Pénalisation des clients de prostitués, la loi la plus bête du monde

Je ne pensais pas que l’on pouvait être aussi con ! Je suis bien gêné de devoir écrire ce mot : il est bien grossier et j’en suis fort marri ; mais il serait trop vulgaire d’en employer quelque autre que ce soit ; en effet, ici, le mot juste, c’est « con » et il est à attribuer à tous ceux qui ont lu cette loi et la défendent et non pas à la seule ministre post-adolescente dont l’intelligence est inversement proportionnelle à la beauté, le grand sourire niais de l’Hollandie triomphante, la cruche Najat qui tant Vallaud qu’elle nous les brise, Belkassine.

La loi qui vise à pénaliser les clients de prostitués est débile, c’est entendu, même l’écologiste Nicolas Gardères le signe. Pour tous, à moins d’être mal-comprenant, Suédois, ou actionnaire d’une ligue de vertu ou de quelque association confessionnelle du genre Le Nid, la chose est entendue. Mais la rédaction de la chose à légiférer est à tomber par terre.

Alors, marrons-nous un coup !

Roulement de tambour, futur article 611-1 du Code Pénal :
(putain ! le mot est de circonstance, ça a de la classe…)

«Le fait de solliciter, d’accepter ou d’obtenir des relations de nature sexuelle d’une personne qui se livre à la prostitution, y compris de façon occasionnelle, en échange d’une rémunération, d’une promesse de rémunération, de la fourniture d’un avantage en nature ou de la promesse d’un tel avantage est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe.»

C’est pas marrant ? allez, ne soyez pas bégueule ! je vous raconte.

belkacem-prostitution-copie-1-251x350Il était une fois une princesse qu’on appelait Najat. Or, cet après-midi-là, elle allait exactement depuis ici jusque là sur les trottoirs des si belles rues de notre aimable ville. Soudain, elle est interpellée par le gentil Boris :
« Chérie, comme tu es bien belle, ma chérie ! »
Taquine, l’œil sur une vitrine, Najat répondit à son cher amour :
« Oh oh ! tu as vu ce collier de perles : comme elles sont à croquer ! »

La brigade, que notre couple péripatéticien n’avait pas repérée, sans un bruit, fit un pas en arrière.

« Oh oui, elles sont bien belles ! me feras-tu un bisou si tu me permets de te les offrir ? » lui sourit notre coquin de Boris.
– Bien sûr mon amour. » Lui sautant au cou de joie comme une fille, Najat eut tout juste le temps de prononcer ces quatre mots que déjà l’adjudant Richard menottait l’infâme corrupteur tandis que les autres pandores retenaient la pierreuse.

« Monsieur, fit le gendarme en chef entre les poils de sa moustache réglementaire bien qu’un peu outrepassée. Article 611 etc., pour obtenir un baiser, relation de nature sexuelle indéniable qui sous-entend d’autres commerces dont l’acquisition est répréhensible, vous venez de proposer d’acheter à madame un collier de perles, votre compte est bon. Je résume les faits : Monsieur a proposé rémunération – rémunération importante : 599 euros pour ce collier –, ce pour gagner des faveurs sexuelles de cette jeune femme sans défense. Niez-vous les faits ?
– Non mais je… commença le client, interrompu aussitôt par la courtisane :
– Mais non, mais laissez-le ! C’est mon ami, je l’aime.
– Mademoiselle, inutile de vous interposer : monsieur a reconnu les faits. Quant à vos sentiments pour vos clients, ils n’intéressent pas la justice. Qui plus est, syndrome de Stockholm oblige, on sait ce que c’est que les victimes qui défendent leurs bourreaux. J’ai justement lu un article là-dessus hier et…
– Mais vous n’y êtes pas du tout, reprit-elle avec une pointe de désespoir dans la voix, cet homme est mon ami.
– Comment ça ? cet homme est votre souteneur. S’adressant au julot : Alors, Boris, tu es le maquereau de cette poule, comme ça ? Proxénétisme ! ça va te coûter…
– Mais nous sommes mariés, tenta Boris en pleurs.
– Encore un qui a épousé la racoleuse par qui il se fait entretenir !
– Mais non, explosa Najat. Mais enfin, je suis ministre, dit la femme, sortant son pin’s avec marqué ministre dessus. Enfin, vous pensez bien que je n’ai pas besoin de vendre mon corps pour en avoir plein les poches : pour moi, c’est l’État qui paye ! »

Quoique, durant ses quinze années de service, il en ait entendu de toutes les couleurs, cette dernière réflexion choqua les oreilles de notre adjudant. Il ne s’y arrêta pourtant pas et, professionnel, réfléchit… Aurait-il pu ne pas reconnaître que cette hétaïre fût ministre ? Eh bien oui ! ne serait-ce que parce qu’il ne regardait guère souvent la télévision. Ou plutôt, il avait un problème devant l’engin cathodique : au bout de cinq minutes, il s’endormait devant. Les docteurs qu’il avait consultés étaient très partagés quant à cet étrange dysfonctionnement de son comportement. Les uns ne comprenaient même pas comment cela pouvait être possible tant ne pas regarder la téloche leur semblait inhumain ; les autres pensaient tout au contraire qu’il s’agissait d’une défense immunitaire exceptionnelle dont notre perdreau avait hérité là.

Toujours est-il que notre adjudant se dit que, effectivement, étant jeune femme, d’origine manifestement pas du tout gauloise, belle par-dessus le marché, et pas l’air finaude pour deux sous, celle qui était là devant lui avec son micheton avait toutes les qualités requises pour faire ministre ou quelque chose du genre.

« Je suis ministre de la République, je vous ordonne de relâcher mon homme ! Les mœurs des femmes d’État ne sont pas compatibles avec une telle activité dégradante que la prostitution, convenez-en ! Le métier politique, vous pensez bien, exige au contraire des serviteureuhs et serviteurs du pays qu’ils donnent un tout autre exemple des valeurs républicaines ! Notre souci constant de l’égalité dans une démocratie du vivre-ensemble animée…»

Assommé par ce verbiage qu’il n’écoutait plus et manquant de s’endormir comme devant n’importe quel téléviseur allumé, ne serait-ce que pour qu’elle se taise, l’uniforme eut un instant l’idée de succomber aux arguments et au charme de la ménesse… Mais lui revint en tête l’affaire Dominique Strauss-Kahuzac-Baupin. Il pensa même à certain autre qui jouait avec les arpions de ses collaboratrices et à d’anciennes déclarations d’un élu quant à ses jeux particuliers avec des gamines allemandes en très bas-âge…

« … laïcité… solidarité… droit de la femme et de l’homme…
– Silence ! » interrompit-il. Décidément, les bonnes femmes, quels moulins à paroles !

La conviction de l’adjudant Richard était faite : il s’agissait là d’un cas typique de racolage exercé sur un ministre ayant d’étranges inclinations pour la pratique prostitutionnelle. Il ne se sentait pas en droit de juger tout ça, il était tolérant ; mais, tout au fond de lui-même, ça ne lui plaisait guère toutes ces histoires… Et puis, même s’il aimerait vouloir excuser ces débordements, il n’y a rien à faire : c’était interdit. Or, lui et ses hommes avaient pris Boris en flagrant délit avec mademoiselle Najat, rien ne pouvait effacer ça. Quant au coup de la fille qui dit qu’elle n’est pas une cocotte mais qu’elle attend le bus, on le lui avait cent fois, si ce n’est mille.

Ce bon monsieur Boris, il n’y a pas à y couper : il est en infraction et, après avoir sermonné vertement ce pervers, l’adjudant lui prit 1500 euros et le renvoya chez sa mère avec ordre de ne plus avoir affaire à lui ni à ses hommes :
« Je comprends bien que vous vouliez croquer une si mignonne que celle-là ; c’est un beau morceau de gonzesse, on est d’accord. Mais ça ne se fait pas de faire des cadeaux aux dames pour les faire coucher avec soi. On est d’accord ? Alors, je ne veux plus que vous approchiez de Madame Najat ! compris ? » gronda-t-il.

Quant à Najat, toute Mademoiselle le Ministre soit-elle, il lui indiqua de prendre immédiatement contact avec une association caritative qui l’aiderait à sortir de l’enfer prostitutionnel dans lequel elle était entrée.

« Et quand on pense aux pauvres parents de cette gamine ! » s’apitoya-t-il tandis que la brigade opinait tristement en regardant la femme publique s’éloigner toute penaude.

Non mais !

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2 commentaires pour Pénalisation des clients de prostitués, la loi la plus bête du monde

  1. Saligo dit :

    On devrait pénaliser toutes les femmes qui avaient fortunes et revenus inférieurs à ceux de leurs époux avant leur mariage. L’inverse existant, mais étant quand même beaucoup moins commun. Il est certain que ce n’est pas dans la classe ouvrière qu’on trouvera les cas les plus nombreux.

    Tout cela fait partie de la révolution culturelle si chère aux générations de bobos post-soixante-huit.
    À défaut d’avoir pu changer le monde dans ses fondements économiques, on se contente de ce genre de réforme qui vous donne l’impression de ne pas avoir vécu pour rien.
    L’interdiction de la fessée, les études de genre (qui camoufle le mot théorie), les nouveaux couples qui ne peuvent pas s’accoupler (ce qu’on appelle les nouvelles formes de parentalité), GPA, etc. On pourra dire que ce quinquennat aura été riche en la matière.
    On remarquera au passage que tous ces trucs tournent autour de ce que les gens ont entre les jambes, une vraie obsession.
    En attendant, les vraies réformes de société se font quand même et parfois il est difficile de les camoufler derrière des réformes sociétales.

  2. adelannoy dit :

    Bien d’accord. Hypocrisie gaugauchiste !

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