Lordon perdu entre socialisme et gauche

Frédéric Lordon ne peut pas être assez ignare pour ne pas savoir l’opposition entre « gauche » et « socialisme ». Cette opposition est datée : 1830 environ. Avant 1830, il y avait « la gauche », c’est-à-dire les libéraux, les ancêtres des enfants de Friedman, c’est-à-dire aujourd’hui tout ce qui va de Fillon à Hamon en passant par Macron. La droite, c’étaient les conservateurs monarchistes, légitimistes puis orléanistes, ces derniers faisant des compromissions avec la gauche. Dans ce champ politique, se réclamer de gauche aujourd’hui, cela signifie ne pas être à l’Action française, point.

À partir de 1830 apparaît le « socialisme » qui, se situant vaguement, mais très vaguement, à l’extrême gauche, conteste l’affrontement droite-gauche. Contrairement à la gauche, le socialisme est un mouvement politique qui se définit par sa volonté d’aboutir à l’émancipation du prolétariat et à la justice sociale, concepts totalement secondaires pour la gauche.

Mais il y aurait eu une évolution, un déplacement des lignes politiques, nous prétendent ceux, tels Lordon, qui défendent encore un clivage droite-gauche en se voulant reprendre les habits de la gauche portés avant eux par Benjamin Constant et Frédéric, non pas Lordon mais Bastiat. Est-ce sensé ? Je réponds carrément et nettement « non ».

Si l’on écoute nos chers communicants de la gauche officielle que disent-ils ? Valls a déclaré qu’il aimerait que le PS renonce à s’appeler « socialiste » (Delanoë avait fait de même avant lui), ce qui est parfaitement cohérent puisque Manuel Valls n’a rien à voir avec le socialisme. Que dit le libéral Macron, directement héritier de Constant et Bastiat ? qu’il n’est pas socialiste, mais qu’il est de gauche. Oui, il a 1000 fois raison, il s’inscrit dans la tradition historique de la gauche depuis toujours, en aucun cas dans celle du socialisme.

À vrai dire, comme Juppé éliminé des primaires de la droite où il s’était égaré, Macron est l’illustration parfaite de ce qu’est la gauche : libéralisme à tous les étages, sujétion du politique à la comptabilité économique, toute-puissance de l’individualité sur le social. Macron est un anti-socialiste radical, il est même un pur radical façon IIIe République, style l’immonde Jules Ferry ou Pierre Laval, non moins séduisant.

Lordon veut imposer une nouvelle définition du socialisme qui serait que le socialisme est la gauche d’antan tandis que la gauche serait l’ancien socialisme. Bien. Mais les faits le contredisent. Faut-il se suffire que Mitterrand et Hollande aient été élus sous la bannière socialiste en promouvant des politiques historiquement socialistes alors qu’ils ont effectivement agi en purs hommes de la gauche historique ? L’analyse ne tient pas la route cinq minutes.

Le P«S» est un parti de gauche, et même de la gauche la plus authentique. Vouloir prendre l’étiquette « gauche » au P«S», c’est soit être un « crétin » (dixit Onfray), soit être un « salaud » au sens sartrien. Que Lordon choisisse la boîte dans laquelle il doit être rangé. Malheureusement, le sachant fort érudit et intelligent, il sera difficile de faire de lui un crétin. Il sait parfaitement être un Crétois qui ment et non un crétin qui dit vrai.

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Causeur

Mon canard préféré, c’est Causeur, le mensuel de la patronne Élisabeth Lévy, la juive sioniste qui va rire au spectacle de Dieudonné qu’elle interviewe, la gauchiste qui écoute Zemmour en se souvenant de Muray, la post-soixante-huitarde que sa raison incite à se dire que l’interdit-d’interdire a peut-être des limites.

Dans mon cher Causeur, on trouve des communistes tels le talentueux Jérôme Leroy qui en pince pour Juppé, des Finkielkraut tombé en pâmoison pour Valls, des cinéastes comme Lilienfeld qui se découvre macroniste, etc. Tous les goûts, surtout les plus mauvais, sont dans la nature ! me  direz-vous, et vous aurez bien raison.

En fin de compte, tout ceci que l’on retrouve dans Causeur est assez proche du quotidien des Français de toutes couleurs, races, lubies sexuelles, statuts sociaux et socio-culturels, religions et origines qui se demandent bien par quel loup il leur vaudrait mieux d’être mangé dans quelques mois, surtout depuis que le ballon de baudruche Fillon se dégonfle devant nos yeux éberlués. Pfuit…

Quant à moi, je préférerais n’être croqué par personne mais je sens bien que, après le triste règne du prince Hollande, un autre viendra nous grignoter les abatis. Le ciel m’entende : j’espère bien qu’aucun de ceux précédemment cités ne franchira le porche du Château en vainqueur !

Oui, on est dans une sacrée chienlit ! et mieux vaut en causer qu’autre chose.

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Oui, le féminisme contemporain encourage l’islamisme

Chez certains « altermondialistes », avant tout gauchistes dans la plus pure tradition des radicaillaux, on s’insurge contre des « contre-mouvements réactionnaires des religions » visant les droits des femmes. Occasion bien sûr, pour ces laïcards de combat, de stigmatiser avant toute chose les catholiques. Eux n’ont pas droit au saint Padamalgam ! J’ai tapé moi aussi parfois sur l’Église, je le confesse, et je le referai peut-être si l’inspiration m’en vient. Je me fais fort par contre de ne pas le faire en déblatérant n’importe quoi.

Par exemple :

C’est à la fois un cliché et totalement faux de dire que la domination des hommes sur les femmes est millénaire. Elle est au contraire très datée et récente, c’est la Révolution bourgeoise (voir note) de 1789, avec la révolution industrielle en complément, qui a rabaissé la femme. Contrairement à ce que racontent certains, à gauche comme à droite, la condition des femmes n’a pas connu un progrès constant. La lecture de l’ouvrage démographique d’Emmanuel Todd, notamment, éviterait à ce propos de propager des contre-vérités. Pour ne prendre que notre Europe, la femme celte a connu une dégradation de sa condition avec le droit de la Rome antique, puis une revalorisation pendant le Moyen Age (qui n’a pas été dominé du tout par l’Église, sauf peut-être à sa toute fin), ensuite un lent déclin à partir de la Renaissance, enfin une régression violente au XIXe siècle tandis que le Code civil, inspiré du droit romain, s’imposait sur une grande partie du continent et que les femmes restaient exclues du droit de voter que se réservaient les seuls hommes. À partir de la fin du XIXe, vint une récupération des droits légitimes des femmes, récupération atteinte, comme le notait D. H. Lawrence, dès la première moitié du XXe siècle. Suit la période que nous connaissons aujourd’hui, période au cours de laquelle, derrière Mme de Beauvoir, nous assistons à une tentative antisociale de femmes et d’hommes misandres d’instaurer une dictature gynécocrate sur le monde.

Certains courants religieux contemporains réagissent effectivement à cette déconstruction orchestrée par l’armée hystérique des post-beauvoiristes. Très marginale chez les catholiques vaticanistes, cette réaction légitime est très forte chez nombre de musulmans. On ne peut que constater que les soldats et soldates du féminisme sont parmi les agents les plus motivants pour encourager, en réaction à des exigences grotesques (faire pipi assis ! mais il y a pire), certains musulmans à se radicaliser.

Bien évidemment que la négation de la différence entre les hommes et les femmes portée par les zélotes du féminisme orchidoclaste contemporain inspire l’horreur, la peur et la haine chez ceux qui refusent de se soumettre à ce nouveau dogme postmoderne commandité par le capitalisme spectaculaire ! Car il faut appeler un chat un chat, et un féministe – Fourest, les Femen du milliardaire Soros, Vallaud-Belkacem de la French American Foudation, etc. – un agent du Capital international. À tout seigneur tout honneur, il faut enfin saluer la plus efficace organisation féministe de tous les temps : la Rockefeller Foundation dont quelque sympathie que ce soit avec un réel socialisme, ce même socialisme qui est totalement absent au P«S», n’est pas avérée.

 

  • Dès 1830, la Révolution de 1789 est qualifiée de « bourgeoise » par nombre de socialistes.
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Le PS compense la baisse de natalité par l’invasion migratoire. Le changement de population, c’est maintenant !

Il y a quelques heures, un tweet de Nicolas Dupont-Aignan a suscité certains commentaires ainsi que des demandes de précision que nous avons souhaité vous apporter ici.

Ce tweet est le suivant :

@dupontaignan

« En 2016, les socialistes compensent la baisse de natalité par l’invasion migratoire. Le changement de population, c’est maintenant ! »

Il est parfaitement étayé et justifié.

1) Il s’appuie sur des données officielles et des chiffres inattaquables

Baisse de la natalité : le solde naturel (différence entre les naissances et les décès) en 2016 est de 198 000 (Source INSEE Bilan démographique 2016). À titre de comparaison, le solde naturel était de 302 000 en 2006.

Augmentation de l’immigration : le chiffre des entrées légales d’étrangers hors Union Européenne en France est de 227 550 en 2016 (Source ministère de l’intérieur). À titre de comparaison, les entrées légales étaient de 171 000 en 2006. Ces chiffres n’incluent pas l’immigration illégale. Ainsi une minorité des 59 000 demandeurs d’asile déboutés en 2016 a été expulsée réellement (24 000 personnes ont été éloignées du territoire en 2016).

Si l’on additionne les entrées légales, les déboutés du droit d’asile qui restent en France et l’immigration des autres pays de l’Union Européenne qui n’est pas comptabilisée, on constate très clairement que l’immigration est plus importante que l’accroissement naturel. Ce constat est factuel et est perçu par les Français dans leur vie quotidienne.

2) Ils ne font que constater l’évidence, sans abus de langage, à savoir que la composition de la population de la France évolue (comme en témoignent les chiffres précédemment cités).

M. Apathie affirme sur France Info que NDA ne compte pas les sorties d’immigrés et que le solde migratoire est de seulement 33 000. Libération, de son côté, parle de 95 000 sorties sans revenir sur les entrées.

M. Apathie et Libération s’appuient sur une étude de référence publiée par l’INSEE en 2015 et qui analyse les soldes migratoires entre 2006 et 2013.
Cette étude démontre que le chiffre de 33 000 est totalement artificiel, car il mêle trois catégories de personnes qui vivent en France :

· Les immigrés dont le solde migratoire pour la France est positif de 140 000 (235 000 entrées en 2013 pour 95 000 sorties).
· Les personnes nées en France dont le solde migratoire est négatif. En effet, 120 000 quittent la France (77 000 entrées en 2013 contre 197 000 sorties) contre seulement 60 000 en 2006.
· Les personnes nées françaises à l’étranger dont le solde migratoire pour la France est positif de 13 000.

Deux tendances évidentes ressortent de ces chiffres : de plus en plus de Français s’expatrient et ils sont numériquement compensés par des étrangers. À ce stade, il s’agit de simples constats. Attention, il n’y a plus de chiffres mesurant précisément le solde migratoire depuis 2013 : il va de soi qu’à la lumière des chiffres de 2016, le phénomène s’accentue.

Le chiffre brandi 33 000 de par M. Apathie ignore ces évolutions sur lesquelles NDA souhaite alerter les Français.

Les chiffres de Libération ignorent carrément les entrées.

3) Quelle est la proportion d’étrangers et de Français dans l’accroissement de la population Française

L’étude INSEE de référence nous apprend que la population française a augmenté de 276 000 en 2013.
Dès lors, il apparaît que dès 2013, la majorité de l’accroissement naturel de notre population était liée à l’immigration.

Nous avons fait le choix par honnêteté intellectuelle de prendre les chiffres de 2013, car il s’agit de la dernière année pour laquelle nous disposons de l’ensemble des chiffres, de sources officielles. Néanmoins nous disposons de quelques données pour 2016, année marquée par une vague migratoire sans commune mesure avec des demandeurs d’asile venant majoritairement de pays comme la Syrie, l’Irak, l’Afghanistan et le Soudan. Ainsi, les chiffres du ministère de l’Intérieur font état de 85 000 demandes d’asile en 2016 contre 66 000 en 2013 (+29%).

En parallèle, la hausse ininterrompue du nombre d’expatriés et la baisse du solde naturel nous démontre que la proportion d’immigrés dans l’accroissement naturel de la population française a vraisemblablement augmenté fortement.

Nos chiffres ne prennent jamais en compte l’immigration illégale. Les non-reconductions de la majorité des déboutés du droit d’asile et l’explosion du nombre de titulaires de l’AME montrent que le nombre de clandestins ne cesse d’augmenter.

Refuser ce simple constat, c’est faire preuve d’un déni de réalité et s’interdire une politique migratoire intelligente, condition préalable à l’harmonie sociale et à l’assimilation.

Telles sont les précisions que nous souhaitions vous apporter.

Fidèlement à vous.

Laurent Jacobelli, porte-parole de la campagne NDA2017, directeur stratégique
 
Olivier Clodong, directeur opérationnel de la campagne 2017

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Primaire de la gauche

Les deux débats de la primaire de la gauche sont passés, ils furent éreintants. Ceux de la droite, annoncée gagnante, avaient été pénibles, ceux de la gauche, quasi certainement absente du second tour de la présidentielle, furent assommants. Des débats de la droite, Jean-Frédéric Poisson avait surgi comme une lumière dans les ténèbres, avec très certainement le même résultat, Jean-Luc Bennhamias est apparu comme le seul non zombifié des candidats de la gauche. Les autres étaient épouvantables. Quoi qu’on pense de lui, il portait quelque chose quand ses concurrents ne portaient à peu près rien.

Passons sur les figurants, Sylvia Pinel, dont le seul charme fut son accent occitan ; Rugy, dont, après deux débats, on ne sait toujours pas ce que cette statue faisait là. Au-delà de ceux-là, Peillon a brillé par son professoralisme exaspérant d’agrégé qui veut se faire passer pour un universitaire. Avec lui, si éloigné du monde réel, on avait l’impression que l’on avait un extra-terrestre sur le plateau. Il est complètement à la masse.

Restent les trois favoris. Valls, en l’absence de les « méchants » (Dieudonné, Soral, les conspirationnistes, les antisémites, les antisionistes, etc.) qu’il apprécie tant de fustiger, a été mortellement creux et n’a brillé que par ses appels du pied aux gens de droite – chasse au cannabis et fermeture des frontières – et aux juifs, en revenant sur ses exploits contre les vilains précités, à voter pour lui. Ce type n’a vraiment aucune envergure. Une marionnette sans la moindre structure, un mioche casse-bonbons de cour de récré.

Si ce matador de bac à sable conserve une chance de passer au deuxième tour, il y rencontrera très certainement Montebourg ou Hamon. Mais le premier a été décevant, perdu entre ses contradictions, trop pédant pour plaire, il devrait être devancé par Benoît Hamon. Celui-ci n’a pas été bon, coincé dans ses logiques partisanes très cloisonnées, il a tout de même présenté un des discours les moins déconstruits de ce clan des sept.

Il est probable que ce soit Hamon qui sorte de la primaire de la gauche. Probable aussi qu’il ne passera pas le premier tour de l’élection présidentielle de 2017.

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Primaire des Décodeurs du Monde de la gauche

Les « Décodeurs » du Monde sont censés être ceux qui rétablissent la vérité où est propagée une erreur. Mais, ils ne font que répéter ce qu’il est politiquement correct de penser face à ce dont ils ont en toute partialité jugé que ça ne l’était pas, la vérité n’ayant aucune importance à leurs yeux.

Suite à l’ennuyeux premier débat de la primaire de la gauche, ils ont donc pondu une petite vidéo pour tacler ce qui a choqué leurs chastes oreilles sur le plateau hier soir. Ils ont ainsi repéré « trois intox ».

Voyons cela !

1°) Selon les fonctionnaires-journalistes du Monde, fonctionnaires puisqu’ils sont largement payés par les impôts des Français, Montebourg a tort de vouloir rétablir les contrôles aux frontières puisque c’est déjà fait depuis novembre 2015. Effectivement, il est vrai qu’il a été déclaré officiellement que ça avait été fait et il y a même eu des reportages avec mises en scène de contrôles aux frontières. Mais, hormis ces moments où les caméras sont présentes, il n’y a quasi aucun contrôle aux frontières, un reportage le constate ici (il en existe beaucoup d’autres) et un automobiliste s’est ici fait filmer passant une frontière où le « contrôle » consistait en tout et pour tout à admirer un panneau de signalisation. L’inexistence de ces contrôles à la frontière est si vraie que, trois mois après l’installation des prétendus contrôles aux frontières françaises, la Belgique a dû en établir de son côté pour empêcher les migrants venant de France d’entrer sur son territoire national. Montebourg 1 – Décodeurs 0.

2°) Jean-Luc Bennhamias apprend sur le plateau que son programme prévoirait la création d’un corps de « vigiles privés ». Or les Décodeurs constatent que le candidat sans cravate ni cheveux annonce bien la création d’un « corps de vigiles de sécurité équipés d’armes non-létales ». Les Décodeurs ont donc raison ? Eh bien non, leur preuve n’en ai pas une. Leur erreur, puisqu’il ne saurait bien entendu s’agir de malveillance, consiste à faire la confusion entre « vigile » et « vigile privé ». Si, dans notre société, les vigiles ne sont d’ordinaire pas des fonctionnaires publics, la définition de vigile n’est pas forcément celle d’un garde exerçant au sein d’une police privée. Les premiers vigiles, dans la Rome antique, étaient d’ailleurs des agents publics. C’est la journaliste, ici, qui semble extrapoler avec les Décodeurs qui suivent à mauvais escient sa déduction contestable (nous ne sommes pas allé vérifier sur le programme du candidat et nous contentons des éléments présentés comme concluants par Le Monde pour conclure… qu’ils ne le sont pas).

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3°) Arnaud Montebourg, encore (décidément, il ne leur plaît pas celui-là !), semble s’être trompé en doublant un chiffre, ce en quoi les Décodeurs ont certainement raison tant celui annoncé par le candidat est disproportionné. Pour autant, je ne sais plus quel candidat a annoncé sur le même plateau un chiffre de 1600€ comme étant le salaire médian. Or lui aussi s’est trompé : ce salaire médian est autour de 1750€ ce que n’ont pas relevé nos chers (largement payés par nos impôts) Décodeurs. Certes, accordons à ces Décodeurs que l’erreur est moins grande que celle commise par Montebourg (leur bête noire) !

Toujours est-il que, si la dernière intox semble bien être une grosse erreur de Montebourg, si la seconde « intox » n’a pas l’air d’en être une mais un secours amené à une consœur-journaliste qui s’est plantée, la première affirmation des Décodeurs est purement de l’intox majuscule : la vérité est que les contrôles aux frontières n’ont effectivement pas été rétablis en France. Mais voilà : prôner ces contrôles, c’est mal, c’est être souverainiste, égoïste, nationaliste, chauvin, xénophobe, raciste, islamophobe, antisémite, c’est être Pétain, nazi, etc. Par conséquent, quoi qu’il dise, on frappe sur celui qui, selon les collaborateurs du Monde, va dans cette direction qui ne peut conduire, ne faisons pas de détail ! qu’à Auschwitz.

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David Hamilton s’en va et toute une époque avec

Le pointeur David Hamilton est mort. Il s’est suicidé suite à la révélation que, outre son statut officiel de photographe « artistique » de très jeunes filles à poil, c’était un violeur de ses gamines à qui il ne sortait pas que l’objectif de son appareil photo.

Ses photos n’étaient pas laides mais elles sur-abusaient de filtres pour donner un genre années 80, un genre kitsch fleur bleue comme étaient ces années ridicules. Ça plaisait aux jeunes filles de bonne famille qui les agrafaient en exemple au-dessus de leur lit et qui, depuis, ont toutes divorcé et vécu les vies de galère qui conviennent, une belle leçon !

Saluons à l’occasion Thierry Ardisson qui n’a pas eu peur de diffamer en dénonçant les méfaits du photographe encensé par les élites. Pas très chrétien pour le coup, Ardisson a fait mieux, il s’est montré un homme. La loi est parfois faite pour être violée, pas les femmes, Ardisson s’est souvenue de cette règle des hommes. Bravo à lui!

C’est drôle : l’imposteur Boulez, faux musicien et vrai fonctionnaire, a cané en début de cette année tandis que les excréments qu’il a commis sous le nom usurpé de « compositions » (lol) ne sont plus joués nulle part. Il est suivi par Hamilton, cet autre ovh-photos-david-hamilton05escroc (mais moins, ce cochon d’Hamilton avait un certain talent à savoir saisir la terreur dans le regard de ses victimes-modèles) de l’art et serviteur de lard, quelques mois plus tard. Que ça continue comme ça ! C’est la fête ! (mais Resnais et Duras ont déjà pris la tangente depuis pas mal de temps…)

J’avoue prendre un certain plaisir à goûter la déchéance minable de ces pédants qui faisaient la leçon et la loi dans le temps maudit qui fut celui d’il y a quarante ans…

 

 

J’ajouterai quelques précisions. Je crains que certains veuillent lire entre mes lignes ce que je n’ai pas écrit. En effet, je n’ai pas de haine pour David Hamilton. Il s’est suicidé et certains se persuadent qu’il aurait même été innocent. Certes, c’est possible, mais franchement peu probable. Qui se suicide parce qu’il ne supporte pas les attaques qui sont portées contre lui est une personne faible, je ne traiterai pas Hamilton de faible. Faible, il l’a plutôt été en ne refrénant pas ses pulsions. Il a préféré ne pas vivre dans le scandale face aux révélations qui ont entaché sa réputation, libre à lui, ça le regarde. Je parle d’Hamilton comme d’un « pointeur », c’est-à-dire d’un violeur, il l’a été, sauf à considérer que toutes celles qui l’accusent sont des menteuses. Je le traite d’escroc dans la mesure où, d’abord, ses photos, plutôt bien en tant que telles, ne méritaient pas, esthétiquement, le succès dément qu’elles ont eu. De ce côté, c’est le public qui est davantage coupable que l’artiste. De ce côté, il est autrement dépassé par des Resnais ou Duras, et complètement innocent par rapport à un Boulez qui, non seulement n’avait aucun talent, mais n’avait non plus aucun public (hormis trois, quatre foldingues). Mais notre photographe était surtout escroc dans la manière de présenter son travail comme exclusivement artistique, ce tandis qu’il abusait sexuellement de certains de ses modèles.

Quoi qu’il en soit, je ne fais que dire ce que David Hamilton a été. Encore une fois, je n’ai pas la moindre haine pour lui. J’ai même de la compassion pour ce pointeur et ne me réjouit pas de sa mort. Il a fauté, nous le faisons tous à notre tour. Il s’est trompé, il a été trompé par une époque sombre. N’a-t-il pas d’abord été, comme beaucoup, un lapin ébloui par les phares de la « Révolution sexuelle » ?…

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Le Havre : il tue sa mère qui l’empêchait de partir au djihad en Syrie

Quand on ne veut pas voir, on ne voit pas.

Il a tué sa mère parce qu’elle ne voulait pas qu’il aille en Syrie jouer à la guerre au nom* d’Allah.

Extrait du site France info :
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Premier point qui devrait sauter aux yeux, mais que l’on ne veut pas voir : et papa ?

Apparemment, y a pas papa… Il semble que la « famille » « L. », ce soit fiston assassin et maman tuée par lui.

Deuzio. Le jeune homme assassin a 25 ans et maman… 62 ! Le seul enfant de cette dame, elle l’a eu, à priori sans père ni frère ni sœur, à 37 ans…

Oui, bien sûr, une femme peut avoir « fait un bébé toute seule », comme dans la chanson, à 37 ans. Ne serait-il pas bien que ce genre de choses ne soit qu’exceptionnel ? Excusez-moi de faire vieux-jeu, mais je pense que oui. Malheureusement, dans ce pays de France postmoderne, ce n’est pas le cas que ce soit exceptionnel d’être fille-mère à des âges qui ne sont guère ceux d’une parturiente.

L’enfant parricide serait suivi pour troubles psys. Rien d’étonnant à cela : c’est le cas d’énormément d’enfants ne grandissant pas entre leur père et leur mère. À ce sujet, Laurent Mucchielli, star de l’extrême droite comme chacun sait, a fait des études éclairantes. Le matricide a par ailleurs, antérieurement, commis des actes de délinquance et n’avait encore échappé que de peu à l’incarcération or, comme c’est bizarre, les 3/4 des prisonniers seraient sujets à des troubles psychiatriques.

Quant à ces troubles psychologiques qui, si l’on s’en réfère aux médias du système, frappent tant de gens qui crient Allah ouakbar, ils touchent aussi environ un Français sur cinq. Près de 20% des Français souffrent de troubles psychiatriques. Autant dire que, si notre assassin est bien un enfant unique de mère célibataire, de plus de condition pauvre vivant dans une minable HLM, petit délinquant par dessus le marché, la probabilité qu’il soit victime de problèmes psychiques est énorme. capture-du-2016-09-13-004135

Alors, les médias ne pourraient-ils pas s’abstenir sagement de taxer de déséquilibritude toute personne ayant commis une agression en invoquant la religion musulmane ? Ça tend quand même un peu à faire passer tous les musulmans pour des fous ! Ce alors qu’il y a une telle proportion de Français qui consultent, ou ont une fois dans leur vie consulté, un psychothérapeute que cette information… n’en est même pas vraiment une. Qui plus est, si le type a étranglé sa mère, on s’en doute un peu qu’il est au minimum un peu fou ! Non ? Peut-être que je me trompe et qu’il y en a qui trouvent tout à fait normal d’étrangler sa mère, allez savoir ! dans notre monde de fous ! Après tout, il y en a bien qui trouvent normal de marier deux hommes ensemble ! Pour ces gens-là, peut-être que tuer sa mère n’est pas un signe de démence ?

La cerise sur le gâteau, c’est que l’assassin de sa mère ne s’appelle pas « M. » ni « F. », son prénom est Nicolas. C’est étrange, les médias qui-pensent-bien avaient promis de ne plus donner en pâture aux zélateurs des zeurléplussombres les prénoms des terroristes : les consonances arabes de ceux-ci semblaient les gêner !… Alors que là, Nicolas, pourquoi se priver ? se sont-ils joyeusement dit.

En fin de compte, les journalistes obéissent à l’injonction de leur confrère Éric Zemmour qui veut que les parents ne donnent que des prénoms du terroir à leurs gamins. Ils complètent juste le vœu de Zemmour en ne publiant dans leurs journaux que ces prénoms-là et interdisant aux meurtriers de s’appeler Mohamed ou Farida. Les prénoms trop musulmans sont interdits de presse : Zemmour l’a désiré, les médias le mettent en œuvre. Moralité (pas sûr que ce soit le terme qui s’impose), si tu t’appelles Moktar et que tu veux ton quart d’heure de célébrité (posthume) en faisant péter une bombe au nom de Mahomet, laisse tomber ! c’est peine perdue : les  journalistes ne veulent pas de ce prénom-là. Alors, pour se faire un nom en tant que terroriste, Moktar devra, conformément la loi Zemmour, commencer par changer son prénom en Michel ou Nicolas qui sont des prénoms bien français, bien politiquement corrects, de terroriste.

Le point positif dans tout ça, c’est que je crois que l’on est tombé si bas que l’on devrait très bientôt toucher le fond.

 

  • « au nom d’Allah » : les dieux ont ceci de pratique que, connaissant leur mutisme, les gens qui en parlent leur font dire n’importe quoi. (Écouter, par exemple, l’islamologue Éric Zemmour.)
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L’islam est-il une religion ? Zemmour dit non.

« L’islam n’est pas une religion. C’est une loi, un droit, une nation », nous dit Éric Zemmour au micro de Boulevard Voltaire.

A-t-on le droit de dire ça ?
– Oui, on doit l’avoir, de même que l’on doit avoir le droit de dire le contraire.

Est-ce vrai ?
– Ça dépend. C’est quand même plutôt non. Non, parce que toute religion (à l’exception peut-être du bouddhisme, du taoïsme et de quelques autres pensées orientales) est une loi, un droit, une nation. Donc, si l’islam est loi-droit-nation, ça ne l’empêche pas d’être une religion. (Le shintoïsme, confession dans laquelle se reconnaissent plus de 80 % des Japonais est la religion qui définit l’Empire du Soleil levant comme nation.) Historiquement, une religion est d’ailleurs ce qui permet de définir une nation, de là en découlent un droit et des lois. C’est notamment valable pour le judaïsme, ce que reconnaît Zemmour dans d’autres interviews et dans l’un de ses romans quand il rappelle que l’islam, même si l’islam est un peu des deux, est davantage un judaïsme popularisé à une grande échelle qu’une suite du christianisme. (En effet, les juifs à pratiquer leur religion sont une infime minorité, environ 500 000 en Israël.)

Notons aussi cette regrettable manie de dire « L » ‘islam, « LE » musulman, « LE » chrétien, etc. Il n’y a pas pas davantage UN islam qu’il n’y a LE chrétien. Du soufi au terroriste takfiriste, il a un monde. Entre un catholique gay (il y en a) et un amish, il y a de même un gouffre.

Dans cet entretien, Zemmour a en revanche tout à fait raison de dénoncer la déliquescence post-chrétienne béni-oui-oui bisounours de la pensée en Occident, pensée travaillée par un droit-de-l’hommisme gaugauchiste qui conduit à une impasse. À ce titre, Alain Juppé est l’archange de cette décadence française.

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reductio ad islamum

Islam et islamisme sont la même chose, nous dit Éric Zemmour.

L’islamophobie, c’est la haine des musulmans, affirme Thomas Guénolé.

Où est-on ? on est en pleine guerre sémantique.

Il y a trop longtemps, Pierre Desproges racontait que Dieu avait divisé l’humanité entre juifs… et (on attend Arabes comme dans une chanson de Philippe Katherine) antisémites.

Derrière la blague de Desproges, il y a une juste appréciation des choses. Effectivement, l’humanité est partagée entre juifs et goys, gentils qui sont antisémites. Car qui n’est pas juif (être juif, c’est croire en la religion juive, toute autre définition, comme l’a démontré Shlomo Sand, ne tient pas la route) rejette la religion juive. Contrairement à ce que l’on entend souvent, la religion juive a longtemps (depuis le IIe siècle avant J.-C. jusqu’au Moyen Âge) été une religion qui convertissait et il est encore possible de se faire juif en se convertissant au judaïsme. Donc oui, il y a ceux qui sont juifs et ceux qui ne veulent pas l’être par antisémitisme, comme s’en amusait Pierre Desproges.

Antisémite est un mot sur lequel il convient de s’arrêter un instant. Il court l’idée que ce terme aurait été créé, par ceux qui les défendent, pour désigner ceux qui stigmatisent les juifs. Il n’en est rien, c’est même le contraire. Le terme « antisémite » a été fabriqué de toute pièce au XIXe siècle par un Allemand qui détestait les juifs. Par ce antisémite qu’il se revendiquait d’être en invitant tous les non-juifs à devenir antisémites, il cherchait à rapprocher les juifs des Sémites : il traitait les juifs d’Arabes. Les juifs d’Allemagne qu’il qualifiait ainsi péjorativement d’Arabes étaient pourtant en grande majorité des Ashkénazes, c’est-à-dire, ainsi que le démontre l’historien israélien déjà cité, des populations qui ne venaient pas du monde arabe et sémite mais du royaume khazar, entre Mer Noire et Mer Caspienne. L’académicien juif Maurice Druon pouvait ainsi se revendiquer descendant des Khazars. Aujourd’hui, le terme « antisémite » a étrangement bougé de sens et les organisations qui l’utilisent visent à défendre les juifs. Succès assez répugnant de ce mot inventé pour insulter les juifs que reprennent les associations et les textes législatifs qui veulent protéger les juifs !

On va objecter que « juif » peut qualifier une culture et non pas seulement une religion : on fête Hanoucca et on fait sa Bar Mitzvah mais on ne croit pourtant pas à ce qui est écrit dans la Torah. Oui mais… Cette différence entre culture et religion est relativement moderne ; elle a quelques siècles mais est contraire à la pratique religieuse dans le temps long. Jusqu’à l’Empire romain, culture et religion sont une même chose : un Égyptien est celui qui croit dans les dieux de l’Égypte, un Gaulois celui qui croit en Bélénos, un Grec celui qui croit dans le panthéon grec, Socrate ayant d’ailleurs été condamné à mort parce qu’il était accusé de ne pas croire dans les dieux de la cité athénienne. Ce fait n’est pas propre à l’Antiquité. Même si les religions du Livre (judaïsme, christianismes, islam) ont promu le prosélytisme et que les États ont dû, petit à petit, accepter une certaine forme de tolérance en leur sein, jusqu’au XIXe siècle, un État se définit par sa religion. l’Autriche-Hongrie est catholique, l’Empire ottoman musulman, la Russie orthodoxe, l’Allemagne est multi-confessionnelle… mais elle n’existe pas encore. Quant à la France, elle est catholique malgré de petites minorités protestante et juive.

Éric Zemmour lance qu’une France musulmane ne serait plus la France. Il a mille fois raison. En fait, la France est catholique, point à la ligne. Heureusement pour moi qui rejette la religion catholique, la France tolère d’autres croyances sur son sol. Il n’empêche que la France existe depuis le 25 décembre 498, jour où le roi des Francs – populations germaniques ayant envahi la Gaule romaine – se fait baptiser chrétien à Reims. Par cet acte, les Francs, qui avaient pris le pouvoir politique dans le pays, renoncent à leurs dieux en adoptant la religion chrétienne pratiquée par les habitants de ce sol conquis. La France est née d’un genre d’accord diplomatique disant : « Moi, roi des Francs, je prend le pouvoir sur vous, Gallo-Romains ; en échange, je fais de votre religion la mienne et celle de mon royaume. » Or, le mot France renvoie aux Francs et à la conversion de leur roi, Clovis, au catholicisme. Dès lors, une France qui ne serait pas catholique, à fortiori une France musulmane, ne serait plus la France, ce serait autre chose. On peut revenir là à la définition du général de Gaulle du peuple français, « européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne » qui avait été assez mal reprise par Nadine Morano. On ne peut nier qu’être français, comme le dit Robert Ménard, c’est « aussi être blanc et catholique », ce en quoi il ne dit bien sûr pas que qui serait noir et bouddhiste ne serait pas français, mais qu’être blanc et catholique fait partie de l’héritage de la France pour les hommes de toutes races et croyances qui y demeurent. Et finalement, moi qui ne suis pas catho – Causeur, journal pourtant pas très catholique, dirait Georges Frêche, avait publié un test le prouvant –, je le suis quand même pas mal, comme beaucoup de musulmans et d’athées, ne serait-ce qu’en manifestant du respect pour les églises et Jeanne d’Arc et en fêtant Noël, cette fête des enfants français de toutes couleurs.

Aussi, quand Thomas Guénolé, s’appuyant sur le dico, affirme que l’islamophobie est la haine de l’islam et des musulmans, il a raison… et tort. Une phobie est une peur, de là, beaucoup, tels Véronique Genest, contrairement au dictionnaire de Guénolé, se disent islamophobes pour signifier qu’ils ont peur de l’islamisation autour d’eux. Ce second sens, outre qu’il respecte l’étymologie, a l’avantage de donner une valeur au mot islamophobe qui, sinon, n’en a aucune. En effet, comme l’a prouvé Pierre Desproges, est antisémite qui n’est pas de confession juive. De même, qui n’est pas de religion musulmane est islamophobe selon M. Guénolé et son dictionnaire. Car qui n’est pas musulman, sauf s’il les ignore, n’aime pas les préceptes de la religion de Mahomet ; selon la définition qu’il promeut lui-même, M. Guénolé le premier est donc islamophobe. Car celui qui dit qu’il aime l’islam et ne se fait pas musulman est un jean-foutre ; si l’on aime une religion, on s’y convertit, sinon, c’est qu’on ne l’aime pas. Point-barre. Nous devons donc légitimer les propos d’Élisabeth Badinter disant que l’on a le droit d’être islamophobe ! A-t-on raison ou tort d’être islamophobe en ayant peur de l’islam ? c’est un autre problème. Le fait qu’il y ait des gens qui ont une haine de l’islam et des musulmans, ce que je regrette, est encore un autre problème. Ne mélangeons pas tout ! Pour ma part, je ne suis pas musulman ni ne suis allergique à l’islam comme le sont malheureusement beaucoup qui confondent le voile sur la tête d’une étudiante avec le Bataclan.

De même que Thomas Guénolé, quand Zemmour dit qu’islam et islamisme sont la même chose, il a raison… et tort. Sa démonstration sémantique est juste, les deux mots, islam et islamisme, ayant signifié la même chose ; pourtant, il se trouve que les deux termes permettent de faire des nuances entre la religion, l’islam, et certaines manifestations envahissantes de l’islam, l’islamisme. On a besoin, d’autant plus sur des réseaux sociaux quand on gazouille sur Touitteur en seulement 140 signes, de ces nuances pour donner sens aux propos que l’on tient. Ne tombons pas dans le reductio ad islamum !

En résumé, concluons que MM. Guénolé et Zemmour font en fait la même erreur en voulant réduire un mot à une seule acception. Les termes sont par nature polysémiques, leur sens évoluant très largement dans le temps (lire l’essai de Francis Dupuis-Déri sur le passage du terme « démocratie » de péjoratif à mélioratif, lire le livre de Jean-Claude Michéa sur le renversement des termes « socialiste » et « gauche »), n’écrasons pas les mots pour n’en plus faire que ce que l’on a envie de les entendre dire. Essayons de préciser au mieux nos pensées et ne nous faisons pas des petits ayatollahs du vocabulaire !

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