DSK, Hollande, etc.

Bravo à Pierre Carles et ses complices pour leur film à charge sur les média – presses écrite et audiovisuelle – dans la campagne des présidentielles. Dans les têtes de turc du cinéaste, évidemment la bande de journalistes escrocs de Canal-bobos : Michel Denisot-100.000€-par-mois, Jean-Michel Apathie-40.000€-par-mois, et, en lieu et place de Anne-So Sadoun-Lapix, une autre blonde – mais un peu moins péroxydée – celle de la « matinale » (nom et salaire inconnus) ; et puis, hors Canal (sauf quand il court y cracher sur son collègue Didier Porte), Sa Bouffitude Nicolas Ier Demorand de France-Inter à Libération ; enfin quelques autres pipoles du PAF journalistique trainent leurs apories dans ce document – Sa Haute Pontification Laurent Joffrin, David « salaud » Pujadas, le patron de Marianne…

 

Comme les époux et sociologues Pinçon-Charlot le dénoncent dans leur « Président des riches » (ed. Zones 2011), l’oligarchie – à laquelle les journalistes en vue sont intégrés ou, a minima, de laquelle ils sont familiers -, sélectionne par avance ses candidats, ceux qui seront présentés comme crédibles aux spectateurs et lecteurs. Pire surtout, elle ridiculise et caricature tous ceux qui osent être candidats malgré le choix préalable de ces riches – un choix centre-droit allant de Hollande à Sarkozy avec une tolérance pour Bayrou. Ainsi le documentaire, outre les cirages de pompe éhontés pour Strauss-Kahn et ses techniques écologiques de repassage de veste, dénonce les contre-interviews quand ces décideurs médiacrates sont contraints de recevoir quelqu’un qui les désintéresse. Le hautain mépris d’un Apathie ou d’un Demorand pour ceux dont leurs petits (mais rentables !) neurones ont conclu – s’auto-investissant arbitres du match électoral – qu’ils étaient hors-jeu, sont des monuments de l’expression du dédain de cette nouvelle aristocratie et de sa bêtise.

 

Nathalie Arthaud à qui l’on vient exiger qu’elle légitime, au-delà des signatures des maires, sa candidature ; Cheminade insulté en direct par le millionnaire Apathie ; Dupont-Aignan qu’on veut couper (« C’est moi le chef » dit Denisot) ou qui, de retour sur le même plateau de l’ineffable Grand Journal, voit se cabrer contre lui la meute enrichie des chroniqueurs quand il pointe leurs salaires mirobolants (sic) ; Mélenchon face au pédant Demorand qui lui conteste sa légitimité démocratique ; Éva Joly enfin qui, naïve, ne parvient pas à s’extraire du seul questionnement valable pour la caste : se ralliera-t-elle bien à Hollande au 2nd tour ?, ce pendant que Laurence Ferrari beugue en élisant DSK en Pologne énonçant, large sourire aux lèvres, qu’il est « l’homme le plus populaire à gauche », ou que monsieur Apathie, journaliste politique (sic), nous prouve qu’il n’est même pas assez informé pour connaître les différences fondamentales qui existent entre des courants trotskistes aussi anciens que LO et le NPA-LCR…

 

Ce film est un salvateur petit coup de rétro sur le monde introverti de nos média dominants et leur coupure de celui de la France qu’ils occupent.

 

http://www.pierrecarles.org/spip.php?page=sommaire

 

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