Paris en Hollande

Dans quelques semaines, la France sera libérée de Sarko par le bon Hollande. Les bobos se réjouissent de cet avenir radieux où la même politique pourra perdurer sans que n’y transparaissent plus des propos racistes (“d’apparence musulmane”, les “Auvergnats”, circulaire anti-roms, discours antirépublicain de Grenoble…) mais des bonhommies germanopratines (“vive les gays !”, “gloire à l’avortement !”, “multuculturalisme Olé !”, “Canal+”). Le germanopratisme est une pensée politique qui a abandonné les quartiers les plus chics de Balzac (le faubourg St-Germain) pour envahir toute la capitale des Gaules. C’est la revanche de l’intello de m…. collabo infidèle à sa de Beauvoir (précurseur de la cornue Anne Sinclair et de son petit gros pervers) que cette invasion de faux rebelles petits bourgeois en Vélib, lecteurs de Hessel et de son indignation tranquille, se déculpabilisant de leur misérable « réussite » sociale en votant PS, voire Verts, les plus terribles se hasardant à avoir des sympathies mélenchonnistes (sabre entre les dents). Paris ne s’est pas convertie à la pensée dominante Pascale-Clarko-Lapixienne, les Parisiens ont été exilé de la ville pour que n’y subsistent plus que des étrangers (mortellement riches ou clandestins) sans droit de vote et la boboïtude peinarde.

Mais Paris n’est plus la France. Tous les derniers scrutins accusent de plus en plus son divorce d’avec le pays – elle a voté « Oui », la France a dit « Non » ; elle a été ségolèniste quand la France a élu Sarkozy ; elle tâte quasi seule du vote « contestataire » en se contentant de donner dans l’écolo sauce Cohn-Bendit. Pour savoir l’avenir des urnes, il suffit donc de connaître le vote francilien : c’est celui du perdant. « Parigot-tête-de-veau », balançait-on il y a 20 ou 30 ans contre l’émigré de province à Paname quand il passait la Porte d’Orléans pour s’aventurer en Beauce ; celui-ci était pourtant encore bien proche de son terroir bouseux. La paysannerie n’est plus l’identité de l’extra-Paris, il n’y a pourtant plus rien de commun entre la sensibilité du centre et celle de sa périphérie. Paris n’est plus la France : à Paris on croise même des Maghrébines non-voilées !

Reste à Hollande, avec l’appui de Chirac, sa Corrèze non-natale pour l’emporter. Et, avec cette Corrèze, le vote des Auvergnats (ceux du Nord de la Méditerranée, pas ceux d’Hortefeux). Et avec ces Auvergnats du Massif central, tous ceux qui en ont immigré vers Paris depuis des lustres pour y tenir les bars et y conduire des taxis. François Hollande plait trop à Paris pour gagner, sa « bougnatitude » suffira-t-elle pour renverser la tendance ?

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