La guerre féministe

Un petit tour chez nos amies féministes pour se distraire un peu des affres mortifères de la finance. Le féminisme, illégitime puisqu’il est volonté de domination d’un sexe – le féminin – sur l’autre – le masculin -*, s’organise contre un concept mythique : le « patriarcat ». Patriarcat dont je me suis longtemps demandé ce que ça voulait bien dire ? et de même pour le « matriarcat » qui en serait son opposé… Né dans une société où les femmes ont les mêmes droits que les hommes, je n’imaginais pas que celle-ci fût plus patriarcale que matriarcale. Constatant que l’Histoire témoignait par contre d’une société antérieure clairement dominée par les hommes, j’avais pourtant bien du mal à imaginer qu’une société ait pu être au contraire matriarcale et dirigée par les femmes. Les Amazones ? quel crédit accorder à cette légende ? Il fallait donc que le patriarcat soit très fermement inscrit en moi pour que je ne puisse imaginer ce que pourrait être le matriarcat ! Un monde où les femmes dominent… J’étais donc bien en accord avec la doxa féministe ! et ce point de convergence fondamental entre elles et leur ennemi préféré, l’ami Éric Zemmour. Jusqu’à Wikipedia, on l’explique très bien : le matriarcat, ça n’existe pas et n’a jamais existé. C’est que, si l’on en connaissait des traces de ce matriarcat, cela pourrait détruire l’édifice agressif et branlant construit par des femmes pour confisquer tous les pouvoirs.

Pas de chance pour elles : une société matriarcale « développée », aujourd’hui, ça existe. Il suffit d’aller en Chine rencontrer les Mosos (Na), peuple tibétain bouddhiste vivant autour d’un lac de montagne. Là-bas, depuis des millénaires, les femmes sont les seules à décider et la société s’organise autour d’elles, elles sont seules à être propriétaires, les hommes n’héritent même pas (le droit de propriété n’est donc pas imputable au patriarcat – et c’est un autre mythe féministe de gauche qui s’effondre).

Alors j’ai une histoire préhistorique à raconter, beaucoup plus simple que celle des fantasmes fémino-machistes de la femme de Cro-Magnon trainée par les cheveux par monsieur des cavernes. Dans mon histoire, les hommes et les femmes ne se posent pas trop de questions, ils ont des rapports amoureux. De ces étreintes naissent des enfants aux femmes, celles-ci les élèvent et ils restent naturellement avec maman (quant à « papa »… qui c’est d’abord ? en l’absence de test ADN…). Quand la mère décède, sa fille reprend la maison, ses frères restent avec elle pour l’aider à faire le travail domestique – pour ce qui est des câlins, ils vont les faire avec les filles des autres maisons, et si un enfant en nait, les frères et oncles de la maman se chargeront très bien de son éducation ! Eux se doivent de rester au domicile de leur mère et de leurs sœurs pour élever leurs neveux et nièces. C’est comme ça que ça fonctionne très bien depuis des lustres là-haut chez les Mosos. Et il semble bien logique que le matriarcat – puisqu’il s’agit bien d’une société matriarcale – soit une société antérieure au patriarcat, ne serait-ce parce que c’est tellement naturel comme culture ! Comme des petits chats que leur mère n’abandonnerait pas à l’âge adulte.

Le patriarcat, la Bible nous l’enseigne, le théorise : « l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils seront une seule chair. » (Gen 2, 24). La différence entre patriarcat et matriarcat, elle est là, ça s’appelle « le couple ». (D’ailleurs les Mosos voient très mal les antisociaux qui, inspirés par les étrangers, se mettent, un gars-une fille, à vivre ensemble. Et ils moquent leurs querelles !) Pourquoi les hommes ont pris le pouvoir dans le couple père-mère qui élève ses propres enfants ? Pas la force ! les Mosos savent bien que les femmes ont plus de force physique que les hommes ! c’est même elles qui vont aux champs quand eux font le ménage, car c’est ça un travail d’homme. C’est la grossesse et l’enfantement qui mettent la mère isolée de ses frères en état de dépendance de ce père, qui lui est supérieur à ce moment-là, et va prendre en charge l’entretien de la famille verticale (quand la famille matriarcale était horizontale). Comme il faut bien que quelqu’un décide, c’est lui qui va s’imposer comme chef, et voilà le patriarcat et son attribut : le couple (même si le père a plusieurs femmes). L’important dans le patriarcat, c’est que le père a une descendance, il élève ses propres enfants. De là s’imposera la fidélité (des femmes surtout) dont les Mosos ignorent les vertus.

Pour abolir le patriarcat, il faudra donc renoncer au couple. Le reste est utopie.

*serait par contre légitime l’« antisexisme », c’est-à-dire la lutte pour que les sexes soient considérés sans discrimination. Mais la plupart des dites « féministes » contemporaines (Clémentine Autain, Rokhaya Diallo, Isabelle Alonso et autres consœurs aboyant ici ou là) ne sont effectivement pas des égalitaristes mais des militantes qui veulent imposer la domination de la femme – ce au nom de ses indéniables qualités – sur toute la société.

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3 commentaires pour La guerre féministe

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