Le Havre : il tue sa mère qui l’empêchait de partir au djihad en Syrie

Quand on ne veut pas voir, on ne voit pas.

Il a tué sa mère parce qu’elle ne voulait pas qu’il aille en Syrie jouer à la guerre au nom* d’Allah.

Extrait du site France info :
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Premier point qui devrait sauter aux yeux, mais que l’on ne veut pas voir : et papa ?

Apparemment, y a pas papa… Il semble que la « famille » « L. », ce soit fiston assassin et maman tuée par lui.

Deuzio. Le jeune homme assassin a 25 ans et maman… 62 ! Le seul enfant de cette dame, elle l’a eu, à priori sans père ni frère ni sœur, à 37 ans…

Oui, bien sûr, une femme peut avoir « fait un bébé toute seule », comme dans la chanson, à 37 ans. Ne serait-il pas bien que ce genre de choses ne soit qu’exceptionnel ? Excusez-moi de faire vieux-jeu, mais je pense que oui. Malheureusement, dans ce pays de France postmoderne, ce n’est pas le cas que ce soit exceptionnel d’être fille-mère à des âges qui ne sont guère ceux d’une parturiente.

L’enfant parricide serait suivi pour troubles psys. Rien d’étonnant à cela : c’est le cas d’énormément d’enfants ne grandissant pas entre leur père et leur mère. À ce sujet, Laurent Mucchielli, star de l’extrême droite comme chacun sait, a fait des études éclairantes. Le matricide a par ailleurs, antérieurement, commis des actes de délinquance et n’avait encore échappé que de peu à l’incarcération or, comme c’est bizarre, les 3/4 des prisonniers seraient sujets à des troubles psychiatriques.

Quant à ces troubles psychologiques qui, si l’on s’en réfère aux médias du système, frappent tant de gens qui crient Allah ouakbar, ils touchent aussi environ un Français sur cinq. Près de 20% des Français souffrent de troubles psychiatriques. Autant dire que, si notre assassin est bien un enfant unique de mère célibataire, de plus de condition pauvre vivant dans une minable HLM, petit délinquant par dessus le marché, la probabilité qu’il soit victime de problèmes psychiques est énorme. capture-du-2016-09-13-004135

Alors, les médias ne pourraient-ils pas s’abstenir sagement de taxer de déséquilibritude toute personne ayant commis une agression en invoquant la religion musulmane ? Ça tend quand même un peu à faire passer tous les musulmans pour des fous ! Ce alors qu’il y a une telle proportion de Français qui consultent, ou ont une fois dans leur vie consulté, un psychothérapeute que cette information… n’en est même pas vraiment une. Qui plus est, si le type a étranglé sa mère, on s’en doute un peu qu’il est au minimum un peu fou ! Non ? Peut-être que je me trompe et qu’il y en a qui trouvent tout à fait normal d’étrangler sa mère, allez savoir ! dans notre monde de fous ! Après tout, il y en a bien qui trouvent normal de marier deux hommes ensemble ! Pour ces gens-là, peut-être que tuer sa mère n’est pas un signe de démence ?

La cerise sur le gâteau, c’est que l’assassin de sa mère ne s’appelle pas « M. » ni « F. », son prénom est Nicolas. C’est étrange, les médias qui-pensent-bien avaient promis de ne plus donner en pâture aux zélateurs des zeurléplussombres les prénoms des terroristes : les consonances arabes de ceux-ci semblaient les gêner !… Alors que là, Nicolas, pourquoi se priver ? se sont-ils joyeusement dit.

En fin de compte, les journalistes obéissent à l’injonction de leur confrère Éric Zemmour qui veut que les parents ne donnent que des prénoms du terroir à leurs gamins. Ils complètent juste le vœu de Zemmour en ne publiant dans leurs journaux que ces prénoms-là et interdisant aux meurtriers de s’appeler Mohamed ou Farida. Les prénoms trop musulmans sont interdits de presse : Zemmour l’a désiré, les médias le mettent en œuvre. Moralité (pas sûr que ce soit le terme qui s’impose), si tu t’appelles Moktar et que tu veux ton quart d’heure de célébrité (posthume) en faisant péter une bombe au nom de Mahomet, laisse tomber ! c’est peine perdue : les  journalistes ne veulent pas de ce prénom-là. Alors, pour se faire un nom en tant que terroriste, Moktar devra, conformément la loi Zemmour, commencer par changer son prénom en Michel ou Nicolas qui sont des prénoms bien français, bien politiquement corrects, de terroriste.

Le point positif dans tout ça, c’est que je crois que l’on est tombé si bas que l’on devrait très bientôt toucher le fond.

 

  • « au nom d’Allah » : les dieux ont ceci de pratique que, connaissant leur mutisme, les gens qui en parlent leur font dire n’importe quoi. (Écouter, par exemple, l’islamologue Éric Zemmour.)
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L’islam est-il une religion ? Zemmour dit non.

« L’islam n’est pas une religion. C’est une loi, un droit, une nation », nous dit Éric Zemmour au micro de Boulevard Voltaire.

A-t-on le droit de dire ça ?
– Oui, on doit l’avoir, de même que l’on doit avoir le droit de dire le contraire.

Est-ce vrai ?
– Ça dépend. C’est quand même plutôt non. Non, parce que toute religion (à l’exception peut-être du bouddhisme, du taoïsme et de quelques autres pensées orientales) est une loi, un droit, une nation. Donc, si l’islam est loi-droit-nation, ça ne l’empêche pas d’être une religion. (Le shintoïsme, confession dans laquelle se reconnaissent plus de 80 % des Japonais est la religion qui définit l’Empire du Soleil levant comme nation.) Historiquement, une religion est d’ailleurs ce qui permet de définir une nation, de là en découlent un droit et des lois. C’est notamment valable pour le judaïsme, ce que reconnaît Zemmour dans d’autres interviews et dans l’un de ses romans quand il rappelle que l’islam, même si l’islam est un peu des deux, est davantage un judaïsme popularisé à une grande échelle qu’une suite du christianisme. (En effet, les juifs à pratiquer leur religion sont une infime minorité, environ 500 000 en Israël.)

Notons aussi cette regrettable manie de dire « L » ‘islam, « LE » musulman, « LE » chrétien, etc. Il n’y a pas pas davantage UN islam qu’il n’y a LE chrétien. Du soufi au terroriste takfiriste, il a un monde. Entre un catholique gay (il y en a) et un amish, il y a de même un gouffre.

Dans cet entretien, Zemmour a en revanche tout à fait raison de dénoncer la déliquescence post-chrétienne béni-oui-oui bisounours de la pensée en Occident, pensée travaillée par un droit-de-l’hommisme gaugauchiste qui conduit à une impasse. À ce titre, Alain Juppé est l’archange de cette décadence française.

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reductio ad islamum

Islam et islamisme sont la même chose, nous dit Éric Zemmour.

L’islamophobie, c’est la haine des musulmans, affirme Thomas Guénolé.

Où est-on ? on est en pleine guerre sémantique.

Il y a trop longtemps, Pierre Desproges racontait que Dieu avait divisé l’humanité entre juifs… et (on attend Arabes comme dans une chanson de Philippe Katherine) antisémites.

Derrière la blague de Desproges, il y a une juste appréciation des choses. Effectivement, l’humanité est partagée entre juifs et goys, gentils qui sont antisémites. Car qui n’est pas juif (être juif, c’est croire en la religion juive, toute autre définition, comme l’a démontré Shlomo Sand, ne tient pas la route) rejette la religion juive. Contrairement à ce que l’on entend souvent, la religion juive a longtemps (depuis le IIe siècle avant J.-C. jusqu’au Moyen Âge) été une religion qui convertissait et il est encore possible de se faire juif en se convertissant au judaïsme. Donc oui, il y a ceux qui sont juifs et ceux qui ne veulent pas l’être par antisémitisme, comme s’en amusait Pierre Desproges.

Antisémite est un mot sur lequel il convient de s’arrêter un instant. Il court l’idée que ce terme aurait été créé, par ceux qui les défendent, pour désigner ceux qui stigmatisent les juifs. Il n’en est rien, c’est même le contraire. Le terme « antisémite » a été fabriqué de toute pièce au XIXe siècle par un Allemand qui détestait les juifs. Par ce antisémite qu’il se revendiquait d’être en invitant tous les non-juifs à devenir antisémites, il cherchait à rapprocher les juifs des Sémites : il traitait les juifs d’Arabes. Les juifs d’Allemagne qu’il qualifiait ainsi péjorativement d’Arabes étaient pourtant en grande majorité des Ashkénazes, c’est-à-dire, ainsi que le démontre l’historien israélien déjà cité, des populations qui ne venaient pas du monde arabe et sémite mais du royaume khazar, entre Mer Noire et Mer Caspienne. L’académicien juif Maurice Druon pouvait ainsi se revendiquer descendant des Khazars. Aujourd’hui, le terme « antisémite » a étrangement bougé de sens et les organisations qui l’utilisent visent à défendre les juifs. Succès assez répugnant de ce mot inventé pour insulter les juifs que reprennent les associations et les textes législatifs qui veulent protéger les juifs !

On va objecter que « juif » peut qualifier une culture et non pas seulement une religion : on fête Hanoucca et on fait sa Bar Mitzvah mais on ne croit pourtant pas à ce qui est écrit dans la Torah. Oui mais… Cette différence entre culture et religion est relativement moderne ; elle a quelques siècles mais est contraire à la pratique religieuse dans le temps long. Jusqu’à l’Empire romain, culture et religion sont une même chose : un Égyptien est celui qui croit dans les dieux de l’Égypte, un Gaulois celui qui croit en Bélénos, un Grec celui qui croit dans le panthéon grec, Socrate ayant d’ailleurs été condamné à mort parce qu’il était accusé de ne pas croire dans les dieux de la cité athénienne. Ce fait n’est pas propre à l’Antiquité. Même si les religions du Livre (judaïsme, christianismes, islam) ont promu le prosélytisme et que les États ont dû, petit à petit, accepter une certaine forme de tolérance en leur sein, jusqu’au XIXe siècle, un État se définit par sa religion. l’Autriche-Hongrie est catholique, l’Empire ottoman musulman, la Russie orthodoxe, l’Allemagne est multi-confessionnelle… mais elle n’existe pas encore. Quant à la France, elle est catholique malgré de petites minorités protestante et juive.

Éric Zemmour lance qu’une France musulmane ne serait plus la France. Il a mille fois raison. En fait, la France est catholique, point à la ligne. Heureusement pour moi qui rejette la religion catholique, la France tolère d’autres croyances sur son sol. Il n’empêche que la France existe depuis le 25 décembre 498, jour où le roi des Francs – populations germaniques ayant envahi la Gaule romaine – se fait baptiser chrétien à Reims. Par cet acte, les Francs, qui avaient pris le pouvoir politique dans le pays, renoncent à leurs dieux en adoptant la religion chrétienne pratiquée par les habitants de ce sol conquis. La France est née d’un genre d’accord diplomatique disant : « Moi, roi des Francs, je prend le pouvoir sur vous, Gallo-Romains ; en échange, je fais de votre religion la mienne et celle de mon royaume. » Or, le mot France renvoie aux Francs et à la conversion de leur roi, Clovis, au catholicisme. Dès lors, une France qui ne serait pas catholique, à fortiori une France musulmane, ne serait plus la France, ce serait autre chose. On peut revenir là à la définition du général de Gaulle du peuple français, « européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne » qui avait été assez mal reprise par Nadine Morano. On ne peut nier qu’être français, comme le dit Robert Ménard, c’est « aussi être blanc et catholique », ce en quoi il ne dit bien sûr pas que qui serait noir et bouddhiste ne serait pas français, mais qu’être blanc et catholique fait partie de l’héritage de la France pour les hommes de toutes races et croyances qui y demeurent. Et finalement, moi qui ne suis pas catho – Causeur, journal pourtant pas très catholique, dirait Georges Frêche, avait publié un test le prouvant –, je le suis quand même pas mal, comme beaucoup de musulmans et d’athées, ne serait-ce qu’en manifestant du respect pour les églises et Jeanne d’Arc et en fêtant Noël, cette fête des enfants français de toutes couleurs.

Aussi, quand Thomas Guénolé, s’appuyant sur le dico, affirme que l’islamophobie est la haine de l’islam et des musulmans, il a raison… et tort. Une phobie est une peur, de là, beaucoup, tels Véronique Genest, contrairement au dictionnaire de Guénolé, se disent islamophobes pour signifier qu’ils ont peur de l’islamisation autour d’eux. Ce second sens, outre qu’il respecte l’étymologie, a l’avantage de donner une valeur au mot islamophobe qui, sinon, n’en a aucune. En effet, comme l’a prouvé Pierre Desproges, est antisémite qui n’est pas de confession juive. De même, qui n’est pas de religion musulmane est islamophobe selon M. Guénolé et son dictionnaire. Car qui n’est pas musulman, sauf s’il les ignore, n’aime pas les préceptes de la religion de Mahomet ; selon la définition qu’il promeut lui-même, M. Guénolé le premier est donc islamophobe. Car celui qui dit qu’il aime l’islam et ne se fait pas musulman est un jean-foutre ; si l’on aime une religion, on s’y convertit, sinon, c’est qu’on ne l’aime pas. Point-barre. Nous devons donc légitimer les propos d’Élisabeth Badinter disant que l’on a le droit d’être islamophobe ! A-t-on raison ou tort d’être islamophobe en ayant peur de l’islam ? c’est un autre problème. Le fait qu’il y ait des gens qui ont une haine de l’islam et des musulmans, ce que je regrette, est encore un autre problème. Ne mélangeons pas tout ! Pour ma part, je ne suis pas musulman ni ne suis allergique à l’islam comme le sont malheureusement beaucoup qui confondent le voile sur la tête d’une étudiante avec le Bataclan.

De même que Thomas Guénolé, quand Zemmour dit qu’islam et islamisme sont la même chose, il a raison… et tort. Sa démonstration sémantique est juste, les deux mots, islam et islamisme, ayant signifié la même chose ; pourtant, il se trouve que les deux termes permettent de faire des nuances entre la religion, l’islam, et certaines manifestations envahissantes de l’islam, l’islamisme. On a besoin, d’autant plus sur des réseaux sociaux quand on gazouille sur Touitteur en seulement 140 signes, de ces nuances pour donner sens aux propos que l’on tient. Ne tombons pas dans le reductio ad islamum !

En résumé, concluons que MM. Guénolé et Zemmour font en fait la même erreur en voulant réduire un mot à une seule acception. Les termes sont par nature polysémiques, leur sens évoluant très largement dans le temps (lire l’essai de Francis Dupuis-Déri sur le passage du terme « démocratie » de péjoratif à mélioratif, lire le livre de Jean-Claude Michéa sur le renversement des termes « socialiste » et « gauche »), n’écrasons pas les mots pour n’en plus faire que ce que l’on a envie de les entendre dire. Essayons de préciser au mieux nos pensées et ne nous faisons pas des petits ayatollahs du vocabulaire !

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Avec son tout grand burkini…

Provocation islamique, victimisation, infériorisation de la femme, certes, le burkini l’est, mais il n’est pas que cela.

Le burkini est d’abord l’antithèse des ABCD de l’égalité « femme-homme » promue par Najat Belkacem et beaucoup de gauchistes, se disent-ils « de droite », voire de « droite dure » comme Florian Philippot. La femme est, dans nos sociétés, et c’est une bonne chose, reconnue comme égale en droits à l’homme mâle. Ceci est une bonne chose car cela intègre les femmes dans l’espace politique qui, sinon, dénie l’appartenance à la communauté nationale de la moitié de sa population sous prétexte qu’elle est porteuse d’ovaires. À l’opposé, l’Arabie saoudite ou la Grèce antique reléguaient ou relèguent encore la femme au gynécée ou au harem (je caricature) ; or, une société démocratique telle que définie par Montesquieu est plus forte en intégrant toutes ses composantes, femmes comprises bien entendu.

Les ABCD de l’égalité et certains groupuscules féministes radicaux promeuvent l’idée que la femme serait l’égale de l’homme tout en n’en faisant plus une égale « en droits » mais en matière. L’argument, complètement faux sauf dans un monde orwellien dans lequel la vérité est devenu le mensonge, est que l’inverse d’ « égal » serait « inférieur ». Il s’agit là d’une volonté de confusion dans le langage. L’antonyme d’ « égal », c’est « différent » et non pas « inférieur » qui est l’antonyme de « supérieur ». Le mot égal, en mathématiques comme dans la langue, signifie pareil, semblable, identique. Est-ce qu’une femme est pareille qu’un homme ? La réponse est non et il ne saurait donc pas y avoir la moindre égalité possible entre une homme et une femme, si ce n’est « en droit ».

Dès lors que l’on a reconnu qu’une femme n’est pas un homme mâle mais une femme, des différences s’imposent comme pouvant être légitimes dans les comportements sociaux des deux sexes. C’est une constance universelle que cela se manifeste tout particulièrement dans le vêtement. Fait autorité en anthropologie sexuelle, bien que datant de 1951, l’étude Panorama du comportement sexuel des chercheurs américains Clellan Stearns Ford et Frank Ambrose Beach répertoriant les pratiques amoureuses de près de deux cents peuplades sur la terre. Ainsi notent-ils que « Même dans les sociétés où l’on ne porte aucun vêtement […] il existe des règles de bienséance qui s’opposent à l’exhibition des parties génitales de la femme. » Cela peut paraître étonnant, ne serait-ce que parce qu’à priori il semblerait que ce soit plutôt l’autre sexe qui a quelque chose à cacher, mais la pudeur se porte systématiquement d’abord sur la femme. Dans la mesure où c’est un invariant commun à toute l’humanité, même dans les sociétés où les femmes sont plutôt dominantes, il serait peut-être sage de considérer ce fait comme une donnée fondamentale de l’éthologie humaine. On – nous tous, l’humanité entière – exige une certaine pudeur de la femme.

C’est un fait avéré et reconnu que cette pudeur exigée tout particulièrement de la femme est variable selon les lieux et les époques. Sur une plage, nos arrière-grands-parents européens auraient peut-être insulté une femme en anachronique bikini et craché sur celle en monokini. Il se dit que c’est un progrès – Beauvoir en fait même une énorme victoire (!) – que le bas de la jupe des femmes ait remonté dans le temps pour passer de la cheville de toutes nos aïeules d’Occident jusqu’à la minijupe. Est-ce mieux ? est-ce moins bien ? Qu’est-ce là sinon affaire de goût ou de conventions ? Des femmes vivent nues dans des tribus d’Afrique, d’Amérique du Sud ou d’Océanie qui connaissent pourtant la pudeur. La pudeur n’est que là où la met !

L’affaire du burkini, mais plus largement aussi celles du voile et du hijab (excluons le niqab et la burqa qui n’ont rien à voir dans la mesure où ils dissimulent le visage), fait s’affronter deux perceptions opposées de la femme. L’une où la pudeur est poussée très loin jusqu’à effacer totalement le corps hormis le visage, l’autre où elle va jusqu’à l’inverse absolu défini par les anthropologues il y a un demi-siècle, la dissimulation des seules parties

Hindu Devotees Gather For The Maha Kumbh

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génitales, voire des seins. On a d’un côté des femmes qui considèrent que leur pudeur leur ordonne (passons sur les prescriptions religieuses qui, si elles existent, ne mènent à rien pour éclaircir le débat) de se couvrir entièrement sous peine de se trouver comme violées dans leur intimité, de l’autre des femmes en bikini qui sentent, à juste titre, que leurs propres conceptions de la pudeur sont attaquées par celles en burkini. Il ne s’agit au fond que d’une querelle de chiffons, mais ce genre de querelles se sont toujours montrées terribles sur tous les continents tout au long de l’histoire.

Alors, que faire ? Eh bien ce n’est pas simple. Ce que nous savons, c’est que, comme l’a justement conclu le Conseil d’État, salué en cela par Bruno Gollnisch, on ne peut pas interdire le burkini au nom de la laïcité sauf à la considérer, ainsi que le socialiste Vincent Peillon et le F.N. Florian Philippot réunis y invitent, comme une religion et non un principe. Or, nous ne voulons pas de la laïcité pour Dieu ! On pourrait faire des plages burkinis et des non burkinis à l’exemple des plages naturistes. Mais les joyeux naturistes ne sont que quelques poignées de doux rêveurs qui, par leur insignifiance numérique, ne gênent pas grand monde. Il en serait tout autrement si l’on considère le nombre de femmes, ne serait-ce que parce que musulmanes, susceptibles d’être tentées par le port du burkini ; ce serait là mettre en ordre un apartheid (une séparation) insupportable sur notre territoire.

On peut pourtant interdire le burkini… mais cela ne pourra se faire ni en invoquant la laïcité, le prosélytisme ou une religion, ni en dénonçant de mauvaises mœurs qui feraient porter ces maillots de bain à des femmes. Ce serait en effet le comble de dénoncer un excès de pudeur comme signe de mauvaises mœurs ! Il est en revanche possible de dire que, tout à fait arbitrairement, parce que c’est son légitime bon plaisir, la communauté française désire à une très large majorité proscrire cette tenue parce que cette tenue la dérange. C’est là l’essence même du gouvernement que de se montrer ce qu’il est : affaire de choix. En réalité, il existe maints règlements de la sorte qui proscrivent le port de certains vêtements. Les débats sur le monokini ou la minijupe ont été terribles en France il n’y a pas cinquante ans ; les insultes ont fusé, combien de femmes se sont fait traiter de « chienne » parce qu’elles en portaient ? À l’époque, il y a eu un certain trouble à l’ordre public à cause de ces vêtements jugés trop minces par beaucoup ; la puissance publique n’est pas fortement intervenu en ce temps-là mais elle aurait tout aussi bien pu le faire et aurait été tout à fait en droit de le faire. Admettrait-on que des femmes se promènent aujourd’hui seins nus dans la rue, dans les administrations ou à l’université ? Hormis quelques petits coquins, probablement pas. Et pourtant, une très grande partie des peuplades connues ne couvraient pas les seins des femmes (c’était aussi le cas à Babylone, en Crète et en Égypte antiques). Alors oui, de même que l’on a interdit aux femmes le port du pantalon jusqu’à il y a… quatre ans, on peut tout aussi bien interdire le burkini, sachant qu’il s’agit là d’une question de mode sans pour autant mésestimer que ces conventions sociales que sont les modes font indissociablement partie de ce qui fait une civilisation, tout du moins une culture. Par contre, ne cherchons pas ici de raisons morales ! contentons-nous de la légitimité d’avoir le droit de choisir les us du monde dans lequel on veut vivre !

Pour revenir sur ce que nous dénoncions tout à l’heure, il ne faut surtout pas négliger l’attaque lancée par la modest fashion des « vêtements pudiques » contre les indifférentialistes qui chantent qu’une femme est un homme comme les autres et réciproquement. Tout au contraire, les burkinistes affirment la féminité de la femme par la singularité de son apparence vestimentaire. Il ne fait aucun doute que, à l’inverse des jeans « unisexe », le voile ou le hijab érotise le corps de la femme en le désignant pour ce qu’il est, corps de femme vêtu d’un habit spécifiquement féminin. Pour qui sait regarder les femmes, toutes les femmes, il y a d’ailleurs une indiscutable et troublante coquetterie chez bien des filles voilées. Comme un éternel féminin de séduction, autant adoré par Goethe que haï par les féministes, qui transparaît sous les plus amples tissus. Quel que soit sa mise, la femme ne restera-t-elle pas toujours la femme ?

Certains, plus ou moins sincères, veulent attaquer le burkini parce qu’il ferait offense à la femme qui le porte. Une femme n’aurait pas le droit de mettre cette tenue parce qu’elle insulterait toutes les femmes. Qui plus est, la femme s’accoutrant ainsi le ferait parce qu’elle obéit à une pression sociale qui l’oblige à se vêtir ainsi qu’elle le fait. Oui, c’est vrai, mais c’est ainsi que nous nous habillons tous, excepté certains excentriques, en tenant compte de la pression sociale qui nous fait mettre plutôt certains vêtements que d’autres. Imaginez un cadre sans cravate ! et venez au stade en cravate ! Attaquer le burkini parce qu’il rabaisserait la femme n’est exact que pour ceux qui ont une certaine conception de la femme, conception de le femme qui est celle de beaucoup de nos féministes (dont beaucoup, schizophrènes, défendent pourtant le burkini), conception qui n’a rien d’universel, conception qui est complètement idéologique. C’est l’idéologie occidentale postmoderne dans toute son arrogance qui s’exprime là. Beaucoup sont persuadés que c’est la meilleure conception de la femme, ce n’est là que leur conviction, elle ne s’appuie sur rien et, ne concernant qu’une partie de l’humanité contemporaine, a tout juste 50 ans. Ce serait là se prendre pour des tuteurs responsables face à des « mineurs » kantiens en burkinis comme le faisait Jules Ferry avec ses « peuples inférieurs » ! La femme n’aurait pas le droit de porter le burkini parce qu’elle ne se rendrait pas compte de ce qu’elle fait, on n’est pas loin du « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté » de Saint-Just…

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Alors peut-être est-il temps de profiter de cette polémique autour du burkini pour rappeler que la femme n’est pas l’égale de l’homme dont elle diffère – et oh combien elle en diffère ! Car là où les burkinistes ont raison et toute une certaine gauche sociétaliste a tort, c’est qu’une femme n’est pas et ne sera jamais un homme mâle ni même l’égale de cet homme. Elle n’est pas pareille, ni supérieure ni inférieure, mais inégale, intrinsèquement différente de lui. Or ce ne serait pas faire là une concession à l’islamisme que de reconnaître l’inégalité de l’homme et de la femme, ce ne serait que faire allégeance à la vérité, une vérité tout ce qu’il y a de scientifique et indiscutable, sauf à être fou.

Alors oui, on peut interdire le burkini. Mais pas en se rangeant derrière les drouadlom l’égalité-de-la-femme et autres lubies idéologiques. On peut interdire le burkini parce que ça déplaît tant à tant de gens que ça cause des troubles à l’ordre public. On peut choisir qu’il est illégal, comme cela s’est fait ailleurs, pour des rasions sanitaires. On peut enfin l’interdire pour la bonne raison qu’on n’a pas envie de le voir. Il faut assumer ses choix et arrêter de toujours se cacher derrière de bonnes intentions ! On sait combien de crimes ont été commis pour de bonnes causes. Faut-il rappeler que dans des pays aussi anti-musulmans que celui où règne le Commandeur des croyants, des hôtels ont décidé de proscrire ce maillot de bain. Dans la foulée, on pourrait aussi interdire, ou ne le réserver qu’à certaines plages, le monokini. Pourquoi pas ? Tout cela n’est qu’affaire de choix ! c’est là le fondement de l’humanité que de choisir.

Qu’on l’interdise ou ne l’interdise pas, ce qui – n’étant guère plagiste, ne m’émeut guère -, qu’au moins on fasse ce qu’on fera en n’invoquant pas de fausses raisons pleines de faux bon sens !

 

  • en illustrations, ni musulmans ni laïques, mais des pèlerins de la Kumbh Mela hindouiste. On remarquera aisément une légère différence entre l’habit selon le sexe.
  • en 1 : ALLAHABAD, INDIA – JANUARY 14 (Photo by Daniel Berehulak/Getty Images)
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À l’ouest d’Alger…

Bonnes et mauvaises surprises à la lecture de À l’ouest d’Alger signé Aldo Sterone.

Les mauvaises surprises, ce sont quelques fautes d’orthographe, syntaxe ou grammaire. Or il n’y a pas eu d’éditeur pour corriger ces horreurs. Ce sont aussi quelques instants où l’auteur perd son lecteur ; mais cela, c’est le cas dans à peu près tous les livres, ceux de Tolstoï inclus. Plus ennuyeux, il y a souvent un style assez « littérature contemporaine » avec ces phrases dont nous assomme qu’elles ne sachent commencer que par un sujet, un petit côté camusien en quelque sorte, ce qui fait que le style d’Albert Camus, aussi sympathique puissent être le personnage et sa pensée, est absolument insupportable. Serait-ce là une fraternité algérienne entre nos deux auteurs ? Non. C’est l’air du temps qui dicte ces phrases fades, Houellebecq n’y échappe pas.

Il y a surtout une bonne surprise générale dans ces pages. Le tableau que nous dresse le célèbre blogueur algéro-franco-anglais de son pays natal est attachant ; son non-manichéisme – à l’opposé, en ces temps troubles, tant des droitards de l’Europe blanche que des vivre-ensemblistes de gaugauche – nous laisse à voir une Algérie d’après l’Indépendance, d’avant les massacres de la décennie rouge, une Algérie des années 1970-80 dans laquelle, à l’image de ces équivalents d’outre mer de nos H.L.M., tant par la fatalité du destin qu’à cause d’un certain laisser-aller bien humain, on décline de ces vitrines du modernisme socialiste de la Révolution nationale à un cloaque débordant de matières fécales.

On saluera tout particulièrement une construction narrative originale et très réussie qui scinde une histoire principale – une « histoire d’amour » – en l’entourant de portraits d’humains ni méprisables ni parfaits (donc pas de ceux qui traînent en caricatures littéraires dans les pages du quotidien officiel de l’État français, Libération). On est loin ici des crétineries du « un musulman ne boit pas d’alcool » ou « une musulmane est très pudique », fables qu’aiment à se raconter, copains comme cochons, islamophobes racistes comme islamistes radicaux. On est ici en présence de gens qui font vrai, de personnes de chair qui se débattent dans une société et une culture qui sont ce qu’elles sont.

Ce livre sera donc une vraie déception pour tous les apôtres de l’idéalisation de l’Autre comme pour tous ceux du Choc des civilisations. Tout au contraire, on reconnaît dans le roman très autobiographique d’Aldo Sterone des bâtons de vie hominidés qui, plus ou moins bien-plus ou moins mal, comme tout un chacun, font ce qu’ils peuvent.

Un bon moment de lecture.

Aldo Sterone, À l’ouest d’Alger, CreateSpace Independent Publishing, 2015.

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Où est le rapport ?

Hallucinant ! Michelle Boiron, sexologue ou quelque chose qui y ressemble, commente le fait que la « génération Y », les générations des jeunes de notre monde, ont moins de rapports sexuels que leurs aînés. Cela du moins chez les ricains, ce qui, selon elle et nous lui donnons raison sur ce point, devrait se faire de même sur notre vieux continent.

Les raisons qu’elle met en avant laissent sans voix. Les films pornographiques sur internet, les rencontres virtuelles plutôt que dans la vie réelle, enfin le féminisme émasculateur. Certes, ces trois causes ont certainement un poids. Mais enfin, quand la doctoresse Boiron accuse la trop fervente imagination des jeunes d’aujourd’hui qui se suffisent de demeurer dans le virtuel, ne méprise-t-elle pas l’imagination des anciens jeunes d’antan ? Enfin quoi, la jeunesse a toujours aimé l’imagination et le virtuel, le fait que l’on soit passé aux écrans numériques ne change guère grand-chose à notre affaire !

Et puis quand même, qu’est-ce qui, parallèlement à cette diminution des actes d’amour, diminue dans nos sociétés contemporaines ? ou plutôt, qu’est-ce qui augmente, en particulier dans les très grandes villes ? Eh bien Dr ? Ce qui, statistiquement, croît au point d’atteindre la moitié des habitants tant à New York que dans notre lugubre capitale, c’est la proportion de personnes célibataires. Alors voilà, figurez-vous que c’est très étrange, Dr Boiron, mais moins les gens sont en couple, moins ils commettent l’acte de chair. Y a pas de rapport ? Ben non, y a pas de rapports sexuels quand les personnes sont seules dans leur petit lit à elles toutes seules ! et il n’y a pas besoin de traîner une bardée de diplômes en ceci et cela pour le comprendre.

Mais miss Boiron va peut-être vouloir faire passer pour une conséquence ce célibat qui est la cause de l’abstinence sexuelle contemporaine ? Elle aurait encore une fois tort : la cause de ce célibat est en effet dans la doxa postmoderne. Il se dit qu’il ne faut pas se marier tôt, qu’il faut avoir fait sa vie avant de s’engager, même les parents abrutissent leur progéniture en lui matraquant de s’inquiéter en premier lieu de ses études et de leur situation professionnelle. Dès lors que les rapports amoureux sont mis en second plan, ils entraîneront fatalement le célibat et sa conséquence logique, l’abstinence.

Par contre, miss Boiron est bien dans l’air du temps : c’est la faute à internet, nous déblatère-t-elle. De même que si les petits garçons tripotaient les petites filles au collège Montaigne, c’était déjà toujours et encore la faute à internet. Et c’était pareil au Bataclan en novembre où, à entendre certains politichiens ou journaleux, on avait l’impression que les victimes avaient été assassinées à coups de tweet et non, comme ce fut le cas, à coups de kalachnikov, de bombes et de couteaux.

Tout est cul par-dessus tête dans notre monde, et ce n’est pas avec de tels grands génies que le Dr Boiron qu’on s’en sortira !

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Est-ce que l’agresseur musulman de Garde-Colombe est un terroriste islamiste ?

Est-ce que l’agresseur musulman de Garde-Colombe dans les Hautes-Alpes est un terroriste islamiste ? Une grande bagarre se fait, du moins dans les réseaux sociaux et dans les médias, entre ceux qui psychologisent l’acte et ceux qui le spiritualisent. Or, est-il possible de nier le caractère musulman de l’acte à l’issue duquel le coupable récite du Allah akbar devenu la formule consacrée des tueurs djihadistes ? Or, est-il possible de ne pas admettre que ce coupable-là semble bien effectivement dérangé ? Remarquons de suite que les réseaux sociaux sont moins injustement univoques que les journalistes quasi tous prêts à dénier la part d’essence musulmane dans ce qui s’est passé au village de vacances. Pour autant, qualifier ce crime d’attentat islamiste, du moins au su de ce que l’on connaît aujourd’hui, c’est ce à quoi nous nous refuserons.

Alors, si l’on ne peut répondre à cette question du caractère islamiste ou non du crime du Tunisien Mohammed, c’est peut-être que la question n’est pas la bonne. D’abord parce que, dans cette interrogation quant à savoir si l’agresseur musulman de Garde-Colombe est un terroriste islamiste, il faudrait, pour pouvoir répondre, que l’on définisse d’abord ce que c’est qu’un « terroriste islamiste ». Avec humour, certains moquent que ce cachet islamique ne serait admis qu’après 5 ou 6 Allah akbar ; ne serait « terroriste islamiste » que celui ayant atteint ce nombre minimal de proclamations que Dieu est le plus grand (Mohammed ne l’a répété que trois fois). D’autres, très informés, prétendent qu’il faut une revendication de l’État islamique, seul habilité à délivrer des brevets d’islamité terroriste urbi et orbi. Ou bien faut-il un nombre minimal de victimes ? et combien ?…

Tout cela nous semble des guerres picrocholines.

« Terroriste islamiste » ? si le « islamiste » renvoie à l’islam et particulièrement à une certaine lecture de ses écrits saints, le « terroriste » renvoie lui directement à la terreur conséquente des crimes commis. Si les meurtriers terroristes veulent tuer, leurs commanditaires de l’État islamique veulent surtout induire la terreur chez les vivants suite au massacre de ceux qui sont morts ou blessés. D’où l’audace de ces résistants qui, depuis le 14 novembre 2015, vont, la peur au ventre mais l’eau à la bouche, s’asseoir avec un courage exemplaire à la terrasse des cafés, en particulier dans les canicules. Telle vaillance aux avant-postes, sous la menace des éventuelles bombes humaines, des kalachnikovs et de la cirrhose du foie, voilà qui force le respect.

Cela dit, ne nous moquons pas de ces éthyliques patriotes, reconnaissons que ceux-là ont au moins en partie saisi que ce que cherchaient ceux qui les ont choisis comme ennemis, c’est avant toute chose à les terroriser eux, nous. Même vaillance se raconte encore de nos jours à Phuket où, lors d’un tsunami d’un lendemain de Noël, on vit ainsi un falangsé qui, ayant reconnu la vague qui lui arrivait dessus, plutôt que de se carapater vite fait de là, s’était retourné face à elle et l’avait défiée, bras croisés sur le torse gonflé, en lui criant un impressionnant « Même pas peu… » Les Thaïs avaient été très impressionnés par cet épisode, la vague beaucoup moins.

Tandis que certains, tel le vaillant falangsé de Phuket, ne veulent pas laisser leur peur aux djihadistes, d’autres se vantent qu’ils n’auront pas leur haine : tous ces gens sont donc bien avares à ne rien vouloir donner comme ça ? Ne serait-ce pas qu’ils sont tous de gauche ? on a toujours constaté, sous toutes les latitudes, que les gauchistes sont radins (ils disent d’ailleurs sans cesse que ce n’est pas cher parce que « c’est l’État qui paye », le principal étant à leurs yeux que ce ne soit pas eux qui aient à sortir les sous. Voilà qui prouve bien, d’ailleurs, que notre cher président – très cher président, même, des dizaines et des dizaines de milliers d’euros quand même –, François Hollande, est de gauche à qui aurait osé en douter).

Revenons à nos moutons abrahamiques un jour d’Aïd dans les Hautes-Alpes. Un musulman a agressé et poignardé une femme blanche et ses trois filles. Il semble que, de complexion psychique très fragile, l’agresseur ait obéi à « un coup de sang » dont il n’aurait même plus de souvenir. Pour autant, cela s’est déroulé dans un contexte national – moins de cinq jours après l’attentat islamiste de Nice, attentat qu’ont suivi d’autres incidents moins tragiques –, européen – le lendemain de l’agression islamiste d’Allemands à la hache dans un train – et international – une dizaine de jours après le kamikaze islamiste de Hassaké en Syrie, un mois après celui dans une boîte de nuit à Orlando – pour le moins marqué par ce caractère terroriste islamiste. Il a été rapporté que l’agresseur aurait été choqué par les tenues vestimentaires de ses victimes tandis que son épouse à lui serait voilée, ce qui plaide sans aucun doute pour le caractère d’inspiration musulmane du drame. Une autre rumeur, assez incompréhensible dans la manière dont elle est donnée par les médias, circule qui attribue à l’assassin potentiel (la plus jeune des filles qu’il a blessées est en danger de mort) qu’il aurait été outré par un comportement grossier de l’époux de la femme poignardée. Est-ce vrai ou non ? cela ne change pas grand-chose à notre affaire. Être choqué par le vêtement ou le comportement de quelqu’un, cela n’a rien de spécifiquement musulman. Beaucoup sont choqués de voir des filles voilées, bienheureusement, fort peu de ces dernières sont agressées. Est-ce qu’il serait spécifique à l’islam de passer de la désapprobation à l’agression ?

Si nous répondions* en l’occurrence oui, il ne faudrait pas oublier ici le contexte. Le contexte du crime est un musulman à l’état psychique qui semble en très mauvaise passe, plongé dans un temps où certains nervis se réclamant de sa religion accomplissent des actes de folie meurtrière. (Car oui, tous les massacreurs de l’État islamique sont des déséquilibrés.) Mohammed, l’agresseur des Hautes-Alpes, a témoigné de cette obsession en lançant ses Allah akbar au commissariat. Alors il est bien possible qu’une lubie ait passé l’ombre d’un instant dans le cerveau dérangé de Mohammed pour le faire s’imaginer appelé par Allah au djihad. Il est bien possible que ça l’ait poussé à prendre son Opinel sur la table pour égorger ces femmes d’à côté dont la tenue ou autre chose l’exaspérait. Oui, il est bien possible que la « radicalisation » d’une personne en plein désordres psychiques se fasse dans l’instant et ne dure même pas plus d’une minute ou deux. C’est même là l’une des plus grandes forces de ce terrorisme de l’EIL de faire que le climat de terreur qu’il engendre puisse en terroriser certains au point de les faire terroristes eux-mêmes pour échapper à leur propre terreur. Dès lors, attribuer ou non une volonté terroriste islamiste au geste n’a plus guère d’importance. Quoi qu’il en soit, il est assez probable qu’il y a eu cinq victimes du terrorisme islamiste à Garde-Colombe : quatre femmes et leur agresseur, le seul gagnant – hormis les résistants, chopes en main, sur leurs terrasses de café –, c’est l’État islamique.

(J’assume que tout cela est assez défaitiste. Mais les vents peuvent tourner. Pour l’heure, les djihadistes sont ceux qui marquent des points et les Français – peut-être même le Tunisien Mohammed avec eux – sont ceux qui en perdent.)

 

  • J’écris « répondions », pas « répondons », or ce n’est pas par précaution « oratoire », c’est parce que ce n’est pas ma réponse à cette heure.

 

ADDENDUM

Puisque les événements terroristes européens se précipitent en ce mois de juillet, un Iranien a tué six personnes à Munich. Iranien, cela signifie a priori chiite, donc sans aucun lien possible avec l’État islamique sunnite. Le Allah akbar arabe qu’il aurait prononcé est une formule (qui signifie textuellement que « Dieu est le plus grand ») commune à tous les musulmans, soient-ils sunnites, chiites, arabes, indonésiens, albanais ou perses. L’assassin de Munich semblait psychologiquement atteint lui aussi, nourrissant une fascination morbide pour les massacres de masse. Du coup, l’intelligentsia des « milieux informés », célébrés par Coluche en son temps, insiste sur le rapport avec Andreas Breivik, le Norvégien ayant exécuté, juste cinq ans plus tôt, des dizaines de jeunes gens que le tueur considérait comme coupables de ne pas défendre sa vision à lui de l’Europe – une Europe blanche et chrétienne, voire même plutôt paganiste. Si le tueur de Munich a bien tué des étrangers (kosovars, turcs et grecs), il n’était pourtant allemand lui-même que « de papier » au sens  du Andreas Breivik qui l’aurait inspiré. Quant à ses victimes, certes étrangères, hormis les Turcs (or, beaucoup de Turcs, comme Erdogan, sont originaires du continent européen), elles sont pourtant européennes. On pourra dire qu’Iranien, Perse, le tueur était donc lui-même Indo-Européen… mais il semble que quasi toutes ses victimes décédées l’étaient autant que lui. (Pour ce qui est des autres victimes qu’il a blessées, leurs nationalités et origines ne sont guère médiatisées…) Enfin, il est difficile de comparer ces deux actes : Breivik ne s’est pas du tout suicidé après son massacre, il est en prison et jugé pénalement responsable, c’est-à-dire que l’on ne considère pas qu’il a tué dans un moment de folie ni ne le juge psychologiquement faible, rien à voir de ce côté avec le tireur de Munich. Quant à des revendications pan-européennes de race blanche paganiste, veant d’un Iranien, elles ne sont guère crédibles.

En focalisant dans l’affaire munichoise sur le massacre commis par le Norvégien, il ne fait guère de doute que l’on cherche à culpabiliser l’extrême-droite. Or le tueur de Munich ne semblait pas tant que ça un fan de Breivik, il avait aimé son massacre, mais il avait aussi aimé le massacre qui avait eu lieu à Stuttgart en 2009 où 15 Allemands avaient été tués et où aucune motivation, ni d’extrême-droite ni islamique, n’avait été retenue pour expliquer les faits. Hormis la date anniversaire du massacre de l’île norvégienne d’Utoya, le climat terroriste essaimé par les terroristes islamistes a certainement aidé ici (aussi ?) au passage à l’acte barbare.

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La fête des mères qui s’aiment

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Bien sûr, mettre à la poubelle les pères et mères, ça sonne mariage gay et toute sa sauce elgébétée, études de genre et autres âneries ricaines de post-quakers convertis au queerisme (religions quasi semblables et aussi crétines l’une que l’autre). D’un autre côté, on ne manquera pas de remarquer que la Fête des mères est une institution du gouvernement du Mal Pétain, ce qui fait un peu zeurléplussombres sur les bords ; quant à la fête des pères, ce n’est qu’un pâle reflet de la 1ère fête des mères.

Il y a pire.

Les fêtes des mères et des pères célèbrent les parents de l’enfant. Elles sont dans la tradition mosaïque des Tables de la Loi. La grande révolution, quand on passe à la « fête des gens que l’on aime », n’est pas tant ce que l’on a enlevé – et les papas et les mamans – que ce que l’on a rajouté et qui n’y était pas du tout avant.

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Comme le faisait fort justement remarquer la psychanalyste pour enfants Françoise Dolto, « il n’a jamais été dit dans la Bible d’aimer ses parents. Il est dit de les honorer. » Quand les fêtes des mères et des pères honoraient les parents, il est maintenant question d’amour, ce qui était absent de l’ancienne loi. À la Chesterton, des idées chrétiennes devenues folles envahissent notre monde occidental ; l’amour, sentiment et rien de plus, est porté au pinacle ; la République se mue petit à petit en une grande Église dont les responsables politiques sont les évêques, les enseignants les curés. Et toute la congrégation s’émeut au nom de « l’amour »… C’est soit merveilleux soit grotesque, voire lamentable.

On a ici toute la logique du mariage gay : ils s’aiment, marions-les ! où a-t-on vu pourtant que le mariage ait jamais été fondé sur l’amour ? ni le prêtre ni le maire ne parlent d’amour quand les serments sont échangés entre les époux. Fidélité, assistance, oui… amour ? non. Même chose pour les mères porteuses et les inséminations artificielles : ils vont aimer leurs enfants, alors permettons-leur tout et n’importe quoi ! Globalement, c’est ne nous posons plus aucune question, l’amour est l’alibi qui légitime tout !

Parallèlement, le premier ministre (du culte) monte à la tribune de l’Assemblée en fustigeant « la haine » ; l’ennemi du gouvernement n’est pas le chômage qui appauvrit le pays ni le terrorisme qui tue les Français, l’ennemi de Manuel Valls est un sentiment pas gentil du tout : la haine. Et ils sont tous à se copier les uns les autres en dénonçant la haine par ci ou par là ! Le débat public prend des allures de cour de récréation : jusqu’au n°1 à grosses moustaches du syndicat des bras musclés et poilus, la Cégète, qui, dans un mouvement social viril ne trouve rien de mieux à faire que de reprocher au gouvernement de générer… « un climat de haine » !

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Entre ces amourolâtrie et hainophobie, il est clair qu’il n’y a plus de place pour une pensée politique. Alors, dans ces conditions, peut-il y avoir le moindre avenir pour une telle société où amour et haine ont accaparé tout le champ idéologique ? probablement pas.

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Pénalisation des clients de prostitués, la loi la plus bête du monde

Je ne pensais pas que l’on pouvait être aussi con ! Je suis bien gêné de devoir écrire ce mot : il est bien grossier et j’en suis fort marri ; mais il serait trop vulgaire d’en employer quelque autre que ce soit ; en effet, ici, le mot juste, c’est « con » et il est à attribuer à tous ceux qui ont lu cette loi et la défendent et non pas à la seule ministre post-adolescente dont l’intelligence est inversement proportionnelle à la beauté, le grand sourire niais de l’Hollandie triomphante, la cruche Najat qui tant Vallaud qu’elle nous les brise, Belkassine.

La loi qui vise à pénaliser les clients de prostitués est débile, c’est entendu, même l’écologiste Nicolas Gardères le signe. Pour tous, à moins d’être mal-comprenant, Suédois, ou actionnaire d’une ligue de vertu ou de quelque association confessionnelle du genre Le Nid, la chose est entendue. Mais la rédaction de la chose à légiférer est à tomber par terre.

Alors, marrons-nous un coup !

Roulement de tambour, futur article 611-1 du Code Pénal :
(putain ! le mot est de circonstance, ça a de la classe…)

«Le fait de solliciter, d’accepter ou d’obtenir des relations de nature sexuelle d’une personne qui se livre à la prostitution, y compris de façon occasionnelle, en échange d’une rémunération, d’une promesse de rémunération, de la fourniture d’un avantage en nature ou de la promesse d’un tel avantage est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe.»

C’est pas marrant ? allez, ne soyez pas bégueule ! je vous raconte.

belkacem-prostitution-copie-1-251x350Il était une fois une princesse qu’on appelait Najat. Or, cet après-midi-là, elle allait exactement depuis ici jusque là sur les trottoirs des si belles rues de notre aimable ville. Soudain, elle est interpellée par le gentil Boris :
« Chérie, comme tu es bien belle, ma chérie ! »
Taquine, l’œil sur une vitrine, Najat répondit à son cher amour :
« Oh oh ! tu as vu ce collier de perles : comme elles sont à croquer ! »

La brigade, que notre couple péripatéticien n’avait pas repérée, sans un bruit, fit un pas en arrière.

« Oh oui, elles sont bien belles ! me feras-tu un bisou si tu me permets de te les offrir ? » lui sourit notre coquin de Boris.
– Bien sûr mon amour. » Lui sautant au cou de joie comme une fille, Najat eut tout juste le temps de prononcer ces quatre mots que déjà l’adjudant Richard menottait l’infâme corrupteur tandis que les autres pandores retenaient la pierreuse.

« Monsieur, fit le gendarme en chef entre les poils de sa moustache réglementaire bien qu’un peu outrepassée. Article 611 etc., pour obtenir un baiser, relation de nature sexuelle indéniable qui sous-entend d’autres commerces dont l’acquisition est répréhensible, vous venez de proposer d’acheter à madame un collier de perles, votre compte est bon. Je résume les faits : Monsieur a proposé rémunération – rémunération importante : 599 euros pour ce collier –, ce pour gagner des faveurs sexuelles de cette jeune femme sans défense. Niez-vous les faits ?
– Non mais je… commença le client, interrompu aussitôt par la courtisane :
– Mais non, mais laissez-le ! C’est mon ami, je l’aime.
– Mademoiselle, inutile de vous interposer : monsieur a reconnu les faits. Quant à vos sentiments pour vos clients, ils n’intéressent pas la justice. Qui plus est, syndrome de Stockholm oblige, on sait ce que c’est que les victimes qui défendent leurs bourreaux. J’ai justement lu un article là-dessus hier et…
– Mais vous n’y êtes pas du tout, reprit-elle avec une pointe de désespoir dans la voix, cet homme est mon ami.
– Comment ça ? cet homme est votre souteneur. S’adressant au julot : Alors, Boris, tu es le maquereau de cette poule, comme ça ? Proxénétisme ! ça va te coûter…
– Mais nous sommes mariés, tenta Boris en pleurs.
– Encore un qui a épousé la racoleuse par qui il se fait entretenir !
– Mais non, explosa Najat. Mais enfin, je suis ministre, dit la femme, sortant son pin’s avec marqué ministre dessus. Enfin, vous pensez bien que je n’ai pas besoin de vendre mon corps pour en avoir plein les poches : pour moi, c’est l’État qui paye ! »

Quoique, durant ses quinze années de service, il en ait entendu de toutes les couleurs, cette dernière réflexion choqua les oreilles de notre adjudant. Il ne s’y arrêta pourtant pas et, professionnel, réfléchit… Aurait-il pu ne pas reconnaître que cette hétaïre fût ministre ? Eh bien oui ! ne serait-ce que parce qu’il ne regardait guère souvent la télévision. Ou plutôt, il avait un problème devant l’engin cathodique : au bout de cinq minutes, il s’endormait devant. Les docteurs qu’il avait consultés étaient très partagés quant à cet étrange dysfonctionnement de son comportement. Les uns ne comprenaient même pas comment cela pouvait être possible tant ne pas regarder la téloche leur semblait inhumain ; les autres pensaient tout au contraire qu’il s’agissait d’une défense immunitaire exceptionnelle dont notre perdreau avait hérité là.

Toujours est-il que notre adjudant se dit que, effectivement, étant jeune femme, d’origine manifestement pas du tout gauloise, belle par-dessus le marché, et pas l’air finaude pour deux sous, celle qui était là devant lui avec son micheton avait toutes les qualités requises pour faire ministre ou quelque chose du genre.

« Je suis ministre de la République, je vous ordonne de relâcher mon homme ! Les mœurs des femmes d’État ne sont pas compatibles avec une telle activité dégradante que la prostitution, convenez-en ! Le métier politique, vous pensez bien, exige au contraire des serviteureuhs et serviteurs du pays qu’ils donnent un tout autre exemple des valeurs républicaines ! Notre souci constant de l’égalité dans une démocratie du vivre-ensemble animée…»

Assommé par ce verbiage qu’il n’écoutait plus et manquant de s’endormir comme devant n’importe quel téléviseur allumé, ne serait-ce que pour qu’elle se taise, l’uniforme eut un instant l’idée de succomber aux arguments et au charme de la ménesse… Mais lui revint en tête l’affaire Dominique Strauss-Kahuzac-Baupin. Il pensa même à certain autre qui jouait avec les arpions de ses collaboratrices et à d’anciennes déclarations d’un élu quant à ses jeux particuliers avec des gamines allemandes en très bas-âge…

« … laïcité… solidarité… droit de la femme et de l’homme…
– Silence ! » interrompit-il. Décidément, les bonnes femmes, quels moulins à paroles !

La conviction de l’adjudant Richard était faite : il s’agissait là d’un cas typique de racolage exercé sur un ministre ayant d’étranges inclinations pour la pratique prostitutionnelle. Il ne se sentait pas en droit de juger tout ça, il était tolérant ; mais, tout au fond de lui-même, ça ne lui plaisait guère toutes ces histoires… Et puis, même s’il aimerait vouloir excuser ces débordements, il n’y a rien à faire : c’était interdit. Or, lui et ses hommes avaient pris Boris en flagrant délit avec mademoiselle Najat, rien ne pouvait effacer ça. Quant au coup de la fille qui dit qu’elle n’est pas une cocotte mais qu’elle attend le bus, on le lui avait cent fois, si ce n’est mille.

Ce bon monsieur Boris, il n’y a pas à y couper : il est en infraction et, après avoir sermonné vertement ce pervers, l’adjudant lui prit 1500 euros et le renvoya chez sa mère avec ordre de ne plus avoir affaire à lui ni à ses hommes :
« Je comprends bien que vous vouliez croquer une si mignonne que celle-là ; c’est un beau morceau de gonzesse, on est d’accord. Mais ça ne se fait pas de faire des cadeaux aux dames pour les faire coucher avec soi. On est d’accord ? Alors, je ne veux plus que vous approchiez de Madame Najat ! compris ? » gronda-t-il.

Quant à Najat, toute Mademoiselle le Ministre soit-elle, il lui indiqua de prendre immédiatement contact avec une association caritative qui l’aiderait à sortir de l’enfer prostitutionnel dans lequel elle était entrée.

« Et quand on pense aux pauvres parents de cette gamine ! » s’apitoya-t-il tandis que la brigade opinait tristement en regardant la femme publique s’éloigner toute penaude.

Non mais !

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Lettre aux Musulmans de France

Je ne cherche à séduire personne que ceux qui aiment la vérité. Je n’ai aucune sympathie coupable envers l’islam, fût-ce celui dit modéré. Certes, je ne suis pas davantage islamophobe, ni dans le sens que je craindrais l’islam, ni dans celui que j’aurais une particulière détestation contre lui et ses adeptes. Je ne suis et ne serai jamais musulman, le ciel m’en garde ! mais il y a maux plus détestables que l’islam sur la terre.

L’ex-maire d’Orléans, personne tout à fait respectable et pour qui j’avoue une certaine sympathie, publie une « lettre aux Musulmans de France ». Je réagis à son apostrophe.

« Nouveaux sur la terre de France », qualifient-ils nos compatriotes mahométans ; certes, et puis ? Nos principes républicains ne légitiment pas de différence entre les Français qui seraient nouveaux et entre ceux qui le sont « de souche », comme on dit et comme je le suis à peu près.

Point de détail certes, mais donner deux mille ans à notre pays est une erreur historique. La France ne saurait exister sans les Francs qui lui ont donné son nom et qui l’ont consacrée en 498 par le baptême de Clovis, son roi.

La nécessité de devoirs plus que de droits pour les derniers arrivants entre en contradiction, non seulement avec le Contrat social de Rousseau, mais avec la tradition antérieure à la Révolution où le droit du sol était absolu et où toute prévalence – hormis pour les nobles – d’un sang était sans fondement. Tout Français n’a légalement davantage de devoirs que de droits sur le sol de France. Légitimement, la tradition royale, puis républicaine moderne, est sur le même constat.

Le devoir d’intégration, d’assimilation même, est en France le même qu’il se doit d’être dans toute contrée où un immigrant s’installe. Toute personne qui migre, et même vient en visite, dans un pays, se doit de respecter « les valeurs, les traditions, le mode de vie » du pays où il arrive. C’est une évidence, on est bien d’accord.

« Liberté, égalité, fraternité », est une belle devise… dont les plus avisés penseurs ont montré l’antinomie inhérente entre les deux premiers termes : l’égalité ne peut se faire dans la liberté, c’est un pléonasme. Soit on laisse libres les gens d’être inégaux, soit on les force à être égaux. Liberté et égalité ne peuvent se conjuguer que dans un certain équilibre entre une certaine imperfection de l’égalité qui autorise une certaine imperfection de la liberté. Cet équilibre est à trouver.

L’ « égalité homme/femme » est une stupidité absolue. Une femme est différente d’un homme. Or, nulle différence ne peut permettre l’égalité. Différent et égal sont des antonymes. Le principe républicain n’a d’ailleurs jamais été celui d’une égalité entre tous mais d’une égalité EN DROITS, ce qui change tout. Tous doivent avoir les mêmes droits sans pour cela être prétendus les égaux que la nature elle-même n’a pas voulu qu’ils soient. Les hommes ne sont donc pas plus égaux aux femmes qu’ils ne sont égaux entre eux, seuls leurs droits doivent l’être (ce sans nier la nature sauf à être un jean-foutre).

Après nous avoir sorti un padamalgam aussi niais que consensuel, M. le député Grouard participe de cette tentation d’identifier les terroristes s’inspirant de l’islam à des combattants uniquement fanatisés par un archaïsme de la lecture de leur Livre. Je devrais faire un travers pour expliquer où – comme beaucoup d’autres – il se trompe. On a opposé dans les médias menteurs des « déséquilibrés » aux vrais terroristes islamistes tels ceux du Bataclan. (Pour ma part, je n’emploierais pas le terme de « dégénérés » pour qualifier ces criminels.) Cette opposition est inepte. Non seulement parce qu’elle n’a aucune base théologique, mais surtout parce qu’elle exempte certains assassins de n’être pas sujets de problèmes psychiques. Or non, tout terroriste est plus ou moins un « déséquilibré ». C’est une catastrophe de notre monde moderne de vouloir tout isoler – psychique, religieux, politique… –, comme si rien n’avait d’incidence sur rien – ce qui est factuellement faux –, comme si une déception quelconque n’avait aucune incidence sur nous hormis le seul secteur où cette incidence a eu lieu. Comme si un différent avec son supérieur ne pouvait pas nous amener à penser que l’on est aussi ceci ou cela, musulman par exemple, et nous conduire à lui couper la tête au nom d’une croyance qui tombe à pic (conférer un fait commis en Isère).

M. Grouard a raison de dénoncer le repli identitaire. Par contre, on ne peut oublier que, dans sa ville, Orléans, les quartiers les plus peuplés d’étrangers, souvent d’origine musulmane, ont un taux de 50 % de chômage. Beaucoup d’entre eux viennent ou sont issus d’Algérie où le taux de chômage… est plus faible. Dès lors que des gens, faute d’espoir d’intégration par son moyen le plus naturel, le travail, sont perdus, ils se raccrocheront à ce à quoi ils peuvent ; effet de mode, tandis que c’était le communisme qui en envoûtait beaucoup il y a un demi-siècle, c’est la religion qui le fait désormais. En France, le problème n’est pas l’islam, le problème est le chômage ; et, avec ça, l’immigration qui n’arrête pas, à cause de l’Europe que soutient M. Grouard, de faire entrer des personnes sur notre territoire. Personnes qui n’auront comme seul avenir que des boulots au noir ou des aides sociales avant de se retourner vers les promesses de leur dieu.

Dès lors, comment reprocher à ces gens venus ici en croyant y trouver l’eldorado, confrontés à la réalité, de se rabattre sur leurs coutumes et d’opérer un « repli identitaire » qui virera au « communautarisme » ? Il ne fallait pas laisser entrer ces personnes ici où elles n’ont pas de place à prendre ; elles n’y auraient pas trouvé de frustrations à cause d’une situation économique déplorable depuis trente ans ; sans frustration, elles ne passeraient pas à la violence ; il fallait dire non à Maastricht et au traité de Lisbonne pour lequel M. le député a voté oui.

Bien sûr que les terroristes se revendiquent de l’islam, de là à les confondre, qu’elles que soient mes préventions quant à cette secte, avec des théologiens, c’est un saut qu’un abîme m’empêche de franchir.

Abrégeons. Le voile ne serait pas de nos traditions, ça n’est pas vrai. On voudrait prétendre que la tradition française est la jupe courte et le pantalon pour les femmes aux cheveux au vent ; tout le monde c’est que c’est faux. Ce que l’on sait, c’est que, hormis depuis une cinquantaine d’années, la femme en Europe n’a jamais été aussi libre qu’au Moyen Age où elle ne portait que robes longues et cheveux couverts. On peut penser que la femme postmoderne américanisée est plus libre que son aïeule de jadis, ou qu’elle est plus aliénée que jamais, mais en aucun cas on ne peut prétendre qu’il s’agit là d’une tradition française, ce serait an-historique, une contre-vérité.

Passons sur tout cela, on ne parle pas des problèmes, on se cache derrière des semblants pour ne pas voir les réalités.

 

Depuis ce post de M. Grouard, l’opposition gauchiste municipale Pseudo Socialiste (PS) a été saisie d’une crise de hainophobie en découvrant ce qu’avait noté celui qu’elle a essayé en vain (très en vain d’ailleurs) de détrôner. Sa rhétorique psychologisante est absolument indigente et complètement banale. C’en est fatiguant d’entendre ces soupes de moraline !

Capture du 2016-04-11 15:34:16

Il y aurait même des assos musulmanes qui voudraient ester contre M. Grouard… Voilà qui le rend tout-à-coup, quelque bêtise il eût pu dire, extrêmement sympathique !

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