Euthanasie pour tous au PS !

L’euthanasie est le grand chantier lancé par le gouvernement de gauche, de gauche telle que l’a très bien définie Michéa, une gauche issue de la tradition radicale de la IIIe, c’est-à-dire une gauche affairiste, colonialiste et « de progrès », progrès dont les origines scientistes ne sont pas à prouver. Ce même progrès qui inspirera le racialisme et l’eugénisme avec ses indéniables succès funèbres dans le IIIe Reich. Tout tient autour de la notion postmoderne d’ « acharnement thérapeutique », concept fumeux qui veut empêcher la médecine de soigner dès lors que cela ne servirait à rien pour sauver la vie. On lui objectera facilement qu’en ce cas il faut interdire toute médecine, chacun étant a priori, dès sa naissance, condamné à mourir : inutile de guérir puisqu’on ne peut abroger la mort finale. CQFD !

Ce serait donc un « progrès » du monde civilisé occidental que « d’abréger les souffrances », ce que l’on ne faisait pas avant qu’arrive la grande intelligence de nos penseurs de la modernité triomphante… La première des choses, c’est avant tout de nier cette fantasmagorie qu’on aurait attendu le saint PS pour pratiquer des actes euthanasistes, achevant des blessés sur les champs de bataille ou, surtout, donnant discrètement des doses létales de morphine à de bons vieux qui n’attendent plus que de passer l’arme à gauche – ce n’est pas mon petit doigt qui me l’a dit, mais un médecin, ancien interne des hôpitaux de Paris au tout début du siècle (le XXe, pas le XXIe). L’ « euthanasie », ça s’est toujours fait, il n’y a là rien de nouveau, c’est vieux comme le monde. Il n’y a donc aucune nouveauté là-dedans si ce n’est que l’on veut faire loi là où l’humanité a toujours été assez sage pour ne pas le faire. Trop de lois tue la Loi.

Il faut insister sur une certaine perversité du raisonnement des euthanasistes qui promeuvent ce juridisme ; cette perversité, elle est dans le relativisme plus ou moins engendré par la génération des intellectuels déconstructeurs qui a tenu le haut du pavé dans les années 60-70, années où, après l’Holocauste et Heidegger, la pensée était au point mort et pédalait dans la semoule. L’entendement nous invite à considérer qu’il y aurait la vie, et puis la non-vie que l’on nomme « la mort ». Cela doit être trop simple et il faut inventer qu’il y aurait autre chose puisque des gens, à cause d’acharnement thérapeutique, seraient morts sans l’être. Les plus malheureux ne sont pas ceux-ci, mais ceux-là qui imaginent de telles apories dans leurs cerveaux malades – comme dirait notre cerveau malade de la Matinale de France-inter. Réveillez-vous ! il y a la vie, il y a la mort, mort dont nous ne savons rien que par suppositions : tout le reste est jargonnage, de la gnose, de la gnose laïque, pour autant de la gnose et rien de plus tout de même.

Une association a le toupet de promouvoir l’oxymore de la « mort dans la dignité », preuve qu’aucune honte n’existe plus sur cette pauvre terre pour que des abrutis défendent que la mort pourrait être digne : la mort, c’est l’inacceptable*, c’est tant inacceptable qu’elle est indigne de toute vie. Mourir n’est pas indigne, mais en aucun cas la mort ne saurait être digne, et quand on prétend de quelqu’un qu’il a eu une « mort digne », on ne le fait que pour se mentir à soi-même tant on est horrifié par la mort (ou stupide). D’ailleurs, ces « morts dignes », elles peuplent les livres de l’histoire des hommes… pour glorifier ceux qui ont été tués au combat, à la guerre, en envoyant ad patres les âmes de l’ennemi. L’envie de tout renverser et de marcher sur la tête promeut dans les têtes bobos de mettre la dignité du côté de celui qui ne se bat plus contre la mort qui lui arrive dans son petit dodo hospitalier ! Il y a vraiment des gens qui ont les méninges bien retournées…

Bien sûr qu’il faut refuser cette nouvelle loi inique à laquelle on veut nous condamner, et qu’il faudra féliciter et soutenir tous les personnels médicaux qui n’accepteront pas de l’appliquer si, par malheur, elle était votée contre l’intelligence. Ne serait-ce que parce qu’il ne faut pas donner le droit de vie ou de mort du médecin sur ses patients, ce que la loi Leonetti donne déjà bien trop. Mettre le doigt dans l’engrenage de l’euthanasie autorisée, c’est rétablir la peine de mort ; une peine de mort à laquelle on sera condamné à cause du crime de ne plus être en assez bonne santé… en assez bonne santé pour servir le système capitaliste s’entend. À quoi bon conserver en vie quelqu’un qui ne sera plus ni producteur ni consommateur ? cette question, Jacques Attali l’avait déjà soulevée et concluait fort justement qu’il faudrait à l’avenir abréger la vie, non pas seulement des souffrants, mais de ceux qui ne seront plus utiles à la machine économique. L’euthanasie aboutira fatalement à décimer la population de tous ses membres que l’on jugera superfétatoires : ceux auprès desquels la médecine « s’acharne », les handicapés non récupérables, les sans-domicile, les inactifs, les opposants qui sont trop mal pensant… L’euthanasie, avec ce son « nasie » que l’on entend en finale nous ramènera aux exécutions de débiles mentaux de l’Allemagne nazie, c’est fatal. Car la question n’est pas de savoir s’il y a une vie après la mort, point sur lequel les génocideurs voudraient orienter le débat, mais de savoir quelle vie mérite d’être vécue ! Or, sur ce point suprême, il ne faut pas faire confiance à des politiques ou des scientifiques – eux à qui l’on doit le gaz moutarde, Hiroshima, Tchernobyl, les OGM et tant d’autres horreurs -, cela ne les regarde absolument pas et ils n’ont aucune compétence en ce domaine.

Les euthanasistes sont des idiots ou des voyous. Pardonnons aux idiots ! mais pas aux salauds.

*  » on écrit parce que la mort est inacceptable. » Jean-Edern Hallier, Je rends heureux.

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