôtre, le pays de la liberté d’expression, je vous le rappelle, sur la pertinence d’empêcher ceux qui voudraient proposer aux femmes d’autres solutions que le recours à l’avortement de pouvoir leur présenter leurs propres alternatives.

Nous sommes par ailleurs très préoccupés par ce que certains appellent la « théorie du genre » et étudierons comment revenir sur certaines dérives de cet enseignement, dérives craintes, à juste titre, par beaucoup de parents. Père moi-même de cinq enfants avec ma femme, Penelope, vous savez tous combien ces questions me sont chères.

  • Allocution du 25 avril 2018

Françaises, Français,

La commission présidée par Luc Chatel a rendu hier ses conclusions dont j’ai pris connaissance avec l’intérêt que vous devinez. Les rapporteurs insistent sur la difficulté de revenir sur cette mesure phare, le mariage entre personnes de même sexe, de mon prédécesseur à l’Élysée. En effet, les dernières recommandations de l’Union européenne, dont la France est membre, ce en conformité avec les prescriptions onusiennes, insistent sur la possibilité d’étendre sans restriction le mariage à toutes les formes de pratiques sexuelles et le plus librement possible.

Par ailleurs, la Cour européenne de justice et la Cour européenne des Droits de l’homme ont averti que tout retour en arrière sur ces questions au sein de l’Union serait poursuivi devant leurs tribunaux. Personne ne voudrait abandonner l’Europe de paix et de prospérité dans laquelle nous sommes depuis cinquante ans ; aussi, mon gouvernement ne reviendra pas sur la loi du mariage pour tous.

Toutefois, conformément à ce qu’avait promis avant de se dédire Monsieur Hollande, nous allons instituer la possibilité d’ « objection de conscience » pour les maires qui, au nom de principes qui sont les leurs – je pense notamment à l’objection soulevée par le maire de Puteaux, Souad Elkhomri –, ne voudraient pas célébrer de telles unions. Les préfets pourront dès lors désigner un maire de substitution pour marier les couples si le maire sollicité s’y refuse.

En ce qui concerne le délit d’entrave, le Conseil d’État s’est opposé à ce que l’on revienne sur ce texte et nous en prenons acte avec consternation.

  • Allocution du 12 novembre 2018

Françaises, Français,

Je suis heureux de vous confirmer que notre politique familiale a porté ses fruits puisque la natalité en France a augmenté d’un dixième de points. C’est une grande réussite et mon cœur vibre à l’idée de tous ces petits Français que nous allons aider à grandir dans ce beau pays. Malgré les difficultés économiques persistantes, nous continuerons dans ce sens. Cela pèse lourdement sur les finances de l’État, mais c’est un réel choix de l’avenir, l’avenir au travers des enfants pour demain.

En revanche, la décision de ne plus retranscrire en droit français les enfants nés par procréation médicalement assistée ou par gestation pour autrui s’étant vue attaquée par les instances juridiques européennes, soucieux de garder les meilleures relations qui soient avec nos partenaires, j’ai demandé à Madame la ministre de la Justice, Nathalie Kosciusko-Morizet, de rédiger un nouveau décret dans des termes moins idéologiques que ceux de Christiane Taubira. De toute façon, notre intention n’a jamais été de discriminer des enfants innocents à cause de fautes éventuelles qu’auraient pu commettre leurs parents naturels ou adoptifs. Ces petits garçons et filles seraient devenus, et nous nous en réjouissons, français à leur majorité, nos amis européens tiennent à ce que cela ait lieu plus tôt, cela ne change pas grand-chose et nous serons tout aussi satisfaits de les accueillir, dès leur arrivée sur le sol français, comme membres à part entière de la communauté nationale.

  • Allocution du 2 juillet 2019

Françaises, Français,

Suite à certains excès qui ont alimenté la polémique autour des études de genre, je tiens à fermement démentir certaines rumeurs persistantes. Non, les études de genre n’impliquent pas la négation de l’identité sexuée mais permettent, au contraire, de la redéfinir en fonction des perceptions des individus. Je rappelle, à ce propos, que j’ai été un précurseur, et j’en suis fier, quand c’est mon ministre, Luc Chatel, sous la présidence Sarkozy, il y a bientôt dix ans, qui a eu la sagacité d’importer les conclusions de philosophes et sociologues de l’université américaine dans nos programmes de sciences naturelles. Ce faisant, la France ne sera pas en retard sur cette grave question et nous pourrons nous réjouir des chercheurs de haut niveau que ces études nous font espérer.

Il me faut rassurer tous les parents, ces études ne présentent aucun danger. Mais, et même si je ne veux pas incriminer nos enseignants, il se trouve qu’il y a effectivement eu quelques erreurs regrettables de quelques pédagogues ayant mal compris certaines préconisations de l’Éducation nationale. Ces fautes seront sanctionnées si nécessaire mais ne remettent en rien en question l’enseignement du genre à l’école. D’ailleurs, les études de genre sont désormais incluses dans les programmes de quasiment tous les pays européens, elles seront d’un grand bénéfice pour tous les Français.

  • Allocution du 20 juin 2020

Françaises, Français,

Vous savez mes convictions et combien elles sont inébranlables. Pour autant, notre pays traverse une crise difficile en ce moment. Ayant, suite au quinquennat Hollande, hérité d’une situation désespérée, nos réformes du Code du travail et de la durée du temps de travail n’ont pu, autant qu’on l’aurait voulu, redresser la balance des paiements de la France. La dette pèse plus que jamais, nous ne pourrons nous ranger sur les critères de Maastricht sans quelques mesures de rigueur.

Les marchés financiers, dont dépend notre économie, exigent que mon gouvernement coupe dans certaines dépenses. Nous ne pourrons, chers concitoyens, conserver l’euro, cette monnaie à laquelle les Français tiennent tant, sans qu’il n’y ait certaines contreparties. Il me faut donc, au moins provisoirement, revenir sur certaines aides sociales, notamment les prestations familiales et limiter leur poids sauf à alourdir de façon insoutenable les impôts des Français.

Jusqu’à ce que nous ayons enfin reçu récompense des efforts conséquents, mais indispensables, suite aux réformes que nous avons lancés avec courage des marchés de l’emploi et de l’âge de la retraite, jusqu’à ce que nous soyons entrés dans une meilleure conjoncture, je me vois contraint, et vous comprenez bien combien c’est pour moi douloureux, de diviser par deux les montants des prestations familiales en les limitant à deux enfants ayant droit par foyer. Ceci ne pourra être que temporaire mais c’est nécessaire pour que notre pays puisse encore rayonner, grâce à l’Europe, dans le monde.

  • Allocution du 21 décembre 2020

Françaises, Français,

À quelques jours seulement de Noël, cette fête qui célèbre la naissance d’un enfant auquel vous me savez attaché, nous avons enfin de grands motifs de satisfaction. Oui, notre pays va mieux. L’économie redémarre, les statistiques le démontrent.

La mesure que notre gouvernement a eu l’audace de prendre, l’été dernier, a en effet porté ses fruits. Ces fruits sont ces enfants que des mères françaises, avec une charité que j’oserai qualifier de chrétienne, font naître depuis que nous avons légalisé la gestation pour autrui sur notre sol. Nous pouvons, mes chers compatriotes, nous enorgueillir que la France est, et ce en seulement quelques mois, passé premier exportateur dans le monde. Les revenus de ce commerce, un commerce que je n’hésiterai pas à qualifier d’amour, sont lucratifs et viennent redonner espoir aux malheureuses femmes que la crise persistante avaient conduites bien en deçà du seuil de pauvreté. Plus que le savoir-faire français, c’est l’être humain conçu dans des ventres français qui envahit la planète. Français, et Françaises d’abord, soyons fiers de nous !

 

  • Allocution du 12 juin 2021

Françaises, Français,

Je suis bien aise de vous faire part de mon intention de briguer un second mandat à la tête de l’État. Oui, je ne ferai pas davantage durer le suspense, je serai, en avril 2022, parmi les candidats à la présidence de la République.

Suite à la nouvelle loi sur la parité que nous avons fait voter, loi qui impose, je vous le rappelle, qu’à chaque élection se présentent autant de candidats femmes qu’hommes, conformément à la loi de juin dernier qui autorise légalement à déterminer son sexe d’appartenance, je me présenterai sous e164a012cf8ca78c0ee8e4144a272439le nom de Françoise Fillon. En effet, Françaises, Français, mes cher.e.s compatriotes, j’ai réalisé que j’étais une femme tout au fond de moi. Cela n’aura aucune incidence sur mon mariage puisque, dans le même temps, Penelope, mon épouse-mari que j’aime, a, de son côté, compris qu’elle était en fait un homme. Croyez, cher.e.s concitoyen.ne.s, que je serai heureuse d’être la première femme présidente de la France !

* Sens commun est un mouvement politique créé afin de récupérer les éléments les plus droitards de la Manif pour tous au profit de l’UMP-LR, et donc de Fillon.

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Vous n’aurez pas ma haine ! je suis trop radin pour ça

(Le terme « gauchiste » ou « de gauche » correspond historiquement à « social-démocrate ». Les purs gauchistes d’aujourd’hui sont, en France, François Hollande, Daniel Cohn-Bendit ou Emmanuel Macron.)

Les gens de gauche sont radins, c’est bien connu. La radinerie est même le trait caractéristique de toutes les personnes « de gauche ». Ces gens de gauche sont tellement radins qu’ils demandent sans cesse à la puissance publique d’intervenir pour secourir les plus pauvres auxquels il n’est pas question qu’eux-mêmes accordent la moindre aide que ce soit. Eux, en effet, ne donneront jamais rien à quiconque, aussi, pour ne plus qu’ils se sentent gênés par ces mains de sans-dents qui les dérangent tant quand elles se tendent pour leur demander la charité, ils exigent que ce soit d’autres qu’eux qui viennent au secours des plus démunis. « C’est pas cher, c’est l’État qui paye ! » voilà quelle est la devise du gauchiste.

« Vous n’aurez pas ma haine » est une phrase typique de gauchiste. Par là, le gauchiste exprime qu’il est tellement radin qu’il ne veut même pas donner sa haine à ceux qui ont, par exemple, massacré la mère de son enfant. Il nargue ainsi les assassins : « Vous pouvez y aller, les gars. Ma haine, je la garde pour moi. Vous n’en aurez rien ! je suis bien top avaricieux pour vous refiler quelque chose qui m’est si précieux. »

Le gauchiste sait bien que sa haine a une grande valeur. Du coup, il la cadenasse dans un coffre-fort tout au fond de son cœur et ne l’en laissera jamais sortir. Il y aurait trop de générosité à donner sa haine à ceux qui lui ont tué un être qu’il chérissait ; quelque part, leur donner sa haine, ou même la leur prêter ne serait-ce qu’un instant, ce serait accorder un certain respect à ceux-là qui lui ont tué sa compagne.

Alors que non, il n’accordera pas sa haine à ces gens qu’il ne considère même pas comme des humains et qui n’ont droit qu’à son mépris. Pour lui, ceux qui lui ont pris ce quelque chose auquel il tenait ne sont d’ailleurs pas des humains, au mieux sont-ils « déséquilibrés », lui ne voit en eux que des animaux : on ne va tout de même pas haïr des bêtes ! Une bête, ça ne tue que par instinct, pour se défendre souvent, c’est d’ailleurs parce que ces « bêtes » se croyaient attaquées qu’elles ont bêtement mis à mort sa bonne amie un 13 novembre. On ne peut pas davantage en vouloir à un tigre qui vous égorge dans la jungle qu’à un animal djihadiste qui ferait ça au Bataclan ! c’est ainsi que raisonne un gauchiste.

Si le djihadiste s’est mué en bête, c’est parce qu’on ne lui a pas donné assez –  étant bien entendu qu’il ne saurait être question que ce soit lui, le gauchiste, qui donne, ni sa haine ni rien d’autre, mais que cela incombe à l’État et seulement à l’État-c’est-pas-cher.

Le gauchiste le sait parfaitement bien que la cause de tout cela est le manque d’évolution de certains hominidés : ces derniers (des derniers, selon lui) n’ont pas atteint la majorité, ils sont encore des mineurs kantiens perdus dans les superstitions, c’est exactement pareil que les cathos de la Manif pour tous (sauf que ces cathos n’ont pas l’excuse d’arriver des « peuples inférieurs » de Jules Ferry et Léon Blum). Ce n’est que parce qu’ils sont bêtes que les djihadistes tuent comme ça, on ne peut en vouloir à des bêtes ! mais on peut les domestiquer, les déradicaliser, les civiliser puisqu’elles ne le sont pas encore et appartiennent pour l’instant au règne animal de l’État islamique (mieux vaut d’ailleurs dire « daèche » qui sonne un peu comme le cri d’un fauve).

Si ces bêtes étaient instruites dans les lumières qui sont celles du bon gauchiste, avec l’État qui donnerait à ces bêtes ce qu’il leur faut pour leur litière, elles pourraient même devenir des êtres humains et même mériter qu’on les respecte ! alors que là, non ! elles ne sont que des animaux dangereux qu’il faut apprivoiser.

Tout cela, nous dit le gauchiste, ce n’est qu’une question de domestication du djihadiste. Une fois qu’on lui aura fait quitter la minorité kantienne dans laquelle il erre, on a bon espoir d’en faire un bon bobo comme les autres. Ça marchera peut-être même mieux qu’avec ces manif-pour-tous qui s’accrochent comme des sangsues au règne animal et refusent de se laisser civiliser comme il faut. Alors qu’avec ceux-là, et même avec les djihadistes, on a bon espoir de tellement les faire évoluer vers les lumières de la gauche que, qui sait ? ne pourrait-on prendre un jour une musulmane pour Marianne ? après qu’elle aura abandonné son voile, ayant réalisé que sa religion n’était qu’une bêtise et étant donc devenue humaine comme tout bon gauchiste.

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Fillon et Macron sont dans un bateau

François Fillon a remporté la primaire de la droite et du centre. Il le doit au fait que, tout en étant un personnage connu, il n’était pas associé à grand-chose tant le président pour lequel il avait été le premier ministre pendant cinq ans, un Sarko trop avare de médiatisation pour laisser paraître ses serviteurs les plus fidèles, ne voulait pas se passer d’être aux premières loges. Résultat, le premier ministre, censé être un fusible pour le chef de l’État de la Ve, a grillé celui pour qui il aurait dû être ce fusible à l’électrocution-élection interne à la droite.

Passons sur le cas Juppé qui ne mérite même pas d’en parler.

Avec le « Pénélope Gate » et la découverte du vrai inconnu Fillon – un politicien très ordinaire qui « se débrouille » pour prendre l’oseille où on en trouve –, les Français découvrent qui était le personnage de l’ombre de Sarkozy. Quelqu’un de pas très brillant, un comptable qui prend pour lui les sous où il y en a sans trop se préoccuper de leur origine. Un homme politique à la petite semaine qui ne semble guère étouffé par des convictions de morale républicaine. La « banalité du mal » en plus moral mais moins probe que l’original.

Qui est Fillon ? Un technocrate européiste de la droite la plus traditionnelle, la pire, pas celle de valeurs qu’ont pu représenter en bien ou en mal Maurras ou De Gaulle, non, la droite orléaniste, la droite affairiste et bourgeoise, la droite qui sort de la messe pour fustiger ce fainéant de miséreux. Certes, à la droite de la droite de même qu’à l’extrême gauche la plus socialiste, son discours de détente avec la Russie avait des raisons de ne pas déplaire. Mais quant à ceux qui, comme les plus perdus des opposants au mariage gay, voyaient en lui quelqu’un qui refrénerait les dérives sociétales de la postmodernité, ils doivent avoir la mémoire courte puisque ce n’est pas Mme Vallaud-Belkacem, mais un des propres ministres du gouvernement Fillon, Luc Châtel, qui a imposé la théorie du genre qui-n’existe-pas au lycée en cours de sciences naturelles (alors que les gender studies recouvrent un camp de recherches universitaires en sciences humaines, c’est-à-dire littéraires, et n’ont aucun fondement en « sciences dures » telles les « sciences et vie de la terre », les SVT).

A priori, maintenant que la presse a déballé qui il était, Fillon est fini. Aucun regret.

Reste Macron. Pourquoi celui-ci pourrait-il plaire ? La réponse est simple, c’est la même que pour Fillon : parce qu’on ne le connaît pas. On a découvert ce souriant premier de la classe (je n’ai jamais aimé les premiers de la classe) il n’y a que deux ans et on ne sait pas qui il est. On a raconté des histoires d’amour ridicules pour faire pleurer dans les chaumières sur ce beau gosse, il est censé avoir des capacités par ses études et n’est pas associé par le quidam à grand-chose de concret, donc, beaucoup se disent, face à l’hécatombe des autres prétendants, pourquoi pas lui ?

C’est d’autant plus facile que ce Tintin n’a pas de programme et que, derrière les mots qu’il tricote comme un scoubidou, il n’y a à peu près rien, des envolées lyriques d’adolescent attardé, rien d’autre. Il est si vide que chacun peut mettre dans son néant ce qu’il aimerait y voir.

Le gentil freluquet de la banque Rothschild pourra-t-il continuer dans la vacuité pendant encore trois mois ? Ce sera difficile. D’autant qu’il a face à lui des adversaires qui ne sont pas aussi démunis d’idées énonçables que lui semble l’être. Il y a Marine Le Pen qui ne récite pas la messe évangéliste à la sauce macronienne. Il y a Jean-Luc Mélenchon qui a lui de vraies idées. Il y a encore Hamon, Dupont-Aignan, et même Poutou qui ne sont pas comme le beau-frère idéal Macron des perdreaux de l’année.

Tout porte à croire que, malgré ses soutiens élyséens, Macron n’est qu’une baudruche qui se dégonflera rapidement.

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Lordon perdu entre socialisme et gauche

Frédéric Lordon ne peut pas être assez ignare pour ne pas savoir l’opposition entre « gauche » et « socialisme ». Cette opposition est datée : 1830 environ. Avant 1830, il y avait « la gauche », c’est-à-dire les libéraux, les ancêtres des enfants de Friedman, c’est-à-dire aujourd’hui tout ce qui va de Fillon à Hamon en passant par Macron. La droite, c’étaient les conservateurs monarchistes, légitimistes puis orléanistes, ces derniers faisant des compromissions avec la gauche. Dans ce champ politique, se réclamer de gauche aujourd’hui, cela signifie ne pas être à l’Action française, point.

À partir de 1830 apparaît le « socialisme » qui, se situant vaguement, mais très vaguement, à l’extrême gauche, conteste l’affrontement droite-gauche. Contrairement à la gauche, le socialisme est un mouvement politique qui se définit par sa volonté d’aboutir à l’émancipation du prolétariat et à la justice sociale, concepts totalement secondaires pour la gauche.

Mais il y aurait eu une évolution, un déplacement des lignes politiques, nous prétendent ceux, tels Lordon, qui défendent encore un clivage droite-gauche en se voulant reprendre les habits de la gauche portés avant eux par Benjamin Constant et Frédéric, non pas Lordon mais Bastiat. Est-ce sensé ? Je réponds carrément et nettement « non ».

Si l’on écoute nos chers communicants de la gauche officielle que disent-ils ? Valls a déclaré qu’il aimerait que le PS renonce à s’appeler « socialiste » (Delanoë avait fait de même avant lui), ce qui est parfaitement cohérent puisque Manuel Valls n’a rien à voir avec le socialisme. Que dit le libéral Macron, directement héritier de Constant et Bastiat ? qu’il n’est pas socialiste, mais qu’il est de gauche. Oui, il a 1000 fois raison, il s’inscrit dans la tradition historique de la gauche depuis toujours, en aucun cas dans celle du socialisme.

À vrai dire, comme Juppé éliminé des primaires de la droite où il s’était égaré, Macron est l’illustration parfaite de ce qu’est la gauche : libéralisme à tous les étages, sujétion du politique à la comptabilité économique, toute-puissance de l’individualité sur le social. Macron est un anti-socialiste radical, il est même un pur radical façon IIIe République, style l’immonde Jules Ferry ou Pierre Laval, non moins séduisant.

Lordon veut imposer une nouvelle définition du socialisme qui serait que le socialisme est la gauche d’antan tandis que la gauche serait l’ancien socialisme. Bien. Mais les faits le contredisent. Faut-il se suffire que Mitterrand et Hollande aient été élus sous la bannière socialiste en promouvant des politiques historiquement socialistes alors qu’ils ont effectivement agi en purs hommes de la gauche historique ? L’analyse ne tient pas la route cinq minutes.

Le P«S» est un parti de gauche, et même de la gauche la plus authentique. Vouloir prendre l’étiquette « gauche » au P«S», c’est soit être un « crétin » (dixit Onfray), soit être un « salaud » au sens sartrien. Que Lordon choisisse la boîte dans laquelle il doit être rangé. Malheureusement, le sachant fort érudit et intelligent, il sera difficile de faire de lui un crétin. Il sait parfaitement être un Crétois qui ment et non un crétin qui dit vrai.

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Causeur

Mon canard préféré, c’est Causeur, le mensuel de la patronne Élisabeth Lévy, la juive sioniste qui va rire au spectacle de Dieudonné qu’elle interviewe, la gauchiste qui écoute Zemmour en se souvenant de Muray, la post-soixante-huitarde que sa raison incite à se dire que l’interdit-d’interdire a peut-être des limites.

Dans mon cher Causeur, on trouve des communistes tels le talentueux Jérôme Leroy qui en pince pour Juppé, des Finkielkraut tombé en pâmoison pour Valls, des cinéastes comme Lilienfeld qui se découvre macroniste, etc. Tous les goûts, surtout les plus mauvais, sont dans la nature ! me  direz-vous, et vous aurez bien raison.

En fin de compte, tout ceci que l’on retrouve dans Causeur est assez proche du quotidien des Français de toutes couleurs, races, lubies sexuelles, statuts sociaux et socio-culturels, religions et origines qui se demandent bien par quel loup il leur vaudrait mieux d’être mangé dans quelques mois, surtout depuis que le ballon de baudruche Fillon se dégonfle devant nos yeux éberlués. Pfuit…

Quant à moi, je préférerais n’être croqué par personne mais je sens bien que, après le triste règne du prince Hollande, un autre viendra nous grignoter les abatis. Le ciel m’entende : j’espère bien qu’aucun de ceux précédemment cités ne franchira le porche du Château en vainqueur !

Oui, on est dans une sacrée chienlit ! et mieux vaut en causer qu’autre chose.

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Oui, le féminisme contemporain encourage l’islamisme

Chez certains « altermondialistes », avant tout gauchistes dans la plus pure tradition des radicaillaux, on s’insurge contre des « contre-mouvements réactionnaires des religions » visant les droits des femmes. Occasion bien sûr, pour ces laïcards de combat, de stigmatiser avant toute chose les catholiques. Eux n’ont pas droit au saint Padamalgam ! J’ai tapé moi aussi parfois sur l’Église, je le confesse, et je le referai peut-être si l’inspiration m’en vient. Je me fais fort par contre de ne pas le faire en déblatérant n’importe quoi.

Par exemple :

C’est à la fois un cliché et totalement faux de dire que la domination des hommes sur les femmes est millénaire. Elle est au contraire très datée et récente, c’est la Révolution bourgeoise (voir note) de 1789, avec la révolution industrielle en complément, qui a rabaissé la femme. Contrairement à ce que racontent certains, à gauche comme à droite, la condition des femmes n’a pas connu un progrès constant. La lecture de l’ouvrage démographique d’Emmanuel Todd, notamment, éviterait à ce propos de propager des contre-vérités. Pour ne prendre que notre Europe, la femme celte a connu une dégradation de sa condition avec le droit de la Rome antique, puis une revalorisation pendant le Moyen Age (qui n’a pas été dominé du tout par l’Église, sauf peut-être à sa toute fin), ensuite un lent déclin à partir de la Renaissance, enfin une régression violente au XIXe siècle tandis que le Code civil, inspiré du droit romain, s’imposait sur une grande partie du continent et que les femmes restaient exclues du droit de voter que se réservaient les seuls hommes. À partir de la fin du XIXe, vint une récupération des droits légitimes des femmes, récupération atteinte, comme le notait D. H. Lawrence, dès la première moitié du XXe siècle. Suit la période que nous connaissons aujourd’hui, période au cours de laquelle, derrière Mme de Beauvoir, nous assistons à une tentative antisociale de femmes et d’hommes misandres d’instaurer une dictature gynécocrate sur le monde.

Certains courants religieux contemporains réagissent effectivement à cette déconstruction orchestrée par l’armée hystérique des post-beauvoiristes. Très marginale chez les catholiques vaticanistes, cette réaction légitime est très forte chez nombre de musulmans. On ne peut que constater que les soldats et soldates du féminisme sont parmi les agents les plus motivants pour encourager, en réaction à des exigences grotesques (faire pipi assis ! mais il y a pire), certains musulmans à se radicaliser.

Bien évidemment que la négation de la différence entre les hommes et les femmes portée par les zélotes du féminisme orchidoclaste contemporain inspire l’horreur, la peur et la haine chez ceux qui refusent de se soumettre à ce nouveau dogme postmoderne commandité par le capitalisme spectaculaire ! Car il faut appeler un chat un chat, et un féministe – Fourest, les Femen du milliardaire Soros, Vallaud-Belkacem de la French American Foudation, etc. – un agent du Capital international. À tout seigneur tout honneur, il faut enfin saluer la plus efficace organisation féministe de tous les temps : la Rockefeller Foundation dont quelque sympathie que ce soit avec un réel socialisme, ce même socialisme qui est totalement absent au P«S», n’est pas avérée.

 

  • Dès 1830, la Révolution de 1789 est qualifiée de « bourgeoise » par nombre de socialistes.
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Le PS compense la baisse de natalité par l’invasion migratoire. Le changement de population, c’est maintenant !

Il y a quelques heures, un tweet de Nicolas Dupont-Aignan a suscité certains commentaires ainsi que des demandes de précision que nous avons souhaité vous apporter ici.

Ce tweet est le suivant :

@dupontaignan

« En 2016, les socialistes compensent la baisse de natalité par l’invasion migratoire. Le changement de population, c’est maintenant ! »

Il est parfaitement étayé et justifié.

1) Il s’appuie sur des données officielles et des chiffres inattaquables

Baisse de la natalité : le solde naturel (différence entre les naissances et les décès) en 2016 est de 198 000 (Source INSEE Bilan démographique 2016). À titre de comparaison, le solde naturel était de 302 000 en 2006.

Augmentation de l’immigration : le chiffre des entrées légales d’étrangers hors Union Européenne en France est de 227 550 en 2016 (Source ministère de l’intérieur). À titre de comparaison, les entrées légales étaient de 171 000 en 2006. Ces chiffres n’incluent pas l’immigration illégale. Ainsi une minorité des 59 000 demandeurs d’asile déboutés en 2016 a été expulsée réellement (24 000 personnes ont été éloignées du territoire en 2016).

Si l’on additionne les entrées légales, les déboutés du droit d’asile qui restent en France et l’immigration des autres pays de l’Union Européenne qui n’est pas comptabilisée, on constate très clairement que l’immigration est plus importante que l’accroissement naturel. Ce constat est factuel et est perçu par les Français dans leur vie quotidienne.

2) Ils ne font que constater l’évidence, sans abus de langage, à savoir que la composition de la population de la France évolue (comme en témoignent les chiffres précédemment cités).

M. Apathie affirme sur France Info que NDA ne compte pas les sorties d’immigrés et que le solde migratoire est de seulement 33 000. Libération, de son côté, parle de 95 000 sorties sans revenir sur les entrées.

M. Apathie et Libération s’appuient sur une étude de référence publiée par l’INSEE en 2015 et qui analyse les soldes migratoires entre 2006 et 2013.
Cette étude démontre que le chiffre de 33 000 est totalement artificiel, car il mêle trois catégories de personnes qui vivent en France :

· Les immigrés dont le solde migratoire pour la France est positif de 140 000 (235 000 entrées en 2013 pour 95 000 sorties).
· Les personnes nées en France dont le solde migratoire est négatif. En effet, 120 000 quittent la France (77 000 entrées en 2013 contre 197 000 sorties) contre seulement 60 000 en 2006.
· Les personnes nées françaises à l’étranger dont le solde migratoire pour la France est positif de 13 000.

Deux tendances évidentes ressortent de ces chiffres : de plus en plus de Français s’expatrient et ils sont numériquement compensés par des étrangers. À ce stade, il s’agit de simples constats. Attention, il n’y a plus de chiffres mesurant précisément le solde migratoire depuis 2013 : il va de soi qu’à la lumière des chiffres de 2016, le phénomène s’accentue.

Le chiffre brandi 33 000 de par M. Apathie ignore ces évolutions sur lesquelles NDA souhaite alerter les Français.

Les chiffres de Libération ignorent carrément les entrées.

3) Quelle est la proportion d’étrangers et de Français dans l’accroissement de la population Française

L’étude INSEE de référence nous apprend que la population française a augmenté de 276 000 en 2013.
Dès lors, il apparaît que dès 2013, la majorité de l’accroissement naturel de notre population était liée à l’immigration.

Nous avons fait le choix par honnêteté intellectuelle de prendre les chiffres de 2013, car il s’agit de la dernière année pour laquelle nous disposons de l’ensemble des chiffres, de sources officielles. Néanmoins nous disposons de quelques données pour 2016, année marquée par une vague migratoire sans commune mesure avec des demandeurs d’asile venant majoritairement de pays comme la Syrie, l’Irak, l’Afghanistan et le Soudan. Ainsi, les chiffres du ministère de l’Intérieur font état de 85 000 demandes d’asile en 2016 contre 66 000 en 2013 (+29%).

En parallèle, la hausse ininterrompue du nombre d’expatriés et la baisse du solde naturel nous démontre que la proportion d’immigrés dans l’accroissement naturel de la population française a vraisemblablement augmenté fortement.

Nos chiffres ne prennent jamais en compte l’immigration illégale. Les non-reconductions de la majorité des déboutés du droit d’asile et l’explosion du nombre de titulaires de l’AME montrent que le nombre de clandestins ne cesse d’augmenter.

Refuser ce simple constat, c’est faire preuve d’un déni de réalité et s’interdire une politique migratoire intelligente, condition préalable à l’harmonie sociale et à l’assimilation.

Telles sont les précisions que nous souhaitions vous apporter.

Fidèlement à vous.

Laurent Jacobelli, porte-parole de la campagne NDA2017, directeur stratégique
 
Olivier Clodong, directeur opérationnel de la campagne 2017

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Primaire de la gauche

Les deux débats de la primaire de la gauche sont passés, ils furent éreintants. Ceux de la droite, annoncée gagnante, avaient été pénibles, ceux de la gauche, quasi certainement absente du second tour de la présidentielle, furent assommants. Des débats de la droite, Jean-Frédéric Poisson avait surgi comme une lumière dans les ténèbres, avec très certainement le même résultat, Jean-Luc Bennhamias est apparu comme le seul non zombifié des candidats de la gauche. Les autres étaient épouvantables. Quoi qu’on pense de lui, il portait quelque chose quand ses concurrents ne portaient à peu près rien.

Passons sur les figurants, Sylvia Pinel, dont le seul charme fut son accent occitan ; Rugy, dont, après deux débats, on ne sait toujours pas ce que cette statue faisait là. Au-delà de ceux-là, Peillon a brillé par son professoralisme exaspérant d’agrégé qui veut se faire passer pour un universitaire. Avec lui, si éloigné du monde réel, on avait l’impression que l’on avait un extra-terrestre sur le plateau. Il est complètement à la masse.

Restent les trois favoris. Valls, en l’absence de les « méchants » (Dieudonné, Soral, les conspirationnistes, les antisémites, les antisionistes, etc.) qu’il apprécie tant de fustiger, a été mortellement creux et n’a brillé que par ses appels du pied aux gens de droite – chasse au cannabis et fermeture des frontières – et aux juifs, en revenant sur ses exploits contre les vilains précités, à voter pour lui. Ce type n’a vraiment aucune envergure. Une marionnette sans la moindre structure, un mioche casse-bonbons de cour de récré.

Si ce matador de bac à sable conserve une chance de passer au deuxième tour, il y rencontrera très certainement Montebourg ou Hamon. Mais le premier a été décevant, perdu entre ses contradictions, trop pédant pour plaire, il devrait être devancé par Benoît Hamon. Celui-ci n’a pas été bon, coincé dans ses logiques partisanes très cloisonnées, il a tout de même présenté un des discours les moins déconstruits de ce clan des sept.

Il est probable que ce soit Hamon qui sorte de la primaire de la gauche. Probable aussi qu’il ne passera pas le premier tour de l’élection présidentielle de 2017.

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Primaire des Décodeurs du Monde de la gauche

Les « Décodeurs » du Monde sont censés être ceux qui rétablissent la vérité où est propagée une erreur. Mais, ils ne font que répéter ce qu’il est politiquement correct de penser face à ce dont ils ont en toute partialité jugé que ça ne l’était pas, la vérité n’ayant aucune importance à leurs yeux.

Suite à l’ennuyeux premier débat de la primaire de la gauche, ils ont donc pondu une petite vidéo pour tacler ce qui a choqué leurs chastes oreilles sur le plateau hier soir. Ils ont ainsi repéré « trois intox ».

Voyons cela !

1°) Selon les fonctionnaires-journalistes du Monde, fonctionnaires puisqu’ils sont largement payés par les impôts des Français, Montebourg a tort de vouloir rétablir les contrôles aux frontières puisque c’est déjà fait depuis novembre 2015. Effectivement, il est vrai qu’il a été déclaré officiellement que ça avait été fait et il y a même eu des reportages avec mises en scène de contrôles aux frontières. Mais, hormis ces moments où les caméras sont présentes, il n’y a quasi aucun contrôle aux frontières, un reportage le constate ici (il en existe beaucoup d’autres) et un automobiliste s’est ici fait filmer passant une frontière où le « contrôle » consistait en tout et pour tout à admirer un panneau de signalisation. L’inexistence de ces contrôles à la frontière est si vraie que, trois mois après l’installation des prétendus contrôles aux frontières françaises, la Belgique a dû en établir de son côté pour empêcher les migrants venant de France d’entrer sur son territoire national. Montebourg 1 – Décodeurs 0.

2°) Jean-Luc Bennhamias apprend sur le plateau que son programme prévoirait la création d’un corps de « vigiles privés ». Or les Décodeurs constatent que le candidat sans cravate ni cheveux annonce bien la création d’un « corps de vigiles de sécurité équipés d’armes non-létales ». Les Décodeurs ont donc raison ? Eh bien non, leur preuve n’en ai pas une. Leur erreur, puisqu’il ne saurait bien entendu s’agir de malveillance, consiste à faire la confusion entre « vigile » et « vigile privé ». Si, dans notre société, les vigiles ne sont d’ordinaire pas des fonctionnaires publics, la définition de vigile n’est pas forcément celle d’un garde exerçant au sein d’une police privée. Les premiers vigiles, dans la Rome antique, étaient d’ailleurs des agents publics. C’est la journaliste, ici, qui semble extrapoler avec les Décodeurs qui suivent à mauvais escient sa déduction contestable (nous ne sommes pas allé vérifier sur le programme du candidat et nous contentons des éléments présentés comme concluants par Le Monde pour conclure… qu’ils ne le sont pas).

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3°) Arnaud Montebourg, encore (décidément, il ne leur plaît pas celui-là !), semble s’être trompé en doublant un chiffre, ce en quoi les Décodeurs ont certainement raison tant celui annoncé par le candidat est disproportionné. Pour autant, je ne sais plus quel candidat a annoncé sur le même plateau un chiffre de 1600€ comme étant le salaire médian. Or lui aussi s’est trompé : ce salaire médian est autour de 1750€ ce que n’ont pas relevé nos chers (largement payés par nos impôts) Décodeurs. Certes, accordons à ces Décodeurs que l’erreur est moins grande que celle commise par Montebourg (leur bête noire) !

Toujours est-il que, si la dernière intox semble bien être une grosse erreur de Montebourg, si la seconde « intox » n’a pas l’air d’en être une mais un secours amené à une consœur-journaliste qui s’est plantée, la première affirmation des Décodeurs est purement de l’intox majuscule : la vérité est que les contrôles aux frontières n’ont effectivement pas été rétablis en France. Mais voilà : prôner ces contrôles, c’est mal, c’est être souverainiste, égoïste, nationaliste, chauvin, xénophobe, raciste, islamophobe, antisémite, c’est être Pétain, nazi, etc. Par conséquent, quoi qu’il dise, on frappe sur celui qui, selon les collaborateurs du Monde, va dans cette direction qui ne peut conduire, ne faisons pas de détail ! qu’à Auschwitz.

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