2050 !

C’est à ce demain-là qu’il faut penser tout le temps quant à nos orientations politiques. Alors, que nous en dit-on de ce sacré 2050 ? Eh bien que nos pays vieillissent, qu’ils manquent de population, et en manqueront encore plus, qu’il faut donc importer des immigrés, et puis aussi qu’il va falloir travailler plus vieux, parce que sinon, en 2050, il y aura tout plein de retraités auxquels on ne pourra pas donner de pension. Et ces prospectives doivent guider la politique menée en 2010. Bien sûr !
Mais quels crétins serions-nous d’avaler ces couleuvres ? Y a-t-il jamais eu des prospectives à 40 ans que des « experts » aient entraperçues dans leur boule de statistiques ? Qui, en 1750 – alors que le bon Jean-Jacques n’a encore écrit ni le Contrat social, ni l’Émile -, qui avait prévu la Révolution ? personne. Et quelles prévisions démographiques se sont réalisées ne serait-ce qu’au cours du XXe siècle ? quasi aucune. Et qui prédisait, dans les années 30, le nazisme et la guerre totale en Europe tandis que la Grande-Bretagne était dans une politique pacifiste d' »appeasement » ? Churchill seul (or ce n’est pas le réarmement qu’il exigeait, ni la fermeté qu’il voulait face à l’Allemagne, qui ont engendrés la guerre ; ça ne l’est pas, parce qu’on n’a pas voulu l’entendre et qu’on ne l’a appelé que quand la situation – faute de l’avoir, lui, écouté plus tôt – était désespérée). Et qui écoutait De Gaulle en France jusqu’en 40 ? personne ; or il avait – ils avaient avec Churchill – raison ! eux avaient raison quand tous les statisticiens et politologues notoires – les mêmes qui savent aujourd’hui ce que sera 2050 -, eux qui dictaient la politique et que l’on écoutait attendris, ceux-là avaient tort.
S’ils avaient tort, si les prophètes du vieillissement de la population européenne ont tort, c’est qu’ils travaillent tous exactement comme des astronomes, tirant des traits sur du papier, ici entre des indices, là entre des planètes. Mais l’avenir n’est pas plus écrit dans des graphiques que dans les étoiles ! Outre que mille évènements imprévisibles – attentats, révoltes, guerres, catastrophe, épidémies, massacres… – peuvent venir troubler l’ordre supposé, ces scientifistes prétentieux négligent le principal au motif que cela ne peut rentrer dans leurs doctes graphiques.
Plutôt que de s’émerveiller de diagrammes mathématiques absurdes, qu’ils regardent plutôt le monde autour d’eux ! qu’ils l’écoutent ! qu’ils le sentent ! qu’ils ressentent ce qu’il leur dit ! Ce que tout le monde d’un peu sensé en Europe sait, c’est qu’il n’y a aucune raison de penser que l’Europe sera bientôt plus industrieuse qu’elle ne l’est actuellement : une grande majorité des gens du vieux continent s’est résignée à ce qu’il y aura de moins en moins de travail ici. Peu importe la croissance réelle ou supposée (de toute façon on sait qu’en dessous de 4% de croissance, il n’y a pas création d’emploi). S’il y a donc de moins en moins de travail, il sera donc absurde de faire venir des chômeurs immigrés quand on ne saura déjà pas quoi faire de ceux du cru. Pour l’allongement de la durée de travail, même punition ! puisqu’il y aura moins d’emploi, il sera donc tout aussi stupide de prolonger le départ en retraite. (N’oublions pas non plus qu’il est fort probable que l’Europe, en raison de son déclin économique en marche accélérére, ne sera bientôt plus une destination prisée par les migrants.) Enfin, nos tartufes établis mésestiment les évidences que tout le monde sait : il y a un regain de nationalismes, plus ou moins populistes, plus ou moins extrémistes, dans toute l’Europe ; cela se traduit par des résultats électoraux patents que même les plus illuminés des naïfs ne peuvent nier. Or ces mouvements nationalistes, parfois même d’une extrême-droite très radicale, grossissent, encouragés par l’immigration massive. Plus il y a d’immigration, plus il y a de nationalisme en retour. Si l’on continue le processus d’immigration forcée en Europe, ces mouvements vont finir par prendre le pouvoir, ou s’en approcher si près qu’ils pourront contraindre les gouvernants à inverser les processus migratoires mis en place par Bruxelles (si ce n’était pas le cas, des troubles graves seraient à craindre). Quoi qu’en pensent les statisticiens, il apparait évident qu’en 2050, il devrait y avoir moins d’Européens (certains ayant émigré), et beaucoup moins d’immigrés en Europe (sinon, ce sera certainement la guerre civile). Bien sûr, parmi tous ces grotesques qui nous présentent les chiffres de 2050, il faut excuser ceux qui ont un projet politique dans lequel l’immigration et le communautarisme jouent un rôle moteur pour dissoudre les nations européennes ; ceux là n’ont pas tort de considérer que l’Europe-EU ne peut se fabriquer que sur les ruines des nations qui l’avaient composée. Mais ces européistes sont naïfs quand ils croient à la réussite de leur projet : les sentiments d’attachement à une identité nationale – du moins en France, au Danemark, en Hongrie, et dans quelques autres pays encore – sont plus forts qu’ils ne l’estiment ; même si l’Allemagne (l’Angleterre peut-être aussi ?) est une terre perdue à l’Histoire et à la civilisation, ce que montre bien le suicide démographique auquel les Allemands se sont voués, blessés dans leur âme par leur culpabilité mortifère pendant la 2ème Guerre mondiale à cause du massacre des Juifs perpétrés par leurs ancêtres.
Par ailleurs, nul être humain n’est en mesure d’ignorer que l’islamisme a déclaré la guerre à l’Occident (peu importe de savoir si les Ricains ont commencé les premiers en débarquant leurs GI’s dans le Golfe persique). Cette guerre islamiste, l’Europe en est un terrain privilégié, or elle empoisonne la vie politique de ses revendications – halal, voile, burqa, sexisme, lapidations, minarets, jours fériés, jeûne du ramadan, etc. ; tout est prétexte aux nouveaux adorateurs de Mahomet (محمّد) pour tenter de transformer nos sociétés européennes à l’image qu’eux souhaitent, une société musulmane dirigée par la charia. La réponse européenne est globalement molle jusqu’à présent, elle tolère déjà largement l’intolérable et abandonne chaque jour un peu plus le pacte républicain et la laïcité (que, certes, certains états – dont le Royaume-uni – n’ont pas dans leur socle), mais une réaction est aujourd’hui de plus en plus probable ; on peut penser que, si cette réaction tardait trop à venir, elle risquerait alors de s’exprimer avec une violence excessive contre les musulmans… (Le temps n’est peut-être pas si loin où beaucoup de musulmans seront chassés d’Europe ?) Plus optimiste, on peut espérer que les islamistes devront remiser leurs revendications et abandonner la pratique de coutumes incompatibles avec notre idéal social hérité des Lumières. De Gaulle l’avait annoncé, dès 1940, alors même qu’il prédisait que la Bataille de France était perdue : « La guerre est perdue, mais on gagnera la suivante, grâce aux Américains. Toutefois, après, ça va être dangereux, parce qu’il y aura les Russes. Mais les Russes, il faudra qu’ils se débarrassent du communisme, ils le feront, c’est sûr. Après, il y aura la Chine, ça c’est plus loin. Mais ce que je vois de loin en loin, c’est une dorsale qui va du Maroc jusqu’à l’Indonésie musulmane… », jamais le Général n’aurait pu comprendre aussi bien le monde d’après même sa disparition, s’il avait pris au sérieux les élucubrations des démographes institutionnels et autres manipulateurs de données sans signification.

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