La fête des mères qui s’aiment

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Bien sûr, mettre à la poubelle les pères et mères, ça sonne mariage gay et toute sa sauce elgébétée, études de genre et autres âneries ricaines de post-quakers convertis au queerisme (religions quasi semblables et aussi crétines l’une que l’autre). D’un autre côté, on ne manquera pas de remarquer que la Fête des mères est une institution du gouvernement du Mal Pétain, ce qui fait un peu zeurléplussombres sur les bords ; quant à la fête des pères, ce n’est qu’un pâle reflet de la 1ère fête des mères.

Il y a pire.

Les fêtes des mères et des pères célèbrent les parents de l’enfant. Elles sont dans la tradition mosaïque des Tables de la Loi. La grande révolution, quand on passe à la « fête des gens que l’on aime », n’est pas tant ce que l’on a enlevé – et les papas et les mamans – que ce que l’on a rajouté et qui n’y était pas du tout avant.

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Comme le faisait fort justement remarquer la psychanalyste pour enfants Françoise Dolto, « il n’a jamais été dit dans la Bible d’aimer ses parents. Il est dit de les honorer. » Quand les fêtes des mères et des pères honoraient les parents, il est maintenant question d’amour, ce qui était absent de l’ancienne loi. À la Chesterton, des idées chrétiennes devenues folles envahissent notre monde occidental ; l’amour, sentiment et rien de plus, est porté au pinacle ; la République se mue petit à petit en une grande Église dont les responsables politiques sont les évêques, les enseignants les curés. Et toute la congrégation s’émeut au nom de « l’amour »… C’est soit merveilleux soit grotesque, voire lamentable.

On a ici toute la logique du mariage gay : ils s’aiment, marions-les ! où a-t-on vu pourtant que le mariage ait jamais été fondé sur l’amour ? ni le prêtre ni le maire ne parlent d’amour quand les serments sont échangés entre les époux. Fidélité, assistance, oui… amour ? non. Même chose pour les mères porteuses et les inséminations artificielles : ils vont aimer leurs enfants, alors permettons-leur tout et n’importe quoi ! Globalement, c’est ne nous posons plus aucune question, l’amour est l’alibi qui légitime tout !

Parallèlement, le premier ministre (du culte) monte à la tribune de l’Assemblée en fustigeant « la haine » ; l’ennemi du gouvernement n’est pas le chômage qui appauvrit le pays ni le terrorisme qui tue les Français, l’ennemi de Manuel Valls est un sentiment pas gentil du tout : la haine. Et ils sont tous à se copier les uns les autres en dénonçant la haine par ci ou par là ! Le débat public prend des allures de cour de récréation : jusqu’au n°1 à grosses moustaches du syndicat des bras musclés et poilus, la Cégète, qui, dans un mouvement social viril ne trouve rien de mieux à faire que de reprocher au gouvernement de générer… « un climat de haine » !

Capture du 2016-05-28 09:56:34
Entre ces amourolâtrie et hainophobie, il est clair qu’il n’y a plus de place pour une pensée politique. Alors, dans ces conditions, peut-il y avoir le moindre avenir pour une telle société où amour et haine ont accaparé tout le champ idéologique ? probablement pas.

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