La guerre et la paix

À la veille de la seconde Guerre mondiale, alors que les Anglais se réjouissaient de la paix que, à coup de compromissions face aux nazis, Chamberlain leur promettait, Lady Violet Bonham-Carter témoigne d’une rencontre avec Winston Churchill :
Nous nous étions éloignés politiquement depuis des années, mais notre amitié était toujours intacte. Nous étions très éloignés.
Et puis, au cours d’un week-end passé ensemble, je le voyais solitaire. Nous avons fait une promenade, et nous avons découvert soudain que nous reconnaissions tous les deux en Hitler un véritable danger.
Il nous apparaissait comme une menace mortelle pour l’Europe, pour nous mêmes, pour ce que nous considérions comme la civilisation.
Je me souviens de Churchill quand il m’a regardée dans les yeux :
« Vous le savez, vous le voyez vous aussi ».
Je lui est dit que Baldwin (Premier ministre) ne voulait pas entendre, qu’il devait être celui qui a conscience du danger.
Nous avons travaillé ensemble, nous avons fondé un groupe militant, Winston l’appelait son objectif, pour la défense de la liberté et de la paix. Nous organisions des réunions, nous publions des manifestes,
nous avions de plus en plus de membres et de notoriété. Nous avons essayé de réveiller les consciences endormies de la Nation. Et, finalement, nous avons échoué.

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